Le 22 juillet 2019

23 juillet : Jour de Libération du contribuable 2019

jour libération fiscale
En 2019, les Français auront travaillé pour l’État du 1er janvier au 22 juillet au soir. Ce n’est que le 23 juillet seulement qu’ils pourront enfin commencer à travailler pour eux-mêmes.

Selon les calculs effectués par Contribuables Associés à partir des données de l’Organisation de coopération et de céveloppement économique (OCDE), le ratio entre les dépenses publiques (État, collectivités territoriales, Sécurité sociale, Union européenne) et les richesses créées en France (le PIB, Produit intérieur brut) est de 55,6% en 2019, ce qui signifie que l’administration publique absorbe plus de la moitié de la richesse produite en France.

Cette date symbolique intervient, cette année, 8 jours plus tard qu’il y a 10 ans. En 2009, la France accusait déjà 23 jours de retard sur la moyenne des pays européens. Et la situation s’est encore aggravée: c’est 32 jours de retard en 2019. 32 jours de plus que nos voisins à payer des impôts…

Au total, les Français auront donné 203 jours de leur année pour financer les dépenses publiques.

Sur chaque euro que vous avez gagné, 55,6 centimes sont prélevés par le fisc. Il vous en reste donc moins de la moitié. 55,6 % de votre argent, c’est 55,6 % du fruit de votre travail, de votre capital, de votre patrimoine.

Ce qui signifie que, du 1er janvier au 22 juillet inclus, soit 203 jours sur 365, nous avons travaillé exclusivement pour financer les dépenses courantes et somptuaires de l’État et du secteur public. Ce n’est que depuis le 23 juillet que nous sommes enfin libérés de la corvée.

Pour en savoir plus, téléchargez gratuitement notre triptyque « Le Jour de libération des contribuables 2019» via le module de téléchargement à droite de votre écran.

 

Le grand fossé  : Allemagne 1 – France 0

En 1995, la France et l’Allemagne avaient un niveau de dépenses publiques quasi identique. 25 ans plus tard, nos voisins allemands ont su réduire la voilure, tandis que la France n’a pas cessé de dépenser toujours plus. Et pour autant, notre pays ne se porte pas mieux sur les plans économique et social…

En 2018, et alors qu’elle compte 15 millions d’habitants de moins, la France a dépensé 216 milliards d’euros de plus que l’Allemagne. C’est une dépense publique supplémentaire de 3 224 euros par Français, financée par les impôts, les déficits et la dette publique.

Pour en savoir plus, téléchargez gratuitement notre triptyque « Le racket des automobilistes » via le module de téléchargement à droite de votre écran.

 

Illustration de Une : © Sylverarts Vectors – Shutterstock

 

 

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Par reiller, le 31/08/19 à 14:07

Problème démocratique.
Au nom de la séparation des pouvoirs ,l’exécutif refuse au pouvoir législatif de discuter l’organisation et le fonctionnement des services de l’état. Je comprends bien que c’est à l’exécutif de manager les services et à lui seul. Mais cela veut il dire que le peuple ,qui dispose du pouvoir législatif ,n’a rien à dire sur le fonctionnement des organismes publics? Ce serait curieux, et contraire aux grands principes des droits de l’homme: les citoyens doivent pouvoir constater, et contester, la manière dont leurs impôts sont utilisés.

Cette difficulté bien de chez nous, vient du fait que nous ne savons pas faire la différence entre politiques, syndicalistes ,et fonctionnaires (plus exactement agents de l’état). Il est curieux de constater à quel point les agents de l’état sont le management de l’état français; et notre refus obstiné de voir que cette organisation ne fonctionne pas! Et quand l’exécutif discute avec les syndicats , il se concerte avec lui même, dans l’ancien monde pour se définir des avantages,… dans le nouveau pour revenir sur ces avantages acquis?!

Par reiller, le 28/08/19 à 08:50

Bureaucratie .
« Etat profond » dans le discours présidentiel?
Mais alors pourquoi l’état est il si faible vis à vis de ses salariés, et si raide vis à vis de nos élus parlementaires??

Par reiller, le 25/08/19 à 11:43

60 Milliards d’€ par an ,
c’est le coût des doublons administratifs selon l’iFRAP (Société Civile n° 203). Ce sont des salaires ,du matériel de bureaux et des locaux. Economiser cette dépense inutile , serait augmenter le chômage français ,me direz vous; mais qui croit néfaste de troquer ces emplois inutiles ou pire, contre des emplois productifs??
Et puis dans un pays où le logement est si cher, libérer tous ces bureaux serait une bénédiction!

21 Milliards d’€ par an ,
c’est l’économie que l’on pourrait faire en ramenant le coût de distribution des aides sociales à la moyenne européenne. (Société Civile n°202). En fait beaucoup plus puisque le raisonnement est fondé sur un pourcentage (6% de frais en France ,contre 3% moyenne européenne) ,alors que le bon critère est le coût de distribution par allocataire.

2 Milliard d’€ par an,
c’est l’économie que l’on pourrait faire en revenant sur la séparation , spécialité française, entre l’ordonnateur et le payeur, nous dit le maire de Sauveterre de Guyenne (Société Civile n° 202). ce qui revient à supprimer les Trésoreries locales , comme on l’a déjà fait au niveau national.

ETC….

Et pendant ce temps là, l’assemblée ,qui parait il nous représente , dit ne pas avoir les sous (!!) pour faire étudier ce gâchis et y proposer remède ;et l’exécutif lui refuse au nom de la séparation des pouvoirs l’accès à l’information nécessaire (je ne savais pas que l’exécutif et le bureaucratique ne faisait qu’un dans notre constitution!).

La réalité vraie est que la bureaucratie fait ,dans ce pays, mieux que bien se défendre …aux frais des contribuables.

Par jamas, le 23/07/19 à 09:11

Petit point d’exégèse :
-Les français auront donné 203 jours de leur année pour financer les dépenses publiques-.
Le ratio 203/365 = 55,6% du PIB inclut apparemment les dettes publiques contractées pour alimenter les dépenses publiques de l’année considérée…dettes pour lesquelles nous n’avons pas encore travaillé au remboursement. Ni nous ni nos enfants et petits enfants !
Par exemple l’état a en gros un budget de 350 milliards €. annuel, pour des recettes de 280 à la louche. le delta (70 milliards €.), ce sont des crédits. C’est dans le futur qu’il faudra travailler pour rembourser ces crédits.

    Par reiller, le 23/07/19 à 10:12

    @ Jamas.
    J’avais en tête ce « détail » de la dette en écrivant ma réserve, mais aussi par exemple l’électricité, monopole étatique, donc dépense publique en France; les transports sur rail, aussi, etc….Le monde est plein de zones grises! Mais ne jetons pas le chiffre de 56% aux orties, il dit quand même quelque chose.

      Par jamas, le 23/07/19 à 10:53

      @ reiller
      les 56% sont en effet très évocateur. Evocateur de la frénésie publique à vouloir être partout, chapeauter tout, intervenir partout. Et en plus en gonflant nos dettes publiques. Car les ressources de l’année n’y suffisent pas. Ca, c’est en fait le drame du drame.
      Plus on a monté le taux d’interventionnisme du public pour atteindre 56% sur PIB, et plus nos dettes publiques ont monté parallèlement de manière complètement inconsciente.
      Et les 2 sont pour moi liés. On aurait eu un secteur public moins envahissant qu’on n’aurait pas ces dettes démentielles. Car le privé, lui, sait mieux suivre ses finances de près que le public, c’est évident.
      Si le privé dérape, on liquide la boite dans les 5 ans qui suivent !

        Par reiller, le 23/07/19 à 15:06

        @ Jamas.
        C’est un problème très compliqué, parce notre culture économique et démocratique est minable.

        Dites aux français que le nucléaire peut être exploité par des entreprises privées, ils ne vous croiront pas! Et pourtant. Quand on a privatisé France télécom, réputé impossible aussi ,cela s’est fait. Et quand l’état met aux enchères les fréquences cela ne choque personne; mais qu’il ne privatise pas la ligne Paris Lyon! Ni les boutiques hors douanes des aéroports.
        Il y a les syndicats qui entretiennent soigneusement l’idée fausse que seul l’état peut; et que seul l’état est honnête ; mais nos élus sont réputés pourris, les syndicats aussi!

        Et vous avez totalement raison la seule différence entre gestion par l’état et gestion privée est que la première peut être déficitaire, alors que la seconde ne le peut pas longtemps. Tous les débats idéologiques sur le sujet sont du vent à coté de cette évidence,puisque les hommes sont les mêmes dans les deux types de structures.
        Mais je rajoute le monopole. Lorsque le privé devient monopolistique il supplante l’état. Le pouvoir est alors aux mains de quelque uns, et cela ne va plus du tout. Avec la mondialisation les grosses entreprises multinationales ont tendance à prendre la place de leur état national d’où un vrai problème actuel.
        Cela dit le monopole d’état, n’est pas une bonne solution non plus

          Par jamas, le 24/07/19 à 07:50

          @ reiller,
          Nous sommes d’accord. Le monopole privé (ou les ententes type cartel) est à proscrire et est proscrit en principe (cf USA avec la loi anti trust). Je ne comprends pas par exemple que les grandes banques privées puissent grossir au point de devenir un péril systémique.
          Pour l’état, difficile d’obérer la position monopolistique pour ses fonctions essentielles (justice, police, défense, affaires étrangères, santé de base, environnement de base, mettons encore au mieux éducation de base si le privé ou les parents défaillent (NB : mais éducation n’est pas forcément scolarisation) + là où les domaines dans lesquels le privé est absent ou défaillant, et puis ça doit s’arrêter là.
          1989 a vu de fait la chute du mur de Berlin et le primat de la société libérale sur la société collectiviste.
          C’est ainsi. c’est la leçon de l’histoire, des faits, et des peuples. Même en Chine, pays socialiste hyper corseté, la société libérale a pris le pas.
          Nous avons chez nous une société dite libérale, mais est elle tellement libérale avec des dépenses publiques dépassant les dépenses privées du pays (56% PIB coté public, 44% PIB coté privé) ? Et notre mille-feuilles administratif, notamment constitué de collectivités locales et de structures et sociétés parapubliques, n’y arrange rien.
          Pour entretenir ce système collectiviste qui ne dit pas son nom, on met les impôts au maxi, et comme ça n’y suffit pas, on gonfle démentiellement et inconsciemment les dettes publiques pour abonder les budgets publics au point d’atteindre un niveau in-remboursable avant 50 à 100 ans.
          J’enfonce peut-être là des portes ouvertes, mais c’est à ressasser, si on veut un jour que la prise de conscience profonde se fasse au niveau du grand public.
          Soyons malgré tout positifs, l’opinion publique peut évoluer très rapidement. Regardez son évolution sur les avantages indus des élus, ou sur le diesel, ou sur le réchauffement climatique. En ces 3 domaines, l’opinion s’est retournée ; ce qui était très entendu et admis il y a 5 ans, maximum 10 ans en arrière, devient quasiment intolérable aujourd’hui.
          F. de Rugy en fait l’amère expérience, le Diesel va être banni en ville, et Cl. allègre n’a pas de successeur.

Par reiller, le 22/07/19 à 16:51

On ne peut écrire « l’administration publique absorbe plus de la moitié de la richesse produite… »: l’administration n’absorbe que ses frais de fonctionnement ,qui sont considérables, et anormaux; mais pour les critiquer ,et les réduire ,il faudrait les identifier!
Par contre dire que la dépense contrainte par l’état est de 56% du PIB serait plus exact, et à mon avis sous évalué.

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