Y a-t-il une bonne et une mauvaise dette ?
Publication du 28 ème Rendez vous Parlementaire du Contribuable présidé par Présidé par Lionel Tardy, député UMP de Haute Savoie.
Bonne ou mauvaise, la dette ? La mauvaise empoisonne nos finances publiques.
Lionel Tardy, député UMP de Haute-Savoie et chef d’entreprise, souligne que la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui représente 7 milliards d’économie sur trois ans, est bien loin du compte : 115 milliards de déficit public sont prévus dans le projet de loi de finance 2010. Il appelle à une plus forte mobilisation des députés pour remplir leur mission d’évaluation et de contrôle de la dépense publique.
Michel Brulé, cofondateur de l’institut BVA, fait état de sondages Ifop-Le Cri édifiants : 83% des Français sont inquiets du déficit et de la dette publics ; 90% pensent que la priorité, en ces temps de crise, est de diminuer la dépense publique ; 60% critiquent le Grand Emprunt.
Un État peut faire faillite, en particulier le nôtre, explique Philippe Herlin, chercheur en finance.
La dette publique est un risque majeur : si la France venait à perdre la confiance des marchés internationaux, elle serait en faillite parce que les 2/3 de sa dette publique sont détenus par des non-résidents. Réduire rapidement son surendettement est vital pour elle.
Valentin Petchankin, chercheur à l’institut économique Molinari, montre que c’est possible : le Canada l’a fait. Tout comme la France, ce pays s’enfonçait depuis les années 70 dans un surendettement qui atteignit 102% en 1995-96. Il prit alors le taureau par les cornes, ramenant sa dette à 68% en 2008. Les dirigeants ayant mis en place cette politique d’austérité ont été réélus… Certes, la crise a fait repartir à la hausse l’endettement du Canada, mais, pour l’affronter ce pays reste en meilleure position que la France.







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