Le 17 juillet 2018

En 2018, nous sommes libérés le 23 juillet du poids de la dépense publique !

jlf_web
En 2018, nous aurons trimé 204 jours pour financer les dépenses publiques ! A compter de la date symbolique du 23 juillet, nous pourrons enfin profiter de notre labeur.

Selon les calculs effectués par l’association Contribuables Associés à partir des données de l’OCDE, le ratio entre les dépenses publiques (État, collectivités territoriales, sécurité sociale, Union européenne) et les richesses créées en France (le Produit intérieur brut) est de 55,9% en 2018, ce qui signifie que l’administration publique absorbe plus de la moitié de la richesse produite en France.

Sur chaque euro que nous gagnons, la dépense publique en dévore 56 centimes : l’État vous fait les poches et vous prend plus de la moitié de votre argent.

Rapporté au calendrier de l’année, cet indicateur symbolique permet de savoir que les Français ont travaillé 204 jours pour financer les dépenses de l’administration publique, nous serons donc symboliquement libérés le 23 juillet. 

La France est encore cette année la triste « championne » des pays de l’OCDE pour le poids de sa dépense publique, devant la Finlande (52,6% du PIB dépensés pour la sphère publique), la Belgique  (51,6 % du PIB dépensés pour la sphère publique) et le Danemark (51,5% du PIB dépensés pour la sphère publique).

En moyenne, les contribuables de la zone euro fêtent leur libération le 19 juin, plus d’un mois avant les contribuables français.

Pour en savoir plus téléchargez gratuitement notre dépliant d’information « Jour de libération des contribuables » via le module de téléchargement à droite de votre écran.

jour_liberation_contribuables_2018

 

 

Cet article est taggé dans:

Par jamas, le 19/07/18 à 11:24

La sphère publique qui occupe plus de 50 % des dépenses courantes du pays (en gros le PIB), c’est un pays sous contrôle public omniprésent. Ca veut dire que dès qu’on engage une action monnayée (et aujourd’hui tout quasiment est monnayé) , la puissance public est un passage obligé, et une rémunération obligée à la clé. C’est finalement une atteinte à la liberté de libre échange entre les individus. On n’est certes pas en pays collectiviste mais il y a de ça quand même.
Le président de la république veut faire redescendre le ratio à 52 % en fin de mandat.
Ca, ça va être comme les 120 milliards €. d’économie sur les budgets de l’état en 5 ans : impossible à tenir. Car il n’y a aucun discours pédagogique fort lancé là dessus pour le moment, à moins de quatre ans de l’échéance.
Et même si on y arrivait, ça ne voudrait pas dire pour autant que nos dettes publiques diminueraient à l’horizon 2022. Car le véritable chiffre-clé de notre situation publique est celui-là : notre stock de dettes publiques. Qui gonfle, qui gonfle, qui gonfle !

Par reiller, le 19/07/18 à 15:50

à Jamas.
Que vous avez raison!
Et pour en rester à l’actualité ,voyez l’étendue formidable de la SNCF qui n’est pas du tout le machin à faire rouler les trains français que tout le monde croit. Mais aussi la limitation de vitesse tombée du ciel, ou l’interdiction des portables à l’école ,non moins tombée du ciel étatique, etc…..S’agissant des déficits celui de notre commerce extérieur se creuse encore, ce qui n’est vraiment pas bon du tout.

Quand au futur ,je ne puis que constater comme tous, l’abîme qui sépare les discours présidentiels, de la réalité de ses réformes claironnées à chaque occasion. Pourtant s’il veut être réélu il va bien falloir un peu de concret….l’auto satisfaction risque de ne pas suffire.

Par reiller, le 21/07/18 à 08:30

Retour sur la SNCF, pour exemple.
Comment voulez vous que nos dépenses publiques soient raisonnables ? Nous finançons à hauteur au moins de 18 Mds par an (14,7 de subventions, 3,3 de dette annuelle) une entreprise mondiale en déficit permanent. Ce n’est pas « un pognon de dingue pour un mauvis résultat », c’est jeter l’argent par les fenêtres tout simplement. Et j’ai entendu un député LREM soutenir qu’il faut continuer à soutenir une entreprise en expansion mondiale….c’est du Trump!

    Par jamas, le 21/07/18 à 11:21

    @reiller,
    Il y a bien longtemps que je pense que nos dépenses publiques n’ont rien à voir avec le raisonnable. On est même dans le contre exemple parfait de ce qui devrait être de l’ordre du raisonnable, de l’ordre du comportement sérieux et responsable. On est dans 40 ans d’irraison, d’irresponsabilité.
    Et avec la SNCF on est quasiment dans le scandale d’état. On pompe l’argent public à foison sans jamais estimer l’ampleur du fameux service public rendu en face. Aucune étude, aucun calcul à ce sujet. L’argumentaire consiste à dire que la SNCF est un service public et point à la ligne. C’est court. Et aussi, aucune étude comparative tous aspects confondus avec son grand concurrent : la route.
    Il y a des syndicats du rail, il n’y a pas de syndicats de la route.

Par reiller, le 21/07/18 à 20:14

@ Jamas.
Surtout ne croyez pas que les EPICs sont managés par le politique : ce sont des détails à coté des vrais problèmes politiques qui consistent toujours à savoir comment être réélu. Qui siège au conseil d’administration de ces EPICs? Ce sont des hauts fonctionnaires de Bercy au seuil de la retraite,qui ne sont pas parvenus à monter au sommet de la pyramide . Les chefs ne se penchent sur ces dossiers que s’il y a un vrai problème à risque politique, ou pour s’en servir d’outil à leur disposition (construire une ligne TGV, ou une centrale,…qui servent leur politique).
Et si vous y réfléchissez posément ça ne peut pas être autrement. La lettre de mission des directeurs nommés est « pas de vagues » ,c’est d’ailleurs ce qui a été dit à M. Pepy par le président précédent. L’actuel président a une politique différente, mais c’est vraiment une exception historique! Exception relative , car contrairement à ses promesses électorales, les directions n’ont pas été changées avec cette fois ci une vraie lettre de mission, …et un suivi de l’action (là je délire!).

Coté administration, c’est sans doute la même chose, mais je n’ai pas d’expérience personnelle.

    Par jamas, le 22/07/18 à 10:34

    @ reiller,
    Oui certainement, les politiciens ne contrôlent pas tout. J’ai écrit dans un post passé qu’il faudrait certainement un jour faire l’analyse des responsabilités incombant à la haute fonction publique dans le drame de nos dettes publiques. C.A. a fait une publication à ce sujet.
    Mais la haute fonction publique n’est pas sous les feux de la rampe médiatique, ou très peu.
    Tant que l’opinion publique se contente de pain et de jeux comme avec la coupe du monde de foot, la haute fonction publique a encore de beaux jours devant elle.
    A coups de 15 ou 20 000 €. unitaires crédités chaque mois au compte en banque personnel pour elle … et à coups de centaines de milliards €. de trou financier à éponger pour nous.

Par reiller, le 22/07/18 à 14:17

@ Jamas.
C’est pour cela que je milite pour un vrai audit de ces organisations, une à une, par nos élus, sur le modèle de ce qui se fait en Angleterre ,donc public. La Cours des Comptes faisant déjà une partie du travail, il suffirait que nos élus fassent le reste. Personne n’en veut!
Il est facile de comprendre pourquoi nos élus préfèrent le cirque parlementaire, ou l’absentéisme; moins pourquoi C.A. fait de même…
Par contre très difficile pour moi de comprendre pourquoi dans ce pays personne ne veut définir de limites à l’expansion de l’état, et de ses services dits publics; comme si le PCF avait encore le poids qu’il avait en 1945. Encore qu’il est bien plus reposant de gloser éternellement d’équilibre des pouvoirs, plutôt que de mettre les mains dans le cambouis administratif: le pouvoir n’est usant que si l’on s’en sert!

    Par jamas, le 23/07/18 à 12:34

    @ reiller,
    D’accord pour de vrais audits comme vous dites.
    Pour cela, il faut des mécanismes de contrôles publics adaptés : structurés et indépendants tant que faire se peut.
    Et il faut aussi des élus ou responsables qui aient conscience de leur rôle public qui est de ne pas se permettre tous les petits travers insidieux et planqués dans tous les coins utilisés par les roués du système.
    Sans connaître le détail de tout ça, je pense que c’est plus au niveau du comportement vertueux (ou non vertueux !!) des élus ou fonctionnaires du public que cela pêche qu’au niveau de nos institutions et réglements.
    Dans ma pratique professionnelle, j’ai eu l’occasion de me rendre compte que c’était bien souvent le comportement des responsables publics qui pêchaient que l’insuffisance de nos institutions.
    La loi n’est pas si souvent mal faite. Inutile de la revoir à tout bout de champ. C’est l’utilisation que l’on en fait qui est bien plus à pointer du doigt.

Par reiller, le 26/07/18 à 15:11

@ Jamas.
La loi est une chose; la gestion courante des organisations en est une autre: vous avez raison. Les deux peuvent se confondre si pour le moindre geste il faut une loi, mais alors on est dans le domaine de la rigidité cadavérique.
Rentrant de trois jours en montagne ,je lis ceci:
Paluel 2 va rediverger après 3 ans d’arrêt, pour cause de révision décennale!
L’EPR de Flamanville est retardé d’un an encore pour cause de soudures défectueuses sur la partie secondaire de l’installation (en acier noir ordinaire); son coût passe à 11 Mds. De ce fait l’arrêt définitif de Fessenheim est reporté, l’action EDF monte un peu….

Tout cela est de mon point de vue totalement anormal, et devrait provoquer le réveil des politiques tant les conséquences financières en sont importantes pour tous les français (il faudra bien payer tout ce non fonctionnement des investissements faits) . Rien ne se passe pourtant ; pour qu’il y ait une réaction il faudrait visiblement que la presse en fasse un scandale, et agisse en contre pouvoir( ce qu’elle ne fera que si une personne peut servir de bouc émissaire).
J’en déduis donc qu’il faut modifier notre organisation actuelle pour que nos députés agissent en contre pouvoir, ce qui n’est pas du domaine de la loi, mais du mode de fonctionnement de notre assemblée nationale. Laquelle fait actuellement grève pour protester contre un garde du corps monté trop vite au Capitole: elle préfère la théâtre à l’action. Il y a bien une cause à cela, qu’il faut supprimer.

Par reiller, le 27/07/18 à 15:00

Retour sur notre désordre institutionnel.

La justice s’est enfin saisie de deux dossiers sur trois: le garde du corps Rambo, les manifestants lanceurs de projectiles (pourquoi si longtemps après??), mais ne cherche pas à savoir quel fonctionnaire aurait dû la saisir (article 40).

Chaque assemblée a lancé sa commission d’enquête; ce qui fait beaucoup, une aurait suffit, non?
Une remarque au passage :dans une commission chargée d’établir les faits la majorité ne devrait pas être présente, ou juste minoritaire: sinon , on lave son linge sale en famille.

L’administration a aussi lancé sa procédure; ne fait elle donc pas confiance dans la justice?
Et puis, après ne pas avoir sanctionné immédiatement, ce qu’elle doit faire, au moins pour le message interne aux divers services concernés, et attendu deux longs mois…. ça sent le replâtrage.

Et au final personne ne trouve curieux que le Président n’ait pas su se constituer un cabinet fiable et efficace: décidément nos administrations sont impénétrables pour le politique! Au point pour le président de ne pas avoir pu intégrer son garde du corps préféré dans l’équipe dont c’est le rôle officiel?

    Par jamas, le 28/07/18 à 11:57

    Et au final combien tout ça, ces commissions d’enquêtes et ces passe-droits et police parallèle aussi vont ils coûter au contribuable ?
    Le pauvre contribuable qui doit payer les facéties de ces messieurs du pouvoir, qu’il soit exécutif ou législatif, va encore devoir éponger toutes ces légèretés.
    Et les députés et sénateurs vont en profiter pour retarder, voire annuler, ce qui serait le comble, la diminution du nombre de leurs coreligionnaires à 600 et quelques au lieu des 925 actuellement.
    Quand il s’agit de faire front pour ne pas valider des budgets publics en perpétuels déficits depuis plus de 40 ans, à coups de dizaines de milliards €., ils sont nettement moins allants que quand il s’agit de de se montrer dans des commissions publiques pou pointer du doigt un travers malencontreux, voire un embryon de passe-droit.

Par reiller, le 28/07/18 à 14:19

@ Jamas.
Ils ne peuvent « être allants  » comme vous dites puisqu’ils ne maitrisent rien, même pas leurs propres affaires.
Et personne ne leur serait reconnaissant de faire réellement le travail, c’est cela le pire: tout le système est fait pour ne surtout pas valoriser ceux qui font encore des efforts de productivité.Notre éducation nationale est typique de ce point de vue: il y a des établissements qui sont excellents en zone difficile, jamais personne n’en parle, ni ne les encourage, ce serait faire injure aux autres!

Nouvel incident à la SNCF , qui explique que ses alimentations électriques sont doublées et que la faute est coté RTE. Les ministres vont enquêter. Mais sur quoi? Il est complètement idiot d’alimenter deux circuits sur le même transformateur, c’est tout. Et maintenant que deux ministres se sont substitués aux vrais responsables techniques, Il n’y a plus de responsable, que des dépenses plus ou moins utiles à payer par la vache à lait nationale. Cacher ce gâchis dans une augmentation de tarif est si facile…

    Par jamas, le 31/07/18 à 11:04

    @ reiller,
    Le rail est fait pour des pays à forte concentration citadine, des mégapoles dans l’idéal à un million d’habitants mini (exemple emblématique : le japon, … ou l’Allemagne). Et ça, ça n’est pas la spécificité française.
    Pour un pays resté somme toute assez fortement campagnard comme la France, la rentabilité des liaisons ferroviaires est plus qu’aléatoire vu les couts d’investissements exponentiels.
    Sauf à compenser par le fret peut-être, et encore. Car en bout de chaine il faut la route pour arriver jusqu’à destination. Les entreprises ne peuvent pas pour leur majorité se situer à proximité immédiate d’une gare de transit.

      Par reiller, le 03/08/18 à 16:25

      Notre problème ,hors de l’Ile de France, n’est que d’entretenir ce qui existe: le réseau ferré existant est dense. Mais nous ne pouvons plus le faire tant nos finances sont délabrées: il faut donc s’attendre à un manque d’entretien de plus en plus criant de tout ce qui est public (écoles, rail ,routes,…)

      Et puis lorsque l’état » investit », c’est curieusement la masse salariale qui monte le plus! l’argument du chômage qu’il faut réduire ,ou contenir, étant toujours là pour justifier plus d’ effectifs publics; plus bien sûr notre préférence pour les agents publics que M. Mélenchon exprime tout à fait clairement (ceux là ont passé un concours, sont purs, et ne pensent qu’à notre bonheur!); et bien des faits indiquent une perte de compétence dramatique de nos services publics au plus haut niveau: c’était à la SNCF de définir son besoin technique en alimentation électrique, et quand j’entends la ministre de la justice dire que l’on a réceptionné une prison non conforme au contrat je sursaute, mais je suis le seul semble t il…..

        Par jamas, le 03/08/18 à 17:55

        Vous avez raison il y a certainement pas mal de gabegie dans les contrats publics.
        -D’une part parce que les élus ont plus la folie des grandeurs que la rigueur des soucis subalternes (hôtels de ville, de département, de région, pompeux, halls d’accueil et de déambulation surfaits, couloirs surdimensionnés, bureaux bien chauffés même pendant les vacances d’hiver, interventions administratives dans tout ce qui bouge et qui n’est pas du régalien ou de l’administratif pur sucre : l’économie à tous les étages, la culture à tous les étages, la communication, les médias, les sports, la santé, les loisirs, personnels employés pas toujours justifiés, avec un absentéisme et des vacances au dessus de la moyenne, les trente cinq heures quand ça n’est pas les trente deux.
        -D’autre part parce que personne ou pas grand monde ne regarde d’un peu près la rigueur de gestion après coup des affaires publiques, à commencer par nos parlementaires qui expédient en une après-midi le  »contrôle » (contrôle est un bien grand mot) des budgets votés mais s’écharpent sur une mauvaise appréciation prononcée en séance filmée à l’assemblée ou au sénat, mais pour aller plus loin également à regarder jusqu’aux français eux-mêmes plus enclins à regarder du foot que des comptes publics.
        On n’a que les responsables qu’on mérite.

Par Loic, le 29/07/18 à 13:51

Bonjour
Je suis depuis longtemps les communiqués de votre association, mais là je suis surpris de l’erreur majeure commise dans votre raisonnement. La dépense publique ramenée au PIB est une mesure de comparaison internationale, pas une part de la production absorbée par la dépense publique… A titre d’exemple, si vous faite le même calcul pour la dépense privée, vous obtenez presque 200% du PIB. Cela ne veux pas dire que la sphère privée dépense 2 fois la production annuelle de la France chaque année…
Bref, je comprends votre argumentaire, mais il est fondé sur une erreur de raisonnement. J’espère que ce n’est pas volontaire et que vous allez rectifier. Chacun est en droit de considérer (ou non) que le poids de l’impôt est trop élevé, mais on doit rester juste dans l’argumentation..

Par jamas, le 04/08/18 à 12:26

correction :
… mais s’écharpent -pendant des jours- sur une mauvaise appréciation prononcée…

Par reiller, le 04/08/18 à 15:00

« On a les responsables que l’on mérite ».

C’est quand même un peu vite reporter la faute sur les petits ,non?

Et puis trouvez moi un responsables dans ce panier de tourteaux; ni coupables, ni responsables, que des dominants. C’est au point que j’ai entendu un journaliste dire qu’heureusement nous ne sommes pas un de ces pays nordiques( merdiques??) où l’on démissionne des sommités après un échec…j’ai trouvé dans cette réflexion un espoir: certains commencent à penser qu’il pourrait y avoir des responsables….
C’est bête et méchant , mais sans coupable, ni intéressement, financier de préférence, à la réussite collective, en principe rien ne va . Et si j’ajoute que le mauvais exemple d’une défaillance non sanctionnée est le seul message qui se répande sans effort dans les organisations, j’ai dit tout ce qui n’est pas du talent individuel dans le management.

Mais votre formule dit quand même du vrai:
Un politique en France peut il être élu sur un discours de vérité? je vois la réussite électorale de celui qui nous promettra une baisse de notre pouvoir d’achat! Pourtant c’est cela qu’il va falloir faire pour espérer rebondir enfin….
Notre presse ne s’émeut pas, qu’après la promesse solennelle d’un homme de métier, le nouveau patron d’Air France proposé par le ministre soit un vieux haut fonctionnaire jamais sorti du cocon étatique (il n’y a donc personne de valable dans cette société??) ; notre presse préfère lâchement vanter le bénéfice du groupe Air France KLM, pour cacher le déficit de la partie française, une bonne nouvelle c’est plus vendeur….
Nous sommes désinformés, c’est vrai; mais avons les moyens de nous en rendre compte, Après il faut trouver le chemin tortueux qui permet de sortir d’une bureaucratie, et ça ,ce n’est pas facile !

Par jamas, le 05/08/18 à 10:27

@ reiller,
Qui est responsable de son action citoyenne ? tout le monde bien sûr.
Mais certains plus que d’autres comme dirait G. Orwell.
Les élus en premier, puisque ce sont eux qui prennent les décisions publiques.
Mais aussi pas loin derrière la haute fonction publique qui échafaude les lois et règlements, pond les circulaires, met au point les dossiers concrets aussi.
La fonction publique en général après. On a parlé de l’article 40 du Code de procédure pénale il n’y a pas longtemps (affaire Benalla) ; lequel article impose à tout élus ou agent public de signaler un crime ou délit au procureur de la république. Combien de responsables y compris au simple niveau communal ferment les yeux sur ce qu’ils savent en se disant,  »surtout pas de remous, pas de vague » ?
Et pour finir le citoyen lui même, qui a quand même le droit de votre, de manifestation, de libre pensée et de libre opinion. Et de contrôle de l’action publique pour y revenir… quand les élus daignent lui livrer les éléments publics afférents.
Si la république est aussi défaillante, il y a à mon sens autant à regarder de ce coté, c’est à dire du comportement individuel, que du coté des lois et règlements mal ficelés. Mais nous nous rejoignons je pense là dessus.
Je reviens à ma marotte : nos dettes publiques abyssales. Eh bien ça n’est pas une loi ou un règlement mal ficelé qui explique cela. Mais tout simplement l’absence continuelle depuis 45 ans de conscience citoyenne suffisante des élus publics qui ont fait un peu n’importe quoi en matière budgétaire.
Pour corriger cela, ça n’est pas de réglementation différents qu’il faut. Mais simplement de probité et de bon sens, à la fois rigoureux et altruiste (vis à vis de ceux qui viennent derrière), et d’un peu de pédagogie envers le citoyen, qui de son coté il faut bien le reconnaître pousse à la roue pour tirer la pelote à lui, consciemment ou inconsciemment.
Quand je dis le citoyen, en fait je pense surtout aux groupes de pressions organisés. Je n’en entend pas exemple pas beaucoup (pour ne pas dire aucun) dire où on prend les sous, ou simplement donner une piste crédible, pour les alimenter en ressources publiques nouvelles qu’ils réclament à cor et à cri.
Et ça, ça va des gens de l’éducation nationale jusqu’aux militaires, en passant par les hospitaliers et urgentistes, les cheminots, les agriculteurs, les gens de la culture, du bâtiment, du secteur automobile, etc.
Les moyens financiers, c’est bien connu, ça coule de source ! bien sûr !

    Par jamas, le 06/08/18 à 11:19

    Correction : le citoyen lui-même, qui a quand même -le droit de vote-.
    @ reiller,
    Je vous rejoins : la complexification de la société agit aussi quelque part en opposition à la lisibilité, et même à l’équité nécessaire au bon fonctionnement de cette même société.
    Complexifier à l’envi ou sur les choses subalternes, et c’est l’assurance de créer des sachants d’un coté, et des ignorants d’un autre ; les premiers étant tentés d’utiliser leur science pour dominer les seconds.
    la nature humaine est ainsi.
    La complexification, sous couvert d’un motif de ciblage plus pointu, n’est pas forcément une bonne chose.
    Il y a les effets pervers de l’affaire.

Par reiller, le 05/08/18 à 15:38

Notre société manque d’imaginaire réaliste, d’où tous les travers que vous énoncez.

Car il ne faut pas espérer que le chacun pour soi perde du terrain ,s’il n’y a pas un chacun pour tous, capable de donner un minimum de sens à la vie en groupe. Imaginaire réaliste c’est un oxymore, qui dit que le groupe doit exprimer une volonté, au delà des aspirations égoïstes qui, heureusement, le traversent; et que cette volonté pour le bien commun doit être réalisable.

Tout cela est contradictoire, et mouvant, c’est vrai; mais c’est le travail des politiques que de faire émerger cette aspiration à un avenir commun. Travail pas facile ,mais indispensable pour éviter la chienlit. Il y a belle lurette que nos politiques sont de ce point de vue totalement défaillants, et notre président actuel n’échappe pas à cette critique: la technique est indispensable, mais sans discours elle n’a aucun sens.
Je dis politiques, car des bureaucraties il ne sort jamais aucune motivation , juste la froideur des décisions et des chiffres. Aujourd’hui Mélenchon est le seul a proposer une vision du futur; des autres partis politiques il ne sort rien: ils s’opposent sans aucune proposition d’avenir, ils défendent tel ou tel corporation, quand ce n’est pas la leur, c’est tout.

Pourquoi cette situation , que connaissent plus ou moins tous les pays; sans doute parce que le politique est soumis à la bureaucratie ( qui, elle se porte fort bien complexité croissante de nos sociétés « oblige? »), donc soumis à ses propres services. La brièveté des mandats politiques pèse beaucoup dans cette démission, ainsi que le calendrier électoral, accepté par les français sous Jospin. Et puis il y a ce regret du passé qui ne nous quitte pas: les trente glorieuses, le service public de la libération (passablement idéalisé), l’idéologie communiste que l’on ne parvient pas à quitter tant le niveau de vie a monté vite à l’époque. Notre imaginaire est un regret, un refus ou une incompréhension du présent. Difficile de se bâtir un avenir dans un monde ouvert avec cela!

Alors les débats de société prennent le pouvoir, on légifère à tour de bras sans aucune vision du futur, comme des naufragés bouchent les voies d’eau pour éviter de sombrer de suite. Et tout le reste ne compte que pour quelques oiseaux de malheur….

Par reiller, le 06/08/18 à 11:28

P.S
L’article 40 c’est : tout agent public DOIT porter à la connaissance du procureur…..qui lui, PEUT donner suite.
Un modèle de bureaucratie écrasant le citoyen! Le dominé est dans l’obligation, le dominant est dans son bon vouloir…même pas obligé de vérifier les faits dénoncés par une enquête! Et ce sont parait il nos représentants qui ont rédigé cela….de quoi nous dégouter d’être représentés!
Je force le trait bien sûr , mais pas tant que cela.

Et puis la dissymétrie est telle que l’agent de l’état qui ferait confiance en la justice en mettant en application cet article de loi, doit être qualifié de suicidaire s’il n’est pas démissionnaire: son statut, qui sert de contrat de travail, identifie clairement une faute passible des pires sanctions « l’atteinte à l’image du service »; donc a minima sa carrière est à Limoges, heureux s’il ne ramasse pas une poursuite en diffamation. Tous les statuts publics auraient du être modifiés, est ce le cas?
Et puis soyons clairs, il faudrait que l’agent de base informe sa hiérarchie; qui elle assume la responsabilité du reste….je rêve!

    Par jamas, le 06/08/18 à 15:21

    @ reiller,
    C’est bien dépeint. Caricaturé mais ça a le mérite d’être explicite.
    Le procureur de la république dispose d’un certain pouvoir de poursuivre ou pas, selon son appréciation des faits, c’est entendu. Peut il pour autant abuser de ce pouvoir ? Je doute mais je ne connais pas les arcanes du système organisationnel et de quoi il procède. En matière d’affaires d’état certes. En matière de droit commun quel intérêt y aurait il ? Les contrepouvoirs existent (les avocats, le monde médiatique…).
    Pour anecdote en creux : il est arrivé à ma commune de porter plainte contre moi pour destruction de bien public (situé chez moi, sans volonté communale maintes fois sollicitée de rétablir la situation d’origine). Le procureur de la république ne s’y est pas laissé avoir, Cette plainte, lancée quand même par une autorité publique, a été déclarée sans suite.
    Par conséquent le mécanisme d’enclanchement des procédures au centre duquel se trouve le procureur de la république n’est certainement pas infaillible. Mais le proc. n’est pas forcément un rouage  »zélé » d’un système à défendre coûte que coûte. Du moins, j’ose croire.

Par reiller, le 06/08/18 à 15:41

@ Jamas.
De la complexification de la société. Ne pas oublier que tout organisme vivant tend à grossir, à s’étendre ( dans le cas contraire ses chances de survie sont nulles), la complexification sociale est en fait une occasion de prendre du poids pour les bureaucraties ,surtout dans un pays qui rêve en permanence à son espoir collectiviste passé. Joli article des Echos sur l’échec du Vélib à Paris, alors qu’ailleurs le vélo a souvent réussi à se faire une belle place: on y trouve une facette du sujet. Nos société modernes pourraient se passer de bureaucrates presque totalement, et c’est à mon avis le seul avenir des démocraties.

La volonté de faire de la dentelle, que vous citez, n’est qu’un symptôme d’inorganisation pour nos assemblées,(textes de circonstance, et clientélisme), de laisser faire bureaucratique pour les services de l’état. Deux dossiers ,l’allocation unique et les retraites, vont être très beaux à observer si le président parvient à approcher du but visé, l’égalité. Le cœur des vierges (y compris bureaucratiques) de tous poils va pleurer sur le sort des perdants, pourtant s’il y a des perdants, c’est qu’ils sont favorisés aujourd’hui par la complexité des systèmes. Prétendre que cela a été voulu au niveau national, et obtenu par cette complexité, serait absurde….sauf dans le cas des agents de l’état,qui lui ne doit rien au hasard.

Je ne vous suivais jamais sur la nature humaine, désolé. Nous sommes des animaux grégaires ,avec toutes les facettes « bonnes ou mauvaises » que cela nécessite. Un exemple,la xénophobie est à la mode , mais expliquez moi ce que peut être un groupe sans xénophobie, donc qui intégrerait tous ceux qui le désirent? Que serait ce groupe? Impossible à délimiter, à identifier, il n’existerait pas, c’est tout. Donc nous sommes tous xénophobes, reste à en faire bon usage. A discuter ici je suis de plus en plus convaincu, que tous nos défauts de personnalité sont nécessaires à la vie en groupe, reste à l’accepter d’une part,pour mieux en user d’autre part….comme tous les animaux grégaires le font, sinon ils auraient disparu.

Par reiller, le 06/08/18 à 15:47

@ Jamas.
Sur l’article 40. Vous oubliez que le haut fonctionnaire de la justice est saisi par un minus pour mise en cause d’un autre haut fonctionnaire, sorti de la même école ou de sa sœur.

    Par jamas, le 06/08/18 à 20:51

    Il parait d’ailleurs que l’article 40 du CPP n’est quasiment jamais utilisé, C’est tout au moins ce que j’ai entendu au sujet de l’affaire Benalla. Encore un indice montrant s’il en était encore besoin qu’un gouffre de plus en plus abyssal s’est créé depuis des lustres entre le discours des grandes intentions et la pratique quotidienne.
    Quant à la xénophobie qui est, selon le dictionnaire, l’hostilité systématique envers ce qui vient de l’étranger, et en contrepoint la xénophilie qui est, toujours selon le dictionnaire, la sympathie envers ce qui vient de l’étranger, il y a un océan. Je peux être personnellement pour les coopérations multilatérales réfléchies (exemple Airbus), mais contre le principe du travail détaché.
    Alors suis-je un affreux xénophobe ou un gentil xénophile , Tout cela n’a pas grand sens, si ce n’est dans les cénacles médiatiques où il faut faire entendre sa voix pour exister.

Par reiller, le 07/08/18 à 08:18

@ Jamas.
Je persiste sur l’article 40: il ne peut être utilisé tant c’est mortel pour l’agent public « lanceur d’alerte » selon le vocable à la mode: rien de changé à mon texte initial.
Tout cela est du domaine des simulacres utilisés pour berner la foule. Tout comme d’ailleurs les empoignades enflammées sur l’accueil ou non des étrangers.
Mais la politique contient toujours une forme de dissimulation, reste à savoir si Habermas a raison ou si c’est Machiavel: le premier prétend qu’une discussion ouverte et honnête conduit au compromis,à défaut de consensus; le second ne s’embarrasse pas de ces détails sur la manière de faire.

Il parait que les services du président vont être réorganisés suite au constat de la très grande liberté d’action de garde du corps; mais comment faire vivre ensemble administrations éternelles et politiques de passage? Question toujours taboue, que ne s’est pas posée notre président, le candidat semblait pourtant y avoir réfléchi: encore un simulacre?

Par reiller, le 07/08/18 à 11:01

suite;
Lire « du garde du corps » et non « de garde… ».
Ce texte appelle la remarque amusée classique: changer d’organisation, c’est déclarer qu’il n’y a pas de responsable, et bien entendu cela ne garanti pas qu’il y aura un responsable la prochaine fois, il suffira de changer d’organisation….. C’est curieux mais,de mon point de vue, dans une hiérarchie, il y a toujours des responsables, le problème est juste de choisir le niveau d’impact de la sanction.

A propos de responsable, il se dit ici que la prison de Grasse toute neuve, est en carton, les prisonniers y jouent les passe murailles en traversant des parois où le sable domine, parait il, largement sur le ciment. Il n’y avait donc aucun responsable pour surveiller les travaux de construction? Il va encore falloir changer d’organisation….mais l’argent public s’est perdu dans le sable ,encore une fois.

    Par jamas, le 07/08/18 à 12:05

    On va remettre G. Dufoix au goût du jour :
     »responsable mais pas coupable » !
    Ou Coluche à propos des fonctionnaires :
     »au bout de 40 avertissements, on risque un blâme quand même, c’est sérieux » !

Par reiller, le 07/08/18 à 15:14

@ Jamas.
J’ai peur que cela soit pire, car G. Dufois a été reconnue responsable, ici il n’y en aura pas au moins à l’Elysée, puisque la réaction va semble t il se limiter au changement de la dénomination du poste de chef de cabinet, vendu aux foules ignares comme « réorganisation ».

Le problème n’est pas simple. Il est normal que l’élu soit fidèle à ceux qui l’ont accompagné dans la conquête du poste, et cherche donc des fauteuils pour eux. Rien à voir donc avec la logique de choix des hauts fonctionnaires. C’est pourtant aux politiques que le pouvoir est confié par le peuple, pas aux fonctionnaires, Il faudrait donc que les politiques se fassent obéir des fonctionnaires. Equation humaine insoluble chez nous, et sans doute difficile partout, sauf me semble t il en Europe du nord, pays qui vont vers l’idéal habermassien.
Résultat que j’ai bien connu :les politiques copinent entre eux là haut, sans réel contact avec le reste des organisations, et au passage échappent à bien des règles communes.
C’est évidemment une mauvaise solution, et ce garde du corps aurait du être intégré au service officiel existant tant que son chef garde la main (il faut aussi que ces ascensions rapides comportent un risque!).
Pour les autres soutiens de la première heure non fonctionnaires, c’est difficile s’il n’ont pas un bon job. Ce problème est d’autant plus difficile à résoudre que les hauts fonctionnaires sont sous statut à vie alors que les politiques n’ont pour horizon que la prochaine élection. Il me parait évident qu’il faut rapprocher ces deux types de contrats de travail.

    Par jamas, le 08/08/18 à 11:43

    @ reiller :
    Comme vous je n’aime pas trop les services parallèles, police ou autre. Cela amène souvent des dévoiements, voire des exactions, comme avec le S.A.C. Comme en matière d’argent public, les valises de billets du temps des fonds spéciaux et peut-être encore après.
    Dans ces cadres marginaux les dérives à la loi y sont quasiment inhérentes.
    Pour la dualité élus/fonctionnaires, vous soulevez un vrai problème. l’élu est sur un siège éjectable tous les 5,6 ans ; le fonctionnaire est assis sur une rente de situation à vie. D’où 2 attitudes radicalement opposées.
    Et en plus avec le ’40 avertissements-1 blâme’, le fonctionnaire peut en théorie quasiment agir en toute impunité.
    Pour éviter cela, coté fonctionnaires, 2 solutions :
    -soit sanctionner de manière plus réactive,
    -soit revenir sur le statut da vitam aeternam du fonctionnaire.
    Les 2 solutions pourraient se cumuler. Déjà, la première (célérité du sanctionnement) pourrait être plus souvent usitée.
    Pour l’élu, difficile de revenir sur le principe du mandat remis sur le tapis tous les 5, 6 ans à mon sens. C’est quand même le principe fondateur de la démocratie. Allonger les durées des mandats ? à voir.
    Pour court-circuiter toute chape de plomb des fonctionnaire décideurs de haut rang qui sont là à demeure, l’élu pourrait certes arriver avec son équipe rapprochée à lui comme aux USA, sous réserve malgré tout de dispositif transparent et à même de rendre des comptes à la demande du citoyen.

Par jamas, le 08/08/18 à 11:46

Correction : -, des valise de billets, du temps….-

Par reiller, le 08/08/18 à 16:02

@ jamas.
Sur les statuts des agents de l’état. Je me suis exprimé à chaque occasion pour la suppression de ces statuts pour les EPICs (dont je souhaite vivement la transformation en SA. cotées); et pour la sortie du statut des fonctionnaires pour tous les hauts fonctionnaires (Comment peut on vouloir protéger par un statut à vie des hommes de pouvoir?!). C’est pour éviter des grèves inutiles que je ne propose pas la disparition complète des statuts à vie.

Mais si les bilans annuels de ces organismes restent secret défense, et non soumis à la critique démocratique, l’effet sera bien lent à se manifester. Car on en dit ce que l’on veut, mais sans contrainte réelle, aucune organisation ne peut fonctionner, et je ne connais que deux contraintes: le marché (libre confrontation des clients et des fournisseurs, avec risque de disparition des fournisseurs non performants), ou l’opinion publique (ce qui suppose que le bilan d’activité est public d’une part , compris par des citoyens éclairés en économie d’autre part). Pas de dessin à faire, la seconde voie n’est pas facile.

Pour les élus , c’est plus complexe, car ils sont en principe aussi incompétents que nous , au contraire des agents de l’état dont c’est le métier. La réflexion est choquante, mais il n’est pas sain de donner le pouvoir aux techniciens: la politique est une affaire d’hommes, pas d’équations. C’est pourquoi je m’oppose à la limitation du cumul des mandats dans le temps, qui nous mène droit à un parlement peu compétent face au bloc exécutif+ administrations détenant le savoir; mais avec bien des hésitations.

Il faut trouver un compromis dans tout cela: incompétent c’est bien pour diriger, mais il faut quand même comprendre et apprécier ce que disent les experts (qui ont l’art de se contredire dès que vous en consultez plusieurs!). Par contre il est clair si l’information est cachée, rien ne va: les décisions les plus réfléchies ne valent pas plus que le hasard.
Conclusion ,d’abord la clarté sur le fonctionnement des services uns à uns.

S’agissant des sanctions, ne rêvez pas,; pas plus que le mérite ,les sanctions ne fonctionneront jamais dans les bureaucraties: le patron ne peut s’appuyer que sur une astreinte externe au groupe pour agir, sans cet appuis externe (qui peut être plus ou moins réel) le directeur n’est qu’un membre du groupe et tenu par lui. Dans le cas Benalla, la sanction n’existe que si le président est supposé la vouloir( il s’est exprimé dans ce sens avant), ou, après information ,la veut (mais il y a alors disfonctionnement de mon point de vue).

Par jamas, le 09/08/18 à 16:17

@ reiller,
Pour les fonctionnaires :
Bien d’accord avec vous sur le contrôle externe au service ou au groupe consanguin constitué, qui est le seul contrepouvoir à peu près efficient.
Ca s’appelle l’opinion publique, mais celle-ci préfère malheureusement regarder le foot que les comptes publics comme dit plus.
Ca s’appelle aussi les médias d’investigation (le Canard Enchainé, Médiapart, Cash Investigations,… structures assujetties au volume des ventes ou abonnements ou à l’audimat, donc au regard éventuellement faussé).
Quant au système de sanctionnement interne, c’est au peuple de pousser à la roue pour qu’il soit appliqué. Bien souvent les moyens et procédures existent, c’est la volonté de les appliquer qui manque en premier. Et la sanction n’est malheureusement appliquée fermement que quand il y a scandale public. Quand les affaires sont sous l’étouffoir, effectivement 2 fois sur 3, rien ne se passe.
Pour les élus :
Non, 2 ou 3 mandats successifs à un même poste, ça me semble sain. Pas de professionnalisme de l’élu.
Pour le cumul concomitant (ex maire + député en même temps), il faut être ferme, ce qui est le cas maintenant, les élus n’ayant pas le don d’ubiquité. Pas 2 postes d’importance cumulés sauf éventuellement pour un conseiller municipal de base n’ayant pas de vocation exécutive locale.

Par reiller, le 09/08/18 à 18:56

@Jamas.
Nous préférons regarder le foot….comme les romains voulaient des jeux aux arènes, les soldats de Napoléon des décorations, ETC…..
Constante ou outils de domination? Pour moi c’est clair ce ne sont que des outils de domination utilisés par les dominants du moment: il faut cesser de nous mépriser nous même, on nous berne c’est tout!

Le hochet favori du moment est le pouvoir d’achat qui masque tout. Le foot perdrait beaucoup de son pouvoir hypnotique, sans perdre de spectateurs sans doute, si les puissants cessaient de nous enfumer en nous endettant avec constance, et pour leur seule tranquillité.
Le deuxième hochet est clairement le chômage de masse . Je prétend que comme la dette il a été voulu par nos dominants. Je me souviens bien du discours nous promettant une société sans usines, c’est aussi crédible que de voir notre avenir dans le dette. Qui croit que la France va truster les emplois nobles, sans formation, et sans que les autres en fasse autant! Actuellement on désindustrialise encore, pourquoi?
Nous nous intéresserions beaucoup plus à la chose publique si nous avions de vraies difficultés au lieu de n’avoir comme dilemme que la taille de la télévision , trop grande pour le logement. Mais c’est sûr, nous ne serions pas contents!
Quand notre commerce extérieur s’améliorera enfin, nous pourrons reprendre espoir, et notre chômage baissera peut être.

Alors soyons clairs ce gouvernement nous vend de l’opium, comme ses prédécesseurs, il essaie de trouver un chemin étroit pour nous sortir de cette drogue, sans douleurs et c’est là le problème.

Pendant que j’écris, les commentateurs de gauche expliquent à la télévision combien tous ces problèmes sont dus au capital; ces problèmes sont dus à une dépense publique trop peu productive; et l’état n’est pas la solution contrairement à ce que disent les experts , mais notre boul

Par reiller, le 09/08/18 à 23:08

complément;
lire »Mais notre boulet »: la fin a été raccourcie!

PS. Et si cette dépense publique incontrôlable n’était que le fruit d’un pouvoir politique déconnecté de ses propres services? Incapable de percer les mystères d’une bureaucratie en liberté depuis 50 à 60 années. Cela peut paraître curieux alors que bien des politiques sont fonctionnaires, mais j’ai connu des directeurs qui partaient vers d’autres postes sans avoir compris comment fonctionnaient leur direction: ils ne parlaient qu’aux syndicats, et aux cabinets ministériels!

    Par jamas, le 10/08/18 à 18:08

    @reiller,
    L’état est effectivement notre boulet. Entre autres, car les administrations publiques d’une manière plus générale (état+collectivités locales diverses et variées+établissements publics détachés…) nous laissent actuellement 2 300 milliards €.. de dettes publiques sur le dos, après 40 ans d’incurie.
    Et ceci ne fait pas 60/70 milliards €. annuels d’incurie, soit le montant de nos dettes publiques. Mais bien plus.
    Oui. Car en fait pour être à peu près raccord avec nos grands concurrents (Allemagne et autres pays de même gabarit) il faudrait être, disons sans forcer le trait, à 50% de dépenses publiques sur PIB. (Entre guillemets l’Allemagne est à 46 %). Faute de quoi on perd de la compétitivité d’année en année, et je vous rejoins sur ce plan sur celui de la compétitivité de notre commerce extérieur.
    Or 50% de dépenses publiques sur PIB, ça veut en fait dire en gros 130 milliards €. annuels de dépenses contraintes en trop actuellement par rapport à ce qui est admissible pour soutenir la comparaison avec les pays similaires (dont 70 à crédit, donc non financés, rien de moins).
    130 milliards €. annuels de dépenses à réformer, sucrer, tailler à la serpe : on en est très, très, très loin avec quelques dizaines de millions €. récupérés par çi par là!
    Et ce ne sont pas les kilomètres de voirie, de rail, d’aujourd’hui (qui seront dégradés dans quinze ans), les rentes de situations du secteur public passées sur des comptes en banques privés et perdus pour la collectivité, qui constitueront les appréciations de biens publics de demain à même de donner le change.
    Comme le Titanic : plus près de toi mon Dieu !

Par reiller, le 10/08/18 à 19:08

@ Jamas.
Le problème est pourquoi notre état fait il de si mauvais choix? Car enfin tout le monde sait que ce n’est pas en plantant des fonctionnaires que l’on va nourrir les français. De même que nous savons tous que le fonctionnaire de plus devra être payé pendant 60 ans en moyenne.
la réponse est évidente; il est moins difficile pour nos politiques de nous faire prendre les vessies pour des lanternes afin d’obtenir notre passivité, que d’obtenir une efficacité suffisante des services d l’état. C’est cela qu’il faut changer. En tenant d’un état des lieux délicat du fait que élus et politiques sont chez nous bien trop souvent salariés de l’état, tout comme les syndicats dits ouvriers.

Par contre réduire rapidement la dépense de fonctionnement de l’état est une gageure: il faut réduire les salaires,…. Avant d’être acculés à cette extrémité tous les expédients seront utilisés, et les ordres de grandeur d’économies à faire ne seront pas atteints même avec inflation et croissance industrielle.

Par reiller, le 11/08/18 à 08:01

Suite.
lire « en tenant compte d’un… »:je vais trop vite pour mes capacités de frappe.

Je crois qu’il faut analyser ce pays en termes classiques de lutte dominants /dominés, et conflits de classes et corporations (ou corps); mais aussi, et c’est moins classique, de lutte public contre privé. les arbitrages politiques ne se font jamais en défaveur du public: trop d’entrisme entre mondes politique et services publics, et syndicats solidement enracinés dans l’administration publique ( vous observerez que ce gouvernement ne réforme que le privé jusqu’à ce jour: on n’a pas touché aux contrats des contractuels des services publics). En pratique la politique économique se fait avec la richesse non consommée par le public.

Par jamas, le 11/08/18 à 10:30

@reiller,
Marx, Engels et consorts, avaient bien signalé que la vie était  »simple » comme un rapport de force appelé lutte des classes.
Rien n’a changé, les camps sont simplement redistribués différemment. Ce qui ne va pas à toi va à moi, ou l’inverse. Ignorer cet aspect des rapports entre les individus serait, c’est vrai, faire preuve de grande naïveté quand on évoque les affaires publiques. Dans l’immédiate après guerre, on pouvait vivre dans l’ambiance de la fraternité et la générosité généralisées. Aujourd’hui, avec la société tendue de partout, il en est complètement autrement.
Et en ces temps de disette budgétaire la dualité public/privé fait évidemment tout à fait sens.
Ph. Herlin dans une étude publié par C.A. avance que 39% des dépenses de l’état sont constitués par le salaire des fonctionnaires. C’est le plus gros poste de dépenses de l’état. Coût d’un fonctionnaire : entre 2 et 6 millions €., temps de retraite compris, et selon son niveau de rémunération.
Il est évident qu’il faut voir également de ce coté comment réduire la note quand on est en déficit permanent. Tout comme en direction des commandes publiques surfaites, tout comme en direction des avantages fiscaux surfaits ou devenus hors de propos. A défaut, à coup de rabot successifs si on ne sait pas faire mieux.
Et là ça rue tout de suite dans les brancards, vous avez raison : c’est le -pas moi ! pas moi !-
Vous aurez noté, je suis précautionneux je fais attention à cibler plusieurs pistes, un peu comme les journalistes qui ne citent jamais une marque de produit ou de société seule, mais toujours au minimum 3 à la fois de même ordre pour éviter les procès d’intention.

Par reiller, le 11/08/18 à 15:01

@ Jamas.
Normal, lutter et vivre sont indissociables; le nier est utopique totalement. Donc conflits et luttes sont là pour toute la durée de la vie. Cela aussi ,il faudrait l’accepter.

Marx et ses copains avaient sous les yeux une société très différente de la notre, et un travail qui voisinait encore pas mal avec l’esclavage. leurs analyses ont pris quelques rides, comme la notion de classes sociales, et nos luttes actuelles sont beaucoup plus des compétitions pour tirer le meilleur de la situation, que des conflits frontaux. Dans le cas du public français ,il y a comme un reste de privilèges d’antan, ce qui est encore autre chose du domaine du pouvoir au pays de l’égalité proclamée.

Je n’ai pas signé la dernière pétition proposée par C.A., dont pourtant je tirerais avantage si elle aboutissait. Baisser les impôts pour quoi faire ? Donner au peuple son opium pouvoir d’achat ,qui se mesure à la diagonale de l’écran, ou au poids rutilant de la bagnole. Sont ce les étalons de la bonne vie?
Il faudrait enfin faire la différence entre nécessaire, confortable, et goinfrerie nocive. Mais encore un fois nous avons un sérieux handicap avec le luxe tapageur affiché par nos puissants ( cas me semble t il unique au monde démocratique)

Et en plus tout le monde le sait, sauf ceux qui ne veulent pas savoir, augmenter le pouvoir d’achat ,c’est augmenter le déficit extérieur ,puisqu’il y a belle lurette que nous ne fabriquons rien ou presque de ce que les particuliers achètent. Mais notre pouvoir ,nos médias, en mauvais lecteurs de Machiavel, y voient le salut de leur caste; mauvais lecteurs , car Machiavel faisait de la politique à long terme.
D’abord retrouver des capacités de production compétitives ,c’est l’urgence; nous achèterons ensuite.

Et puis il y a l’écologie, est ce raisonnable de pousser à gaspiller l’énergie ?

C’est bien plus subtil que les analyses de Marx; et je proteste contre la suppression à venir de ma taxe d’habitation,… sans être traitre à ma classe sociale! Et puis cette manière de penser la société a conduit à la dictature de la bureaucratie (et non du prolétariat qu’il fallait faire disparaître: on n’a dit bien des choses curieuses à l’école!)

    Par jamas, le 12/08/18 à 09:32

    @reiller,
    J’adhère complétement à votre propos ci-dessus.
    D’autant que vous faites montre d’une certaine forme de civisme en ne poussant pas à la roue pour réclamer systématiquement des baisses d’impôts (taxe d’habitation en l’occurrence) ; baisse d’impôts qui n’auront quelque part pour conséquence que de repousser à toujours plus tard le retour à une situation des finances publiques assainie. Et repousser à toujours plus tard, les français devraient comprendre que ça veut dire refiler à leur petits enfants les facilités artificielles qu’ils s’accordent aujourd’hui pour eux-mêmes. Pour une nouvelle télé grand format, un nouveau SUV, un camping car plus gros… tout ça fabriqué à l’étranger comme vous le dites au grand dam de notre balance du commerce extérieur.
    J’ai personnellement été assez interloqué par les réactions sur le forum il y a quelques temps quand il y a eu cette volée de bois vert contre l’augmentation de la CSG de 1,7 point… ne touchant que les revenus supérieurs à quelque chose comme 1800 €. mensuels (pour un couple).
    La bureaucratie nous a gangréné. Le -pas moi, pas moi- également !
    Bon, ce point de vue ne fait pas les affaires de C.A. (je ne signe pas non plus les pétitions orientées exclusivement sur les baisse de taxes). Mais je le partage comme dirait l’autre.

Par reiller, le 12/08/18 à 16:34

@ Jamas.
C’est bien gentil à vous de m’attribuer un semblant de civisme! Aucune once de vertu pourtant , juste un ingénieur qui essaie de sortir de la pensée majoritaire, bien relayée par C.A.
Il n’est d’ailleurs pas dans le rôle de C.A. d’infléchir cette pensée ; et je comprends que ce genre d’action puisse avoir une influence sur nos décideurs, même si je crois que les effets secondaires néfastes sont trop lourds. Les gens qui sont allergiques aux hausses d’impôts sont nombreux, ils poussent à la dette (je devrais dire aux dettes car l’état s’endette via tous ses services ou presque, EDF, SNCF, UNEDIC, S.S.,ETC…) ce qui finira mal assez vite à mon avis, mais qui leur explique le b a ba de nos problèmes économiques? Personne; et c’est un gros problème.
Entre l’iFRAP dont les articles bien documentés sont souvent difficiles, et C.A. toujours tenté par le journalisme ,il manque quelque chose, a minima une coordination coopération.
Après ,il faut aussi tenir compte du jeu politique démocratique: ceux qui ne sont pas aux manettes doivent s’opposer. Toujours ? Difficile d’y échapper, surtout avec notre système électoral: Jospin a de mon point de vue fait beaucoup de mal en voulant l’efficacité, je crains que Macron n’aggrave encore la situation, toujours au nom de l’efficacité politique (qui est déconnectée du réel sauf cas extrême du politique toxique). Les oppositions devraient proposer pour s’opposer ce qui est bien plus fatiguant que de s’opposer , et demande de l’organisation.
Et dans tout cela il manque les paramètres taux d’épargne ,et taux d’emprunt. Qui sont le reflet de notre confiance dans les institutions pour le premier, d’une certaine manière de notre civisme pour le deuxième. Mauvais tous deux.

Par reiller, le 13/08/18 à 08:18

Suite.
Je m’explique sur le politique déconnecté. Ce gouvernement , comme ses prédécesseurs bute , me semble t il sur ses propres services et plus généralement sur son environnement comme la mouche dans le bocal: on gesticule ,on cause, mais le paquebot ne réagit pas, la réforme de la SNCF est typique de ce point de vue. L’efficacité à rechercher , n’est pas au sein du politique, forcement bavard dans une démocratie, mais vers le hors du monde politique.

Par reiller, le 13/08/18 à 09:57

Encore un regret!
Si l’on suppose que j’ai un peu raison, et qu’il y a bien dans ce pays un conflit public privé, proposer pour s’opposer est vraiment dangereux car toute proposition claire fait pencher la balance politique pour l’un ou l’autre. Puisque le pouvoir protège toujours ses services,l’opposition risque de s’aliéner les électeurs du public, ce qui fait un grand nombre, si elle tient un discours clair.
Toute différence engendre quasi à coup sûr, un conflit, la nocivité des statuts est d’abord là.

    Par jamas, le 13/08/18 à 12:35

    Il suffit simplement de garder un tant soit peu de bon sens quand on est aux affaires.
    Et de se dire, de dire et claironner officiellement qu’on ne peut pas vivre au dessus de ses moyens. Tout simplement du bon sens.
    R. Barre l’a déjà dit en 1976.
    Et ça, ça veut dire réduire la voilure des dépenses publiques, là encore tout logiquement.
    Dépenses publiques dont la plus grosse partie est constituée par les charges de personnel.
    Quand en plus tous les pays développés similaires à nous en ont déjà fait le constat bien avant nous… franchement, c’est à mourir de honte de se voiler la face à ce point.

Par reiller, le 13/08/18 à 15:29

@ Jamas.
En démocratie il faut tenir un discours compatible avec les échéances électorales, on n’y échappe pas! D’où les promesses fausses ou hasardeuses.
Et je ne connais aucun cas de réduction significative de la dépense publique, en dehors de situation de crise nationale vraie. Ce qui se comprend puisqu’il s’agit de réduire la masse salariale des agents de l’état, ou de diminuer la redistribution.

Quand au discours de vérité, il est hautement souhaitable pour préparer les esprits aux changements.

Mais aucun de ces changements à venir ne doit pénaliser un groupe social : tous doivent être perçus comme favorables ,au moins à terme. Il me semble que le meilleur économiste de France a buté lui aussi sur ce détail : il ne nous a pas sorti de l’ornière bureaucratique.

Ce qui ne veut pas dire que des économies ne peuvent être faites, mais il faut ,pour éviter les conflits improductifs type SNCF, qu’elles viennent de l’intérieur des services, donc via la nomination de directeurs idoines (c’est comme cela que je m’y prendrais), et que le contexte extérieur y pousse ( inutile de chercher une bonne solution lorsque plusieurs services se marchent sur les pieds, lorsque le résultat de gestion n’est pas visible,etc…). Nous avons de sérieux handicaps culturels qui nous sont spécifiques en la matière, et bien plus forts que la honte.
Peut on de cette manière « douce » dégager le budget dont a besoin notre industrie pour devenir compétitive, je ne le crois pas: il faudrait plus de 10 ans d’action continue. Pour l’instant ce gouvernement essaye de faire tomber des blocages dans le privé pour en améliorer la performance, et il réduit la charge d’impôts qui pèse sur la production, mais comme ses prédécesseurs bute sur sa propre bureaucratie.

    Par jamas, le 14/08/18 à 12:45

    @ reiller,
    le Canada par exemple, l’Allemagne aussi plus près de chez nous, la Suède pour sa réforme des retraites, se sont ou se désendettent bien en dehors de situation de crise nationale vraie.
    Dans ces discussions que nous avons sur le forum il me semble que nous alternons périlleusement en le discours du souhaitable d’une part et le discours du possible d’autre part.
    Le discours du souhaitable n’est pas le discours du possible. Le souhaitable, c’est pour théoriser, le possible c’est pour agir. N. Hulot, ministre de l’écologie, doit avoir une vague idée de cela en ce moment.
    Réduire progressivement nos dépenses publiques sans crise majeure me semble de l’ordre du possible si toutefois il y a un discours pédagogique fort en direction des français.
    Les français ne sont pas des idiots dans leur majorité. Mais ils sont centrés sur les propres avantages.

Par reiller, le 14/08/18 à 15:56

@ Jamas.
Il me semble que vous voulez fort ne pas voir ce qui nous distingue; et nous pose de sérieux problèmes dès qu’il s’agit de réellement faire fonctionner la démocratie!

Commençons par nos élus nationaux roitelets locaux, forts attachés à leurs privilèges dont le non contrôle de leurs dépenses personnelles, toujours capables d’obtenir leur aérodrome, ou autre, aux frais des autres.

Ne parlons pas des ors des palais de la république , et du personnel grassement payé qui va avec, qui du moindre quidam font un roitelet fou.

Descendons un peu dans les privilèges, avez vous remarqué le grand écart des réactions syndicales entre la réforme du droit du travail (applicable uniquement au privé) et le réformette de la SNCF? Que défendent réellement nos syndicats dits « ouvriers »? Et pourquoi ont ils tant de pouvoir dans les services de l’état? (au point que privatiser est pour eux un drame plus qu’idéologique).

Où peut on parler des mois de la société ferroviaire nationale, sans que jamais la politique des transports et leur avenir ne soit évoquée? D’ailleurs la SNCF qui exploite tous les moyens de transport existants a t elle besoin d’un ministre des transports pour choisir entre le bus et le rail ou l’avion entre les villes X et Y! Y a t il une réflexion nationale sur le sujet ou bien les régions sont elles maitres chez elles sur le sujet?

Dans lequel des pays que vous citez , le secret est il le fondement de la relation entre dominants et dominés? Quel pays refuse l’idée que le nucléaire civil puisse être privé? Chez nous l’administration a arrêté le nuage de Tchernobyl à la frontière (prouesse unique au monde!). Et aux protestations de Mme Rivasi l’administration a répondu par la mise sous secret défense de tout le dossier! Unique au monde aussi, mais qui dit bien l’enfermement de la puissance publique dans son château fort moyenâgeux!

On peut allonger la liste de nos bizarreries , en rendre les français de base responsables me parait osé; et si quelqu’un dans ce pays est « centré sur ses propres avantages » ce sont nos dominants de naissance de diplôme ou d’élections, qu’importe le résultat est le même. On peut reprocher aux français de ne pas voir cela, mais les œillères que l’on nous met à l’école y sont sans doute fort utiles. Cela dit le monde change , l’information et les avis circulent de plus en plus….

    Par jamas, le 16/08/18 à 09:51

    @ reiller,
    je suis bien d’accord avec ce que vous dites.
    Les premiers manquements viennent d’en haut.
    Ca n’est pas pour autant que le français -de base- ne porte aucune responsabilité dans la dégradation du fonctionnement de nos institutions.
    Par son détachement face aux affaires publiques, par son intérêt plus porté sur la fanfreluche que sur ce qui le concerne au fond (le foot contre les comptes publics pour imager), par son goût de l’invective incessante et de la tchatche sophistiquée et bien léchée plutôt que des principes simples et de bon sens, par la mise en avant de son intérêt personnel au détriment de l’intérêt commun…
    Je vais même aller plus loin.
    Je pense qu’en haut, on a conscience de ses travers, du moins pour une grande partie des personnels lucides. En bas j’en serais moins sur.

Par reiller, le 16/08/18 à 10:29

@ Jamas.
En bas comme vous dites on fait ce que l’on peut, avec en particulier les informations squelettiques ou fausses dont on dispose (tenez compte de la manie antidémocratique du secret de nos dirigeants). Et puis ,il faut bien se distraire , ceux d’en haut vont aussi voir le foot.. mais gratuitement et aux meilleures places.

Reste à savoir qui est vraiment en haut. Souvenez vous du déferlement de pub faisant passer les HLM pour des associations caritatives (sur quels crédits?), il faisait suite à un discours présidentiel promettant un tour de vis financier aux offices HLM, discours sans suites. Qui dans ce pays a fait remarquer la masse salariale curieuse de ces offices (à part l’iFRAP)? Qui a fait observer que les salaires y sont généreux? ETC….Le pouvoir s’est replié en silence, pendant que j’échangeais avec un gardien d’immeuble mieux payé qu’un enseignant!

Combien de français savent que ce qu’ils appellent SNCF n’est que moins du 1/3 d’un monstre international? Dont il devraient avoir peur, car il serait temps de mettre une borne à ces organisations qui ne cessent de grossir et de couvrir tout le globe. Pourtant pendant 6 mois on n’a parlé que de la SNCF, pour dire quoi? Rien.

    Par jamas, le 16/08/18 à 11:41

    @ reiller,
    0n pourrait faire plus à mon sens, en bas comme bien sûr en haut.
    Certes en haut c’est plus cynique, car on a la conscience des choses, en plus, pour beaucoup. On a conscience de ce qu’il faudrait faire pour éviter que ça foire. Mais on ne le fait pas, par intérêt de carrière. Et, roulons carrosse pendant qu’il est encore temps ! (cf. votre vision des sociétés HLM, assez ironique, mais certainement assez réelle, et qui vaut tout autant pour le haut et pour le bas).
    En bas il y a certainement moins de cynisme. Mais le désintérêt est là.
    Pour preuve, Nos deux pauv’pommes seules pour animer le forum !

Par reiller, le 18/08/18 à 07:30

@ Jamas.
Stupéfiant d’entendre syndicalistes et députés protester contre le choix du nouveau directeur d’Air France; et ne pas s’étonner que la direction précédente n’ait pas préparé sa sortie. Mais français!

Par contre pas de surprise d’entendre le ministre, qui n’est pas celui des transports, demander un pro; pour le poste; proposer un haut fonctionnaire recasé chez Veolia récemment; puis applaudir l’arrivée d’un homme du métier!

Dans ce cirque, le peuple est sans doute coupable d’accepter que les syndicats ouvriers soient si proches du pouvoir qu’ils se prennent pour lui; mais on n’est proche du roi qu’avec son assentiment, non?

    Par jamas, le 18/08/18 à 15:18

    @ reiller,
    Pour Air France, bien sûr l’état doit se désengager. Surtout si c’est pour en remettre à chaque fois au pot.
    Mettre des sous publics partout sous prétexte de fleuron national (Air France, SNCF, EDF, Areva, Alstom…), alors que le privé se charge très bien de transport aérien pour ne parler que de ça, ça suffit. Notre état financier est à la ramasse et ne le permet pas. Et de loin. Il faut faire des choix. Et dans ces cas là, il faut aller au prioritaire, à l’essentiel, au vital, c’est à dire la bonne marche du régalien (la justice par exemple). Et puis nos routes utilisées par tous sont dans un état déplorable, paraît-il, de 400 millions €. par an qu’elles auraient besoin pour être en état, à ce que l’on dit. Dans ces conditions je suis pour qu’on refile notre part d’Air France à Accor, boite française qui sauvera certaines apparences nationales.
    Pour les syndicats et le peuple juge de paix, effectivement les syndicats de salariés font la pluie et le beau temps à Air France. Avec un discours bien huilé sur la défense de l’exception française en matière de droit social, de compagnie nationale  »prémium » et tout le toutim, ça passe comme une lettre à la poste auprès du grand public. C’est le domaine du -faites nous rêver-, pour faire passer la pilule.
    Mais peut-être précisément aussi parce que le grand public ne met pas le nez dans les comptes publics, non ? Pourtant personne ne l’en empêche.

Par reiller, le 19/08/18 à 16:00

@ Jamas.
Avant les sous il y a les hommes: ce sont eux qui font les sous.

Air France est une entreprise privée. Donc en principe les subventions sont impossibles (les concurrents protesteraient). Par contre l’état peut prélever impôts ,taxes,..et taxes aéroportuaires puisqu’il est propriétaire des aérodromes parisiens. Il ne s’en prive pas!

Ensuite les media n’ont pas relevé le scandale de la démission du PDG haut fonctionnaire, parti sans préparer sa succession, en accord avec le gouvernement. Tout ce petit monde mérite la retraite sans solde pour désertion. Imagine t on un PDG du privé retrouver du travail après cela? NON.

Idem pour les syndicats locaux, Air France est une société privée. Cela a pu leur échapper tant on a logé de hauts fonctionnaires ,toujours sous statuts, dans ce management!

Les média font une campagne pour vendre du papier avec la rupture du viaduc de Gênes , manipulés par qui? Cette structure je n’en aurais pas voulu ,elle est parfaitement isostatique et ne tient qu’à un fil (un tirant). L’exploitant et l’exploitation ne sont que les boucs émissaires du moment. On peut avec des photos de nids de poules en ville, et d’éléments d’habillage décrochés, nous faire peur, et les choses ne sont surement pas parfaites, mais de mon expérience de voyageur la catastrophe est encore à venir. Incidente: il est plus facile pour une administration de faire refaire totalement une route, que de gérer au fil de l’an le « point à temps ».

    Par jamas, le 20/08/18 à 10:08

    @ reiller,
    De mes souvenirs de RDM, tous les ponts anciens sont en structure isostatique. Il faut simplement y mettre le bon dimensionnement des ouvrages. Et l’entretien qui va avec derrière.
    Mais ce problème de l’entretien au foil du temps est réel.
    Dans le bâtiment, l’entretien peut couter plus cher que le remplacement pur et simple. D’autant qu’avec l’évolution des techniques, on remplace souvent par un produit de meilleure qualité. D’autant que le cout de la main d’œuvre dépasse fréquemment celui des fournitures. Cette écart a eu tendance à s’agrandir ces dernières décennies.
    Cela est il aussi valable pour le T.P. et les voiries ? A voir. peut-être oui, peut-être non. C’est vrai que dès qu’il faut payer une journée de bonhomme, la note monte vite. Alors nids de poules qui s’éternisent ou point à temps ? Je suis dubitatif.
    Je pense aussi que des routes moins larges et le 80 km/heure, mine de rien, vont dans les sens d’une meilleur durabilité du réseau routier. Dans un pays désargenté, cela est aussi à prendre en compte.

Par jamas, le 20/08/18 à 10:22

Correction : au -fil- du temps

Par reiller, le 20/08/18 à 10:56

@ jamas.
Pour les ponts à une travée vous avez raison, celui de Gênes est une succession de structures en T, une pile deux bouts de tablier. Et puis il y a ces tirants ,un seul par coté, c’est vraiment curieux; quand au béton , il me parait bien peu armé.

Les nids de poule présentés à la télévision ,il sont en ville, donc limités à 50 ou 30. Se débarrasser de ces creux de chaussée est assez simple: déclarer en mairie, un accident (de vélo par exemple) provoqué par le trou, c’est généralement provoquer son rebouchage, responsabilité légale oblige.

Par jamas, le 20/08/18 à 14:00

@ reiller,
Le pont neuf, le pont du Gard et bien d’autres sont des ponts anciens à multiples travées.
Le pont de Gênes effondré la semaine passée est c’est vrai bizarrement foutu, des haubans d’un coté et pas de l’autre.
Mais les édifices anciens sont souvent, moitié démolis, moitié reconstruits, revus, repris, modifiés… Les ouvrages retravaillés existent un peu partout. Ca n’est pas le problème. Le problème se situerait plus à mon avis au niveau du sous dimensionnement des ouvrages, les ferrailles par exemple comme vous le dites avec des ferrailles lisses et non H.A. ( fin des années 60, ça existait encore fortement), des granulats de mer… Voir les notes de calcul B.A. de l’époque (si on les retrouve !!!).
Le nids de poule sont partout, ville comme campagne. seulement comme les citadins râlent plus que les campagnards, on pense plus à ces nids de poule là. Pour la manière d’y remédier, c’est vrai il suffit d’évoquer la sécurité, la sécurité tous azimuts, et pour un oui ou pour un non… et le maire ou le président de conseil départemental ou ses services, ont la pétoche.

Par reiller, le 24/08/18 à 11:30

Actualités.
Le chèque syndical est à la mode …pour mettre fin au financement public des syndicats.
Curieux que de rajouter une source financement …pour mettre fin aux autres sources plus ou moins discrètes, de financement des syndicaux dits « ouvriers ».
Curieux de mettre fin au financement par l’état des syndicats, en créant un dispositif par lequel l’état employeur devra financer ces syndicats à raison de un chèque par salarié de l’état, fonctionnaire ou pas.

Allocation chômage des cadres .
On s’étonne que cette allocation puissent atteindre 6 000 €/mois (chiffre de mémoire); mais si l’on a en tête que les négociateurs « ouvriers » et patronaux, vivent tous dans un monde où l’on est fort bien payé, où est l’anomalie?

    Par jamas, le 26/08/18 à 09:47

    On continue d’être dans le toujours-autant, voire le toujours-plus d’argent public…alors qu’il faudrait être dans le urgemment-moins d’argent public.
    Et quasiment tout le monde acquiesce !

Par reiller, le 26/08/18 à 12:20

@Jamas.
Puisque vous abordez l’aspect financier, n’est il pas curieux qu’une association de défense des contribuables propose une voie de financement de plus dans un dossier qui en comporte déjà mille, au point que le rapport fait par un député sur ce financement des syndicats, a été interdit de publication! Je sais bien qu’il ne s’agit pas d’un impôt nouveau, mais seulement d’une charge pesant sur les entreprises; mais quand même.
Reste la question: la proposition du candidat à la présidence était elle irréfléchie, ou bien est ce une proposition socialiste soigneusement murie pour nous tromper?

Par jamas, le 26/08/18 à 19:19

@reiller,
Vous faites je présume allusion au rapport N. Perruchot datant de 2011-2012 dénonçant le financement public des syndicats, et mis sous le boisseau par le gouvernement de l’époque, ce qui ne grandit pas la démocratie.
Je ne sais si C.A. a poussé à la roue pour enterrer ce rapport. Si c’était le cas, ce qui serait quand même curieux, ça ne grandirait pas C.A.

Par reiller, le 27/08/18 à 08:20

@ Jamas.
C A n’est pour rien dans l’enterrement du rapport de M. Perruchot, enterrement qui fait partie de la culture du secret de notre démocratie (secret et démocratie sont pourtant inconciliables par définition, c’est donc démocratie ou secret).; simplement C A fait la promotion du chèque syndical. voie de plus de financement des syndicats ,si l’on ne supprime pas en même temps la multitude des voies existantes(utopique!).
Le plus probable est que ce chèque soit imposé au privé, et à lui seul, donc un impôt de plus portant sur le travail, qui ira bien entendu abonder les ressources des fédérations peuplées de fonctionnaires; mais dans l’autre cas c’est un financement étatique de plus via la masse des agents de l’état, donc le contraire de ce qui est annoncé pour justifier ce chèque syndical!

    Par jamas, le 27/08/18 à 17:07

    @ reiller,
    Compris. L’adhésion syndicale -ou la non adhésion-, chacun étant souverain en la matière, doit être libre. Donc en ce sens le financement public institutionalisé n’a pas de raison d’être.
    Mais si les syndicats en venaient à fonctionner  »à l’allemande » avec à la clé une mission sociale ou de quasi service public, l’affaire serait à ce moment là moins simple.
    Mais sur la question d’une mission de pure défense d’une ligne d’action revendicative d’ordre professionnel, comme vous, je ne vois pas la raison d’être d’un financement public des syndicats (salariés, patronaux ou libéraux, sans distinction).
    Et puis, vu nos dettes gigantesques, l’heure est plutôt à sucrer purement et simplement des charges publiques qu’à en rajouter.

Par reiller, le 28/08/18 à 16:51

@ Jamas.
Vous entrez là dans la stratégie gouvernementale dite du rabot: ce qu’il faut ce ne sont de vraies réformes, porteuses d’un meilleur fonctionnement des parties et du tout; les économies de bout de chandelles il en faut hélas vu notre situation ,mais cela ne fait que repousser un peu l’échéance finale.

Pour la fonction syndicale le vice est évidemment l’intrication avec les services de l’état, et les financements bizarres qui vont avec. Réformons cela ,et je suis pour le chèque syndical. La politique actuelle, au moins dans le discours, est de donner du poids aux syndicats dans les branches, je suis pour. Mais cela est il possible tant que le gros des troupes syndicales reste fonction publique? Tant que le recrutement de fonctionnaires y est archi favorisé (via le statut et ses détachements) cela peut il fonctionner? je réponds « non ». Donc on va dépenser un peu plus pour rien , comme d’habitude,…comme dans l’ancien monde dirait le président nouveau. Et cela faute d’évoluer vers une organisation de la fonction syndicale à l’allemande que ne souhaitent ni les syndicats (on comprend pourquoi!) ni les patrons qui craignent des syndicats dont finalement l’objectif est toujours plus de fonction publique ,et de management par les syndicats.

    Par jamas, le 28/08/18 à 17:52

    @ reiller,
    Personnellement, tant qu’on ne fait pas dans la réforme structurelle parce qu’on a peur des conséquences, le coup de rabot me va bien.
    C’est mieux que rien.
    je préfère ça à haranguer en disant qu’il faudrait réformer en profondeur… pour que au final rien ne bouge concrètement et que cela ne contribue en fait qu’à repousser les échéances.
    Avec des coups de rabots (et aussi c’est juste des augmentations d’impôts), en l’espace de quelques années on est quand même passé de 4,5% de déficits publics sur PIB à 2,7%.

Par reiller, le 29/08/18 à 12:07

@ Jamas.
Sans doute, un tiens vaut mieux que deux tu auras; mais comme il n’y a aucun discours politique pour « haranguer » les foules comme vous dites ,je suis certain qu’ils vont dans le mur.

Le plus probable ce sont de belles grèves type SNCF pour des réformes de façade comme pour la SNCF, avec quelques augmentations d’impôts, plus taxes sur notre reste d’industrie afin de bien conserver notre déficit du commerce extérieur (qui est une vraie perte de richesse nationale). Cette plaisanterie va durer tant que les taux d’emprunts resteront bas pour cause de peu d’emprunteurs (et non à cause de la confiance, que nous n’inspirons plus). Mais cela aussi ne va pas durer une éternité!

S’il n’y a pas reformes structurelles vraies ,c’est par idéologie, et la seule peur qu’il y ait c’est le manque de courage de perdre un peu du pouvoir absolu dont disposent notre bureaucratie.

Par jamas, le 30/08/18 à 10:17

@ reille,
Que peut il se passer ?
Eh bien comme personne ne veut, ne peut, n’a le courage ou ne sait comment faire dans la réforme de structure ( même E. Macron : cf la remise plat du statut des personnels de la SNCF… effectif en 2040 ou quelque chose comme ça !!!), on va certainement continuer à faire du coup de rabot de çi de là.
Et au final cela va créer des situations complètement décalées, du style : pas de sous pour remplacer une ampoule dans un hôpital mais des paquets grandissants d’argent public pour financer l’AME, ou : plus d’argent pour payer des consommables de la photocopieuse de la caserne locale mais des millions répandus en OPEX aux antipodes, ou pour un ou deux missiles lancés pour dire qu’on fait.
A force de coups de rabots jusqu’à la moelle, on en arrivera peut-être à une réorientation des choix plus basiques.
Et puis, vu nos dépenses publiques bien au dessus de celles de nos voisins, nos entreprises vont aussi avancer le fameux manque de compétitivité qui en découle. Pour l’instant celles qui exploitent parti de la situation en compensant avec le marché intérieur tirent peut-être leur épingle du jeu du fait du soutien à la consommation intérieur de part ce surcroit de dépenses publiques.
Mais ça n’aura qu’un temps. Et ça ne touche pas tout le monde.
Nous consommons de plus en plus étranger, au fil du temps.

Poster votre réaction

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Tenez vous informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter et suivez l'actualité de Contribuables Associés
(infos du moment, articles, dossier, vidéos...)

Sécurité et confidentialité