DETTE DE LA FRANCE

DETTE PAR HABITANT

Le 17/09/2008

Jean-François Copé pour la suppression de la taxe rSa ?

Jean-François Copé a fait savoir, mardi 16 septembre 2008, que le groupe UMP est favorable à une évaluation annuelle du dispositif rSa département par département. Il a annoncé le dépôt d’un amendement.

Le débat sur le rSa est loin d’être enterré. Alors que Martin Hirsch, le haut commissaire aux solidarités actives, lance un blog pour défendre sa mesure critiquée au sein même de la majorité, le chef de file des députés UMP Jean-François Copé fait savoir que son groupe est favorable à une évaluation annuelle du dispositif, département par département. Jean-François Copé, a annoncé le dépôt d’un amendement en ce sens lors de l’examen du projet de loi sur le revenu de Solidarité active (rSa).

Concernant le financement du rSa, qui fait débat au sein de la majorité, Jean-François Copé a estimé qu’il fallait  » mettre en place un système pour que, lorsqu’on aura trouvé d’autres sources de financement, on supprime la taxe  » de 1,1 % sur les revenus du capital et de l’épargne, prévue par le gouvernement.  » Il n’est pas question que cette taxe augmente dans les années qui viennent, elle a même vocation à diminuer, voire à disparaître dès lors que le rSa commencera à produire ses effets et que l’on trouvera des économies pour compenser cette taxe « , a-t-il précisé.

Le projet de loi sera discuté par l’Assemblée nationale, au cours de la session extraordinaire du Parlement, à partir du mardi 23 septembre.

Il convient de saluer la prise de position de M. Copé, mais il n’en reste pas moins vrai qu’une taxe de plus sera toujours une taxe de plus. On n’a jamais vu un impôt disparaître par la bonne volonté de l’État : il y a fort à craindre que la taxe rSa, à l’instar de la vignette automobile, ne soit là pour très longtemps.

C’est pourquoi, Contribuables Associés, fort des 50 000 Pétitions « Non à la taxe pour financer le RSA »  déjà signées, demande au Président de la République des économies budgétaires à hauteur du financement nécessaire, sans instaurer une nouvelle taxe sur les revenus du capital.

Cet article est taggé dans: