Ce que nous coûtent vraiment nos élus
La France compte 577 députés, 331 sénateurs, 2040 conseillers régionaux, 4054 conseillers généraux, 36 785 maires, plus d’un demi-million de conseillers municipaux…
Une étude publiée récemment par Contribuables Associés lève un coin du voile sur les coûts que génèrent l’entretien et les activités de cette pléthore d’élus.
A tout seigneur, tout honneur : le budget du Parlement s’élève à 819,8 millions d’euros (513,2 millions pour l’Assemblée nationale et 306,6 millions pour le Sénat). Les parlementaires ont augmenté leurs moyens de 9,3 % depuis le début de la législature, soit plus de 76 millions d’euros sur cinq ans. A elle seule, la chaîne télévisée parlementaire (Assemblée et Sénat), dont l’audience est négligeable, a bénéficié en trois ans d’une augmentation de ses crédits de 48,5 %: elle dispose en 2006 d’une dotation de 21,7 millions d’euros, contre 14,6 en 2003. En novembre 2001, le député Michel Bouvard avait pourtant déposé un amendement demandant la suppression de ce gadget ruineux…
Pour son entretien, chaque député perçoit mensuellement, entre son indemnité de base, ses indemnités de frais de mandat et les crédits qui lui permettent de rémunérer ses collaborateurs, 21 833,66 euros; et chaque sénateur, 20 376,45 euros, plus une subvention de 1 330,02 euros que la chambre haute alloue au groupe politique de l’élu.
A ces sommes s’ajoutent des « facilités » diverses: les parlementaires sont dispensés de payer une bonne partie de leurs appels téléphoniques et de leurs frais de courrier, voyagent gratuitement et bénéficient de prêts immobiliers à des taux qui défient toute concurrence. Ils ne sont en outre imposés que sur le quart de leurs indemnités de base et jouissent d’un système de retraite très avantageux, en particulier pour les élus issus de la fonction publique.
Nos parlementaires peuvent aussi améliorer leurs revenus grâce à un mandat local, dans la limite d’un plafond aujourd’hui fixé à 7 989,51 euros.
Si l’édile d’une commune de moins de 500 habitants ne perçoit que 623,94 euros mensuels bruts pour une mission qui relève de l’apostolat, le maire d’une ville de plus de 100000 habitants reçoit en revanche une indemnité de fonction de 5321,86 euros bruts. A ces sommes s’ajoutent des remboursements de frais divers qui, votés par le conseil municipal, correspondent davantage à une allocation qu’à une véritable indemnité.
Une autre astuce consiste à cumuler un mandat local avec la présidence ou la vice-présidence d’un syndicat intercommunal. Le président d’une communauté d’agglomération ou d’une communauté urbaine de plus de 200000 habitants percevra par exemple chaque mois 5321,86 euros bruts… Egalement intéressants, les mandats de conseillers généraux ou régionaux donnent lieu à une indemnité mensuelle comprise entre 1468,10 et 2569,18 euros bruts selon l’importance de la région, pour une tâche qui ne les épuise pas. Si cela reste insuffisant, une place au sein d’une commission permanente augmente les indemnités de 10 % et un fauteuil de vice-président avec délégation, de 40 %. Quant au président du conseil général ou régional, il perçoit 5 321,86 euros bruts, avec la jouissance d’un appartement de fonction et d’une voiture avec chauffeur.
Faut-il s’étonner après cela de croiser dans les couloirs du Sénat deux présidents de conseil régional, 33 de conseil général, 20 conseillers régionaux et 76 conseillers généraux ?
téléchargez l’étude » Ce que nous coûtent vraiment nos élus«







Le CPE sera remplacé par un contrat allouant 400€ mensuels (4800€ annuels)à l’employeur qui engagera un moins de 26 ans sans qualification. Le budget consacré à ce nouveau contrat sera de 300 millions d’€ alors que le précédent contrat ne coûtait rien, sauf les dégâts et dégradations commis durant cette triste période. Seront donc peut-être subventionnés 62500 emplois avec l’argent des 50% de contribuables qui paient l’IRPP.
Je propose donc une grève des contribuables qui n’auront pas été consultés sur cette dépense d’argent public d’un pays endetté à hauteur de 1100 milliards d’€.
La dette publique explosant, avec une ardoise atteignant désormais 1.138 milliards d’€uros, soit … 18.000 € par habitant , il est évident que parmi les causes arrive tout d’abord le nombre de fonctionnaires (vertigineux) : 6,2 millions, soit 27,3% de la population active (contre 15% environ au Royaume-Uni, en Allemagne, Etats-Unis et 8% au Japon), et parmi ceux-ci bien évidemment le coût des élus, leur nombre et leur taux de représentativité (4 fois ½ supérieur à celui des Etats-Unis)
MERCI pour ces infos, ainsi que pour votre votre très édifiant Argus parlementaire.
Tout cela étant tellement intéressant, je viens de le faire savoir sur mon blog avec liens de votre site, malgré qu’il paraisse très peu probable que tous ces nantis renoncent à tous leurs avantages !
Les parlementaires de Nouvelle-Calédonie bénéficient-ils de l’indexion dont bénéficient les fonctionnaires et qui augmente leur solde de 74 à 94 % selon qu’ils se trouve en poste à Nouméa ou en Brousse ?
Merci de votre réponse et félicitations pour votre travaiL
Bonjour, j’ai recu la version papier de votre monogrophie sur le cout des élus. Au dela d’un certain nombre de points de vue que je ne partage pas du tout, je tiens à corriger une affirmation contenue dans votre dossier: les conseillers municipaux de base ne sont pas indemnisés de maniere automatique!!! Pour se faire il faut qu’ils aient une déléguation du maire ou bien que la commune soit d’une taille importante. Sur les 557000 elus qui pour vous sont « en trop », vous pouvez en enlever prés de 500000 qui ne coutent quasiment rien. Oui il y a prés d’un elu municipal pour 100 habitants, mais quand ils ne coutent rien, qui s’en plaindra? d’autant qu’ils exercent leur mandat au detriment de leur vie familiale et professionnelle. Enfin vous comparez notre démocratie aux états unis, pays ou quasiment personne ne vote plus (un president est souvent élu avec 50% des voix soit moins de 25% de la population reélle), on aurait pu trouver mieux. Salutation. F. CHEMIN, maire d’une commune de moins de 1000 hbts
BONJOUR,
Félicitations pour votre action. La France qui est à la limite de devenir un pays en fallite de par son déficit ne peut plus se permettre de payer grassement ses hauts fonctionnaires. Il faut prendre exemple sur le Canada! :
1) Exiger de nos politiques, le gel de tout les salaires publics, vouar à les diminuer tant que nous ne seront pas revenus à un déficit de niveau acceptable « 10% ».
2) Publier un comparatif des salaires de nos ministres, deputés, et toute la classe politique avec les salaires de ceux de tout nos voisins européens. Faire le parallèle à poste égal. Nous aurions des surprises. Si nous parvenons à faire honte à nos élus tout changera.
la stucture de nos institutions datent de Napoléon, voire de l’ancien régime; à l’heure de l’informatique , des moyens modernes d’informations,il est grand temps, vital pour l’avenir de simplifier; nous avons mis en place des régions: pouquoi conserver les départements avec préfectures et sous préfectures avec des budgets « pharaoniques non justifiés; pourquoi +de 36000communes; supprimons les stuctures départementales! regroupons les communes pour une gestion plus efficace et moins coûteuse.Evidemment le nombre d’élus doit être revu à la baisse;
Cette nouvelle organisation verrait le nombre de fonctionnaires, entrer dans des normes supportables financièrement par les contribuables
Quel homme politique veut-il vraiment réformer? même réfflexion pour les textes de lois
Est-il normal qu’un maire qui perçoit une indemnité de fonction fixée au maximum légal jouisse en plus d’une voiture de fonction, sans que cet avantage ait été accordé par un vote du CM, dont il use quotidiennement pour des besoins privées et professionnels ? N’est-ce pas une façon de dépasser (illégalement) le montant de l’indemnité ? Est-ce punissable ?
Bravo et merci aux intervenants, mais une question reste posée si le nombre de fonctinnaires diminue, surtout les fonctionnaires des Collectivités locales qui ont des etablissements de formation spéciaux, que deviendront ces personnes dans cette période où le chômage est au plus haut niveau ? Quel homme politique aura le courage et la volonté de faire baisser les indemnités des élus nationaux et régionaux ? la manne qui en résulterait permettrait de payer les fonctionnaires des collectivités locales à réduire en nombre. le Département avec son Conseil Général est un trop bon fromage c’est pourquoi les elus ne veulent pas faire leur nuit du 4 Âoût pour ne laisser localement que la Région en diminuant le nombre d’élus
Le regroupement des 36000 communes pourrait se faire sous le vocable de « Pays » pour celle de moins de 100 000 habitants. Le FN en a jeté l’idée
mais persone n’en a parlé, groso modo le « pays » serait le canton actuel ce qui diminuerait considérablement le nombre d’élus. De toute façon l’augmentation de l’activité et du PNB seule permettra la normalité de la dette publique et de la représentation démocratique à tous niveaux
Les députés nous coutent certainement très cher. Mais le plus grave n’est-il pas qu’ils ne servent pratiquement plus à rien si ce n’est à rédiger des lois favorables à tel ou tel groupe de pression. Meme budjet leur est imposé… sans parler du contole de l’execution de ce dernier.
Evidement, remettre en question la rémunération des élus revient à poser la question de la structure et de l’organisation de notre système politique dans son entier.
Il n’existera pas un seul homme politique qui osera la poser réellement, tant les intérêts respectifs avérés sont considérables. Ainsi tout se passe comme si la démocratie satisfaisait chacun. Il n’en est rien.
Aujourd’hui la démocratie consiste, pour un politique, à saupoudrer de subventions les nécessiteux qui, probablement non initiés à la chose par manque de connaissances, croient en eux comme en autant de bienfaiteurs. Ceci pour les nécessiteux (3eme age, chômeurs, jeunes…). Pour les connaissants, les professionnels de la chose politique, les malins, les cyniques au sens commun du terme, qui peuvent parfois, souvent même, réunir ces 3 qualités dans une seule personne, la démocratie consiste bien évidement à se graisser sur la bête en se goiffrant des avantages tirés, apparemment légalement, du système. Je dis apparemment légalement, car il sont les tenants et garants de la légalité qu’ils configurent et adaptent.
Ainsi au quotidien le Français Lambda se nourrit-il du plat de « La-Légalité-Démocratique-à la-Sauce-Elu-du-Peuple »; plat qui n’est en fait que les reliefs du fastueux repas dont quotidiennement les élus se régalent.
Là où le cynisme atteint son comble, est que, pour organiser le dépouillement soft de l’individu, afin qu’il se taise, les politiques ont instrumentalisé les administrations à leur profit, dans un intérêt bijectif élu-administrations bien compris par les deux parties, et bien rodé par des années d’exercice et d’amendements, amenés par le seul jeu démocratique et les errements de chacun , qu’il soit individu, citoyen, groupe, lobby ( au rang desquels les syndicats,les grands corps, les entreprises etc.) Alors, l’élu utilise les Administrations à la justification et à la pérennité de son existence dans le système actuel, dans la seule recherche démocratique, dit-il ou croit-il, ou encore fait-il semblant de croire.
Les Administrations serviles parce que servies, font en sorte de subvenir à toutes demandes émanant d’élus, aussi ineptes soient-elles. Et, en contrepartie, les élus font en sorte de satisfaire leurs administrations qui les servent si bien. Ceci aboutit bien évidement à se voter toutes les augmentations, à s’octroyer tous les jetons de présence et émoluments les plus royaux, tout cela par la justification administrative fallacieuse, ayant toutes les apparences de légalité. Ainsi les élus ont-ils pris toute Liberté avec Légalité pour asservir la Fraternité entre les français anesthésiés.
Bref, nous voici revenus comme au temps des « Rois Fainéants » qui prospéraient sur le dos d’un servage. Servage, aujourd’hui, classe moyenne, muselé par le baillon démocratique et par ce qu’elle a encore à perdre.
Il faudrait bien, pour que les choses changent commencer par avoir le courage de dire:
« Supprimons la dette Publique! Réduisons le train de vie de l’Etat et des administrations « . Mais comment un politique qui vit de sa fonction pourrait-il s’y résoudre?
La France, pays aux 60 millions d’habitants, aux 20 millions de foyer et aux 6 millions de fonctionnaires et para-fonctionnaires, soit, avec un brassage régulier théorique,un fonctionnaire par famille.
Comment, connaissant ces chiffres, un élu professionnel pourrait-il décemment dire, il faut réduire le nombre de nos fonctionnaires, quand cette parole sera perçu par certains comme si l’on allait ôter toute source de revenu à certain ménage?
Il est malheureusement à craindre que ni Ségo ni Sarko et autres Lepen n’ont les qualités d’un grand homme d’état, celui qui a une vision transcendante pour le pays, le peuple.
Ils ne peuvent, par conséquent, nous sortir de cette ornière que tous avons creusée. Trop occupés à se faire des niches, pour accéder au droit de se servir en premier après avoir partagé le dessert. Quand je pense que, en allant vote, nous allons leur donner la légitimité démocratique, un blanc-seing pour leur agissements futurs, je me dis que la démocratie à la française est bien mal partie, elle tient de la médiocratie et conséquemment de la merdocratie. Pas étonnant que le coq gaulois continue de chanter les pieds dans la merde, il est dans son élément.
Bravo pour ce « ce que nous coutent nos élus » qui prouve que nous, électeurs, sommes biens braves ou un peu couillons.
J’observe tout de même ce qui semble une erreur page 14 : indemnité conseillers municipaux de 220€/mois! d’où cela vient-il? par contre ne sont pas comptés les présidence et vice présidence de syndicat sans fiscalité propre (Dieu qu’il y en a!) non plus que les compléments de salaires des secrétaire de syndicats qui en général cumulent eux aussi (il faut bien laisser des miettes aux collaborateurs fidèles).
Lorsque je pense aux dernieres déclarations du 1er ministre et de lagarde : nous allons nous attaquer aux niches fiscales!! lesquelles? celles pour les riches ou pour le français lambda?? les chéques vacances et restaurant ou la non imposition des plus riches qui eux « nichent » sur les bords du lac léman?? On les surnomme les uemps de la suisse!
Quand je pense aussi aux restaurateurs à qui l’on a fait un cadeau de 2 milliards € et rien en contre partie!Et le train de vie des élus de tous bords, leurs salaires, leurs avantages sur les retraites? et l’on voudrait que l’on se serre encore un peu plus la ceinture! Là faut arréter, la ceinture on va leur mettre dans leur sale gueule et pis c’est tout. Merde je suis dans une colére noire et c’est pas bon pour ma santé. mais je pensequ’uil faut aller leur mettre sur la gueule à la sortie de l’assemblée nationale.