Contribuables Associés

Le devoir d'un président

Les résultats des élections municipales des 9 et 16 mars 2008 constituent un revers indiscutable pour le parti du président, et donc pour celui-ci lui-même. Dans le même temps la crise économique mondiale, qui couvait, rampante, depuis le mois d’août 2007, semble prendre un tour plus dramatique.

Le spectre de la récession est dans tous les esprits (sauf peut-être ceux de la forteresse de Bercy …). C’est dans ce contexte, plus difficile qu’il ne l’était en mai 2007, qu’il convient d’apprécier les marges de manoeuvre du gouvernement.

Une chose est à mettre à son actif : il a popularisé l’idée de la réforme, et l’opinion, semble-t-il, juge que la situation exige des réformes de structures.
Reste à les concevoir et surtout à les mettre en oeuvre, en les faisant accepter, y compris par ceux qui auront sans doute à en souffrir…

Employé au singulier ou au pluriel, le mot réforme recouvre des changements forts disparates. Puisque, en prononçant le mot, on pense aussi bien à la modification des régimes de retraites par répartition qu’au statut des chauffeurs de taxis, problèmes qui évidemment ne sont pas tout à fait du même ordre…
Pas de réforme sans méthode, le calendrier étant un élément essentiel de celle-ci. Or, désormais, le temps presse. Le chef de l’État disait vouloir mener de front tous les chantiers.
Il ferait mieux, désormais, de les hiérarchiser et de commencer par le plus important,
le plus attendu, le mieux admis (en dehors de la nomenclature et la pensée unique) qui est celui de la réduction des dépenses publiques.

Que l’État donne l’exemple de l’équilibre de ses comptes, après 35 ans de déficits successifs, et les autres réformes pourront être engagées plus facilement, dans la foulée.