Retraite : la capitalisation est, et restera, le bon choix
Publication du compte rendu du 23ème Rendez-vous Parlementaire du contribuable présidé par Dominique Tian, député des Bouches-du-Rhône
Prôner la retraite par capitalisation en ces temps de crise peut sembler une provocation. Les économistes Jacques Garello – professeur émérite à l’université Paul Cézanne d’Aix-en-Provence et président de l’Association pour la Liberté Économique et le Progrès Social (ALEPS) – et Georges Lane démontrent le contraire, eux qui ont coécrit « Futur des Retraites et Retraites du Futur », édité par l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF) et Contribuables associés : à terme, la capitalisation est toujours gagnante.
Victoria Curzon-Price, professeur à l’université de Genève et administrateur de l’IREF, explique comment les Britanniques ont, très tôt, aménagé des passerelles vers la capitalisation pour répondre au défi démographique qui s’annonçait.
Jacob Arfwedson évoque l’expérience chilienne, qui est la référence concernant le délicat passage de la répartition à la capitalisation. Il a traduit en français le livre de José Pinera, le ministre chilien qui mit en oeuvre cette réforme.








Oui, vive la capitalisation !!! D’ailleurs voyez les retraités qui ont capitalisé avec Bernard Madoff, avec Sir Allen Stanford ou Robert Maxwell (en GB à la fin du siècle dernier pour ceux qui ont de la mémoire, des milliers de petits retraités se sont aussi trouvés ruinés), ils ne vous en diront que du bien. Après tout le (retour au) travail, c’est la santé.
Dommage aussi pour ceux qui avaient capitalisé avec GM, Bear Sterns, CIT etc. et dans une moindre mesure toutes les retraites dépendant des indices boursiers.
Sans parler des retraités britanniques, qui on vu leurs retraites (capitalisées) fondrent comme neige au soleil avec la dévaluation de la bonne vieille livre sterling. Perte d’achat de 30% (contre l’euro) en quelque mois, tout de même. Comme les banques anglaises étaient gérées par des casinotiers et des contrôleurs indigents, cette dévaluation reflète uniquement une dette privée (celles des banques) qui a été (va être) épongés par le public : les contribuables.
Ce dernier exemple illustre avec le plus de pertinence mon propos. Tant que la bourse monte (et la démographie baisse) tout le monde vous dira que le bon sens appelle à la capitalisation. Chacun pour soi et Dieu pour tous. Puis, au premier Krach on appelle ce pigeon de contribuable à la rescousse. Les contribuables paient de impôts pour sauver leurs propres fonds de pensions investis en bourse. Très injuste pour ceux qui n’ont pas de fonds de pension. Et de plus, c’est de la bonne vieille retraite par répartition (tout le monde paye) déguisée en retraite par capitalisation.
Ainsi, dans tous les cas, c’est le contribuable qui payera, que l’on passe par la case bourse ou directement par la case Etat. Certes ne pas passer par la case bourse, c’est éviter d’enrichir les patrons du S&P, CAC, FTSE… et les financiers de Wall Street et de la City.
Bien sûr, nos amis libéraux vont nous expliquer que cela n’est pas le vrai libéralisme, un dérapage qui ne devrait pas exister, et que bien sûr il ne mange pas de ce pain-là. Cela me fait penser aux communistes français qui nous expliquent que le soviétisme n’était qu’une travestie du marxisme.
En somme, ma réflexion est la suivante, l’idéologie (qu’elle soit libéral où socialiste) ne doit jamais remplacer le bon sens. L’idéologie, c’est en vérité le début d’un déni de réflexion.
La vérité n’est ni blanche ni noire, elle est grise : dans les deux systèmes, capitalisation et répartition, il y aura des floués, certes pas toujours les mêmes, ni dans les mêmes proportions.
Conclusion et conseil : Inutile d’être un génie pour voir que la pyramide de Ponzi de Madoff est du pipi de chat à côté de celle que Marianne nous prépare. Mais je n’aimerais pas non plus être un retraité capitalisé en obligations d’états (US, GB…) et en actions, car la plus grande pyramide de Ponzi, c’est bien sûr le dollar lui-même… Le salut me dirait vous… il est de couleur jaune, pour bonne partie au moins.