Finances publiques et sortie de crise
Publication du 26ème Rendez vous Parlementaire du Contribuable Présidé par Alain Moyne-Bressand, député UMP de l’Isère et chef d’entreprise
Malheureusement, la crise exacerbe l’interventionnisme étatique, avec les plans de relance par la demande qui aggravent le surendettement public. La sortie de crise passe, au contraire, par la diminution de la dépense publique. Alain Moyne-Bressand, député UMP de l’Isère, montre qu’un État trop dépensier peut faire faillite.
En France, la dette publique aura atteint 75 % du PIB en 2009 et les intérêts de la dette – 43 milliards d’euros – sont la deuxième dépense du budget de l’État. Pascal Salin, économiste, professeur émérite à l’Université Paris-Dauphine, pointe le rôle déterminant de la création monétaire débridée des banques centrales, source de bulles spéculatives, dans l’émergence de la crise. Et le phénomène s’aggrave…
Le professeur Salin explique que la diminution de la dépense publique, donc des impôts, stimulerait le travail et l’épargne, et que celle-ci s’investirait alors dans l’économie et la ranimerait. Car l’épargne française, comme le montre Jean-Michel Fourgous, député UMP des Yvelines, sert principalement à financer la dette publique au lieu d’alimenter l’investissement productif. Il prône un bouleversement du recrutement des élites du secteur public, étrangères aux réalités de l’entreprise et intoxiquées par la culture de la dépense publique.
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