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L’endettement de l’Etat : stratégie de croissance ou myopie insouciante ?

6 ème étude publiée par Contribuables Associés réalisée par Pierre Garello et Vesselina Spassova .


résumé

1. L’endettement de l’État a connu une forte croissance depuis les années quatre-vingt. En 2003, il dépasse les 63 % du PIB si l’on fait la moyenne des vingt-cinq pays de l’UE, et 70% du PIB si l’on se limite aux pays de la zone euro. La situation est encore plus alarmante si l’on compare la dette publique, non pas au PIB, mais aux recettes de l’État.

2. Le mode de financement de la dette a lui aussi changé. Elle est aujourd’hui financée, non plus « par l’inflation », mais par l’emprunt. Ces emprunts seront remboursés par les générations futures. En attendant, les répercussions sur les marchés financiers sont importantes.

3. L’endettement de l’État est d’autant plus problématique qu’il sert à financer des dépenses de fonctionnement (gonflées par le coût de la solidarité), alors que le niveau des investissements publics est à son niveau le plus bas (en France, il représente moins de 12 % des recettes fiscales).

4. L’endettement s’accompagne donc d’une baisse générale des investissements qui tient à deux raisons: l’augmentation des dépenses de fonctionnement et la baisse des investissements privés par effet d’éviction.

5. Pas d’investissement, pas de croissance! Cette absence de croissance engendre un accroissement des dépenses « sociales » de l’État, qui creuse les déficits et… aggrave l’endettement.

6. Pour sortir de ce cercle vicieux endettement-ralentissement économique (voire récession), la solution la plus évidente réside dans une réforme de l’État que peu de pays ont engagée à ce jour. Si rien ne change (en particulier en ce qui concerne les dépenses sociales), les marchés financiers ne manqueront pas de sanctionner une gestion incohérente de l’argent public.

2 commentaires pour “L’endettement de l’Etat : stratégie de croissance ou myopie insouciante ?”

  1. Super intéressante, votre étude…
    Sauf la dernière partie consacrée aux “pistes”
    Passer au secteur privé …ben voyons…
    je crois savoir qu’en ce qui concerne les retraites, par exemple, aux USa,
    cela fonctionne….disons …moyennement…
    Quand aurons-nous des dirigeants capables…

  2. Afin de réduire les dépenses de l’état, entre autre, il faut faire un audit des rémunérations, primes et avantages en nature des 15 0000 hauts fonctionnaires, faire des coupes drastiques et surtout qu’il y ait, enfin, une transparence totale de ces dépenses, publiées périodiquement pour renseigner celui qui se saigne aux quatre veines -le contribuable-.

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