Pour les contrôleurs aériens : trop, c’est jamais assez !
Article extrait du Cri du Contribuable numéro 12
Avec vingt heures de travail hebdomadaire effectif et des avantages à faire pâlir d’envie leurs collègues étrangers nettement moins nombreux, les contrôleurs aériens français pratiquent à leur manière le service minimum mais souvent à sens unique et trouvent encore des raisons de se lamenter sur leur sort, en partisans de l’éternel « toujours plus » au non de la sécurité… de leur emploi.
À l’évidence, les contrôleurs aériens français se portent bien et, mieux, se font du gras si l’on considère la situation de leurs collègues étrangers. Il apparaît en effet que leur charge de travail est 6,5 fois moindre que celle de leurs homologues américains, et 2,5 fois moins importante que celle des Britanniques ou des Allemands tout aussi qualifiés, tout aussi préoccupés par la sécurité de leurs vols, et tout aussi performants.
Si nul ne conteste leurs compétences, ils devraient néanmoins méditer devant les chiffres: 4 113 contrôleurs aériens en France, contre 1 650 au Royaume-Uni, 1 700 en Allemagne et 1 600 en Italie. C’est là une des anomalies dénoncées régulièrement par la Cour des comptes, des commissions parlementaires et l’Institut français de recherches sur les administrations publiques (iFRAP), lequel a constaté que les contrôleurs aériens français et les personnels de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) « ont une productivité particulièrement faible alors qu’ils bénéficient d‘avantages nombreux et injustifiés : salaires, primes, temps de travail, etc. »
Des dérives
En 2002, dans son rapport sur le contrôle de la navigation aérienne, la Cour des comptes n’hésitait pas à dénoncer les dérives d’une politique des effectifs dictée par les syndicats à travers des protocoles triennaux qui ont amené une accumulation de mesures sans équivalent dans la fonction publique: refonte constante des statuts, création de nombreux emplois budgétaires, progression substantielle des rémunérations principales et accessoires, auxquelles ne répondent guère de contreparties en terme d’organisation du travail.
En particulier, la « durée de “temps de présence” et de “tenue de poste” française est, avec l’Italie, pays où les contrôleurs aériens sont moins rémunérés, la plus basse en Europe. » Si la moyenne européenne varie de 35 à 38 heures pour le temps de présence et d’environ 30 heures pour la tenue de poste, elle est en France de 32 heures dont 20 à 24 heures de tenue de poste effective. S’agissant du temps de travail, les contrôleurs aériens français jouissent ainsi de la situation la plus favorable en Europe, avec un salaire mensuel qui oscille entre 4 000 et 8 000 euros, y compris les primes (70 % de l’ensemble).
Fonctionnaires, les aiguilleurs du ciel français, qui tirent une partie de leur salaire des redevances aéronautiques, bénéficient en plus d’un statut spécial qui prévoit des dérogations particulières au statut de la fonction publique. Ils jouissent notamment d’avantages définis dans une loi du 31 décembre 1989: « classement hors catégorie pour leurs indices de traitement », limite d’âge fixée à – 57 ans, octroi d’une majoration de la pension servie, égale au cinquième du service effectif – dans la limite de cinq ans ou « bonification du cinquième », « allocation temporaire complémentaire » servie pendant huit ans aux retraités pour améliorer leur revenu de remplacement.
Tour d’ivoire
Certes, la réalité du métier de ceux que l’on nomme les « aiguilleurs du ciel » n’est pas toujours des plus simples à cerner, mais sa complexité et les – responsabilités qui lui sont liées se retrouvent également chez nos voisins européens, moins bien lotis, à charge de travail égale. On s’en doute, les Français contestent la validité – du rapport nombre de vols/nombre de contrôleurs et parlent de situations variables selon les pays. Ils expliquent, par exemple, que le trafic aérien enregistré dans le nord du Royaume-Uni « n’est en rien comparable tant en volume qu’en structure à celui traversant la France, pays au cœur de l’Europe économique et passage obligé pour tous les avions se rendant vers les aéroports les plus importants du continent. Les chiffres d’effectifs sont donc incomparables puisqu’ils ne représentent pas du tout le même volume de service. »
D’où l’obstination des contrôleurs français, qui s’accrochent à leurs privilèges et le font savoir: il ne se passe pas une année sans que soit déclenchée une grève. Un petit groupe décidé peut alors paralyser l’ensemble du trafic. Dans ce contexte, les grévistes, d’ailleurs assurés de n’être pas sanctionnés, ne sont pourtant pas les plus à plaindre, même s’ils invoquent le motif de la sécurité, une sécurité susceptible d’être remise en cause, à leurs yeux, par le spectre de la privatisation. Il est vrai que la dérégulation du ciel européen et la création du ciel unique, ainsi que les progrès informatiques, entraînent des modifications profondes de concepts nationaux dont il faut aujourd’hui s’affranchir afin d’aboutir à une harmonisation des procédures, à une plus grande souplesse de la gestion d’un trafic, lequel, d’après Eurocontrol (Agence européenne de contrôle de la navigation aérienne), doublera d’ici à 2025 : à cette date, le nombre des vols enregistrés dans le ciel de l’Union européenne, Turquie comprise, devrait passer à 17,17 millions.
Comment l’espace aérien européen relativement étroit pourra-t-il absorber sans risque ce trafic, soit actuellement plus de 20 000 vols par jour, sans une plus grande harmonisation du contrôle européen ? C’est d’autant plus vrai en France, plaque tournante de la circulation aérienne européenne, où les contrôleurs gèrent 7 000 vols et survols quotidiens du territoire national. Il faut donc que cessent les résistances. Pas facile dans un pays comme la France où les communistes estiment encore que « le ciel européen n’a pas besoin d’une déréglementation supplémentaire mais plutôt de davantage de service public ». Dans ces conditions, à quand le retour de l’aviation à hélice ?







Comment réduire ses avantages indus, sachant que l’ensemble de la DGAC bénéficie également d’avantages… pas toujours justifiés?
Comment faire accepter les changements nécessaires là, comme dans d’autres administrations, sans une communication forte pour informer les français et un couraexempl
il n’y a qu’une solution, celle que Reagan a appliquée aux contrôleurs américains : les pousser à la grève, tous les virer et les rembaucher ensuite avec un salaire revu à la baisse. Ce n’est certainement pas avec l’UMPS qu’on y arrivera.
Ce que dit l’article, c’est que le temps de travail est plus faible que dans d’autres pays européens.
Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que le salaire aussi est plus faible.
On pourrait aussi compter le nombre de cadres supérieurs pantouflards à gros salaires embauchés par leur ‘potes’ dans le privé, ainsi que le nombre d’heures de travail effectif!
C’est catastrophique cet article caricatural et ces remarques. Les controleurs aériens ont la vie de gens entre leurs mainss. Si on compte qu’un controleur traite 12 avions à la fois, avec une moyenne de 150 personnes par avion, un controleur aérien à la vie en main de 1800 personnes à la fois à chaque instant. Il s’agit de responsabilité…bref.
Ceux qui critiquent feraint mieux d’aller dans un centre de contrôle voir ce que c’est!
Je ne vois pas quels avantages indus les personnels de la DGAC bénéficient. Les controleurs ont un savoir faire qu’ils acquièrent sur une zone géographique. S’ils sont débauchés, personnes peut les remplacer, pas même les militaires qui ne connaissent pas les terrains et les procédures en usage.
Ridicule….. Cet article est lamentable: le manque, les fausses informations et les ommissions (volontaires) couvrent cette page…
Comme le dit le commentaire précedent, il faut comprendre et se rendre compte des choses en allant sur le terrain voir ce qu’il se passe.
Entre autres bêtises: les salaires, juste un petit ordre d’idée pour remettre les pendules à l’heure:
Belgique: de 7000 à 10000 euros nets mensuels
Suisse: 7000 à 13000
Portugal: 8000 à 14000
Espagne: 13000 à plus de 20000 euros mensuels.
à bon entendeur salut!
Tout à fait d’accord avec le commentaire précédent. Cet article est scandaleux. Les controleurs aériens sont bien moins payés que leurs collègues européens, le système français préférant insister sur la SECURITE en faisant attention au temps de travail et sur l’effectif de chaque centre. Je rappelle que la France est le pays le plus survolé d’europe.
De plus ce métier n’est comparable à aucun autre poste connu du grand public: un controleur aérien ne traite pas de questions d’argent ou de produits d’entreprise derrière un bureau!! Il ne va pas boire un café lorsqu’il sature. Il gére une situation où il n’a pas le droit à l’erreur, où chaque seconde est importante. Sa charge de travail le stresse et il enchaîne les messages à une vitesse folle pour séquencer une vingtaine d’avion qui arrivent en même temps. Ces avions sont remplis de passagers.
Alors pour ceux qui parlent sans savoir, je les invite à se présenter à la tour de roissy et d’observer, tout simplement.
Enfin pour les grèves, elles ne concernent généralement qu’une poignée de controleurs (peut-être une cinquantaine), sur 4000 en poste. Même si ces grèves font la une du JT, je pense qu’il faut relativiser.
Le manque de courage des pouvoirs publics (de tout bord) devant les avantages des contrôleurs aériens s’appelle le syndrome Clément Marot.
Rappel: mars 1973, les contrôleurs sont en grève.. Pompidou réagit en affectant leurs responsabilités aux militaires français (plan Clément Marot)… les mili ne connaissent pas bien les procédures civils et encore moins bien l’anglais et la phraséologie du métier… 2 avions espagnols se percutent au dessus de la région de Nantes… 69 morts.
Plus personne ne veut prendre le risque d’un nouvel affrontement direct, et depuis les syndicats usent et abusent.
Pour bien comprendre la réalité de ces métiers, il faut observer la trajectoire d’un contrôleur., depuis sa formation jusqu’à sa prise de poste.
Les critères d’entrée à l’ENAC favorisent les profils psychologiques de pervers narcissiques paranoïaques, tels qu’on peut en rencontrer chez les serial killers. Les nouvelles recrues sont soumises à un entraînement incroyablement sadique, notamment le tristement fameux stimulateur de viol. Ceux qui franchissent cette initiation se retrouvent enrégimentés dans un véritable al-Qaida du vice, à base de coke et de putes, le tout baignant dans une idéologie suintant le communisme le plus écoeurant.
Une fois hors de toute atteinte, dans les si bien nommées « salles de contrôle », ces soldats fanatisés du stupre et de la débauche passent leur temps à boire et à se livrer à des paris juteux sur les trajectoires des appareils dont ils sont censés avoir la charge. Certains s’amusent à désorienter les commandants de bord en leur passant des consignes en verlan, forçant ces malheureux à communiquer entre eux par des appels de phare. Il se murmure d’ailleurs que les enquêtes autour du 11 Septembre ont soigneusement évité d’évoquer la possibilité d’un « effroyable aiguillage », preuve s’il en est de l’incroyable pouvoir de nuisance de cette quasi-secte maçonnique.
Il faut vite délocaliser cette activité dans des centres d’appels off-shore, afin que le marché rétablisse un rapport de forces non faussé entre ces privilégiés et les consommateurs.
Je remarque 3 choses en lisant l’article et les commentaires:
1) Il est très facile de démolir en déversant des contre-vérités qui ne sont étayées d’aucun argumentaire , comme par exemple le commentaire précédent, simple déversoir de mensonges et de haine. Suffit-il de calomnier sans preuve pour être cru?
2) L’auteur de l’article n’y connait absolument rien en aviation civile! Et je le rassure, beaucoup d’ingénieur beaucoup mieux formés et surtout beaucoup plus crédible travaillent en coopération avec les contrôleurs (ingénieurs eux aussi!) pour l’organisation du contrôle de demain!
3) Le budget annexe de l’aviation civile (BAAC) est indépendant du budget de l’Etat et alimenté par les redevances aériennes (les plus faibles de tous les pays d’europe!). Le contrôle aérien francais ne coute donc rien l’Etat! Et bien au contraire si l’on veut être privatisé, c’est certainement parce qu’il génère assez de pognon pour interessé le privé (cf autoroutes, nucleaire, et sncf scindée de Réseaux Ferrés de France déficitaire et donc resté public).
Enfin, c’est le plus drôle et le plus humiliant pour l’auteur de l’article (qui aurait mieux fait de mieux se documenter) mais l’on parle d’un retour de l’avion à hélices dans les prochaines décénnies car beaucoup moins gourmand en pétrole que le réacteur et donc meilleurs rendements vitesse/consommation! Ce sont dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures!
C’est tout simplement inadmissible. Aui peut prétendre gagner 4000 à 7000 euros de nous jours en ne travaillant qu’une trentaine d’heure par semaine. C’est Ingenieur gagne en moyenne de 3000 à 5000 euros pour 40 à 50 heures par semaine. Le pays est en faillite et on comprend pourquoi….
N’oublions on pas que c’est nous qui nous levons tous les jours pour créer de la richesse pour payer ces priviligiés. Ces privilégiés qui par leurs grèves fréquentes ne répondent même pas à leurs obligations les plus élémentaires de service publique
Les contrôleurs aériens c’est comme les dockers en Martinique: gagner plus en travaillant moins.Je cotoies 3 contrôleurs dont 2 dans ma cage d’escalier: ils ne me paraissent pas stressés et vivent très bien de leur travail car effectivement en faisant souvent grève à l’approche des fêtes ils ont obtenus des avantages que beaucoup de fonctionnaires d’autres administrations pourraient leur envier.
Comment peut-on espérer une réforme de leur statut au niveau europééen car ils protègent leur pré-carré
quand je vois que l’aeroport de la rochelle est fermé depuis lundi c’est un scandale car je comprends que peut etre le salaire à orly est justifié mais quand vous voyez les pauvres de la rochelle qui gére 4 à 10 avions de ligne par jour, un commandant qui a une voiture de fonction pour aller de sa maison de fonction à la tour de controle 200m et tous ces pilotes licenciés qui peuvent les remplacés car un pilote de ligne est loin de démarrer avec un salaire de controleur et il est la haut lui,pour moi les controleurs et les meteos sont les plus grands faignants de france cordialement
Moi je suis coincé au sol et je n’irai pas au 88 ans de ma mère. Merci à la poignée de grévistes. Ils ont gagné: je suis maintenant contre le droit de grève des controleurs aériens et ils bénéficient de toute mon antipathie. j’espère bien que l’on ne va rien faire au niveau de l’état pour aller dans le sens de leurs revendications