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L’OCDE prône la réduction du nombre des fonctionnaires en France

Article extrait du Cri du Contribuable n°9, en vente chez votre marchand de journaux

Créée en 1960, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est un forum d’études économiques et sociales regroupant trente pays développés, dont la France.

Elle rédige annuellement une étude économique sur chacun d’entre d’eux. Un de ses chefs, économiste et chef du département d’études économiques, Jean-Philippe Cotis a fait partie de la récente commission Pébereau sur la dette. La dernière étude de l’OCDE consacrée à notre pays revient précisément sur la question de la réduction du nombre de fonctionnaires. Elle souligne premièrement l’insuffisance des mesures prises par les derniers gouvernements français : « Pour ce qui est de l’emploi du secteur public, malgré les premières mesures de réduction, les autorités n’ont pas encore pris d’engagement suffisamment important concernant une diminution progressive de l’emploi à moyen terme, et les mesures de revalorisation des salaires dans le secteur public qui viennent d’être décidées limitent la capacité de maîtrise de la masse salariale. »
Ce même rapport 2005 souligne également l’opportunité démographique qui s’ouvre à la France en matière de réduction du nombre de fonctionnaires : « Compte tenu des pressions grandissantes au niveau des dépenses liées au vieillissement, il est nécessaire de maîtriser étroitement les dépenses publiques directes, notamment par des réductions d’effectifs rendues possibles par le grand nombre de fonctionnaires partant actuellement à la retraite, et de limiter les dépenses concernant les salaires et les traitements. »
Notre gouvernement est à un tournant : suivre la voie de la raison et profiter des conditions historiques favorables à un redressement des finances publiques ainsi que de la majorité absolue dont il dispose à l’Assemblée ou choisir de ne pas mécontenter les laudateurs de la fonction publique, à peine plus d’un an avant les prochaines échéances électorales. On peut s’estimer inquiet.

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