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Les français remboursent les dettes de l’ÉtatThème(s) : Dette publique -
Jour de libération fiscale
Dossier jour de libération fiscale
Les hommes politiques reprennent de plus en plus les thèmes de campagne de Contribuables Associés. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie et des Finances, avait clairement fait allusion au « jour de libération fiscale », en rappelant que les Français travaillent pour l’État « du 1er janvier au 1er juillet ». Manquait quinze jours sur le véritable calendrier de la fin du servage administratif. Nous n’en tiendrons pas rigueur au nouveau président pour ne retenir que la charge symbolique de son intervention. Un autre ministre des Finances a repris un autre symbole créé et popularisé par l’association, à savoir, l’image d’un bébé pas content, qui trouve en cadeau de naissance une dette faramineuse de 17 000 euros dans son berceau ! En 25 ans, la dette publique est passée de 206 milliards (21 % du PIB) en 1980, à plus de 1 100 milliards (66,6 % du PIB) en 2005. Autrement dit, en 1980, les Français auraient dû travailler pendant 77 jours pour rembourser la dette publique. En 2005, il leur aurait fallu y consacrer intégralement 243 jours de labeur. Encore ne s’agit-il là que de la fourchette « basse » de l’endettement public, mentionnée dans un rapport remis en décembre 2005 par Michel Pébereau à Thierry Breton, et qui fit grand bruit. À cette dette « financière », qui est celle des administrations publiques, il convient d’ajouter, selon Michel Pébereau, divers autres engagements de l’État, en particulier les retraites des fonctionnaires. L’endettement réel de l’État serait alors compris entre 1 500 et 2 000 milliards d’euros. Ces 2 000 milliards d’euros représentaient en 2006 environ 113,5 % du PIB, ce qui signifie que nos compatriotes auraient dû travailler, pour parvenir à l’éponger, du 1er janvier 2006 au… 20 février 2007, soit un an et 50 jours ! Thierry Breton a voulu, ou paru, réagir, en réduisant de deux points de PIB la dette « financière », qui est en effet passée de 66,6 à 64,6 % du PIB fin 2006 et devrait atteindre 63,6 % du PIB en 2007. Pour la rembourser, il ne faudrait travailler « que » 232 jours… sans prendre en compte, évidemment, les fameux engagements de l’État. Mais ce résultat n’a pas été acquis par la baisse des dépenses publiques. Le gouvernement s’est contenté d’affecter au remboursement de la dette le produit exceptionnel tiré de la vente d’actifs publics, et la ponction opérée sur la trésorerie de l’agence France Trésor, dont la mission consiste précisément à gérer la dette et qui dispose en permanence d’une tirelire de 40 milliards d’euros. C’est cette tirelire que l’État a cassée pour rembourser la dette. Dans l’immédiat, cette opération a permis de diminuer un peu les intérêts, autrement dit la charge de la dette, qui constitue actuellement le deuxième poste budgétaire de l’État, après l’Éducation nationale. Ce n’est certes pas sot ; mais, à terme, cela ne règle rien.
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