Le Cri du Contribuable
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Le programme du Parti socialiste est avant tout anti-contribuables !

Thème(s) : Parti Socialiste
Edito

Le Parti socialiste a donc adopté, le 7 juin, son « projet pour la France ». Nous examinons par ailleurs, ci-contre, quelques éléments de ce document.
Certains trouveront peut-être sévères nos commentaires. Ils sont pourtant conformes à notre ligne constante, aussi bien celle de ce journal que celle notre association : « Trop de dépenses publiques c’est trop d’impôts. » Or le programme du PS, c’est beaucoup de dépenses nouvelles et aucune économie d’argent public !...

Dans un premier temps, seul le volet dépenses a été formulé. Un groupe de travail a certes été constitué qui devait indiquer ce que sera le coût de ce programme. Alors, et alors seulement, on pourra commencer à apprécier ce que sera son impact sur l’économie générale d’une part, sur le revenu disponible des contribuables français en particulier d’autre part.

En soi, cette façon de dissocier dans le temps la partie dépenses du programme de son inévitable partie recettes a de quoi surprendre. Imagine-t-on un ménage qui s’en irait acheter une maison et qui, son choix fait, se soucierait ensuite de son financement ?…

Nous n’avons pas voulu attendre ce chiffrage pour prendre position et dire : « Le projet du PS n’est pas bon pour la France. » D’abord, parce que le sens de la politique fiscale proposée par le PS ne fait pas l’ombre d’un doute. N’est-ce pas Henri Emmanuelli – ancien ministre du Budget et responsable des états généraux du projet socialiste – qui a dit : « Réhabiliter l’impôt citoyen, cela veut dire augmenter le produit de l’impôt » ?
Ensuite, parce que l’on peut compter sur les techniciens du PS – le parti français qui compte, proportionnellement à ses membres, le plus grand nombre de fonctionnaires, en particulier de hauts fonctionnaires, et tout spécialement de l’administration des finances... – pour minimiser l’impact réel du programme sur les besoins financiers de l’État. François Hollande parle de 35 milliards d’euros à financer sur cinq ans. Ce montant est à comparer à un total de dépenses nettes inscrit au budget de l’État d’un peu moins de 300 milliards d’euros en 2006. Cela voudrait dire que ce serait négligeable : un peu moins de 2 % par an.

Le message du PS est simple : « ils » sauront dépenser plus et mieux, sans augmenter « trop » les impôts. C’est de la démagogie pure et simple. Nous la dénonçons. Dans les prochains numéros du Cri, nous examinerons les propositions de tous les autres partis et celles des candidats eux-mêmes. Mais surtout, dès le prochain numéro (en vente le 9 septembre 2006), nous présenterons nos propres propositions. Et c’est nous, c’est vous, qui demanderez aux candidats de se prononcer sur celles-ci.

Bonnes vacances !

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Le Parti socialiste a donc adopté, le 7 juin, son « projet pour la France ». Nous examinons par ailleurs, ci-contre, quelques éléments de ce document.

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