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Jacques Garello : Le courage politique un passage obligé pour la réformeDossier : Les solutions Attali
Le courage politique est un passage obligé pour le succès de n’importe quelle réforme, dans n’importe quel pays. Les syndicats Les propositions du rapport Attali concernant les syndicats sont contradictoires. Il leur fait la part belle en affirmant que toute réforme doit commencer par une longue période de négociations. Est-ce qu’on attend réellement d’une négociation qu’elle débouche sur un consensus avec des gens qui n’ont aucun intérêt à ce que les choses changent ? Ils ont aujourd’hui des privilèges, ils sont tout-puissants, ils terrorisent le pays, le prennent en otage… Je ne vois pas pourquoi, même après négociations, ils accepteraient qu’on supprime leurs privilèges. Cependant, à propos de la représentativité des syndicats, le rapport Attali est assez lucide : il réclame la transparence de leur financement, qui doit être lié au nombre d’adhérents et non aux subventions publiques. La dette publique C’est un sujet décisif, sur lequel le rapport Attali est resté discret. Pourtant, il ne peut y avoir de sérieuses réductions de la dette publique sans redéfinition des missions de l’État : tant que la frontière n’est pas redessinée entre ce qui appartient à la société politique et à l’État d’une part, et à la société civile et aux collectivités territoriales d’autre part, nous ne pourrons pas stopper l’inflation des dépenses publiques et la hausse des impôts. Prenons à nouveau exemple sur la Nouvelle-Zélande : le mot qui revient le plus souvent dans la bouche de sir Roger Douglas, c’est « privatisation ». Il faut expliquer aux gens que le public serait beaucoup mieux servi si les activités en question passaient d’une logique de biens publics à une logique de biens privés, de biens marchands. La protection sociale et les retraites Les cotisations sociales sont de plus en plus lourdes : en passant d’un système de sécurité sociale obligatoire par répartition, comme c’est aujourd’hui le cas pour l’assurance-maladie, à un système d’assurance- maladie privé, on ferait économiser aux smicards la moitié des prélèvements obligatoires ! Il faut changer de système de protection sociale et de retraite, non pas pour faire quelque chose à deux vitesses mais au contraire pour venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Si moi je peux m’en sortir avec mes retraites, parce que j’ai les moyens de cotiser ailleurs, ou de mettre mon argent en Suisse, au Liechtenstein, ce n’est pas le cas du smicard, qui ne peut pas y échapper : il est pris au piège de la répartition et de la fiscalité qui va avec. Jacques Garello
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