Le Cri du Contribuable
L'argent public, c'est votre argent
 
Rechercher  
pixel
pixel
pixel
corner_left
pixel
pixel
pixel
pixel
pixel
pixel
pixel
pixel
pixel
pixel
corner_right
pixel
pixel pixel
pixel pixel
pixel

Il faut libérer l’université

Thème(s) : Education Nationale - privatisations
Dossier : les universités françaises

203 Contribuables jugent
cette information pertinente

Les moyens accordés à l’université ne cessent d’augmenter, pour des résultats toujours en baisse. En cause : le refus de la concurrence, le refus de la sélection, le refus des relations avec les entreprises.

C’est un petit événement, l’an dernier, qui est passé inaperçu des médias parisiens.

Le recteur de Nantes a mis en demeure l’Université catholique de l’Ouest (la « Catho » d’Angers) d’abandonner le nom d’université !
Le rectorat invoquait une loi de 1880 stipulant que « les établissements d’enseignement supérieur privés ne peuvent en aucun cas prendre le nom d’université ».
Anecdote ? Pas tant que ça. Même si l’affaire a fait long feu, le sourcilleux recteur ayant fini par comprendre que la « Catho » (qui date du XIVe siècle !) conserverait son nom, elle est révélatrice de la volonté acharnée de l’État de s’arroger le monopole de l’éducation en général et de l’université en particulier.
Le recteur, aussi aberrant que cela puisse paraître, avait la loi pour lui. D’ailleurs les universités privées récentes, nées depuis 1968, s’appellent « faculté », comme la Faco (voir page 15) ou « institut », comme l’ICES de la Roche-sur-Yon.

Ce monopole, qui obéissait à sa naissance à des motivations religieuses, perdure de nos jours. L’État entend conserver la haute main sur la majeure partie de l’enseignement supérieur.

C’est lui qui organise chaque année cette tragi-comédie du baccalauréat, où l’on fait croire à plus de 500 000 élèves qu’ils ont le niveau requis pour entrer à l’université.
C’est lui qui interdit à ces mêmes universités de faire de la sélection à l’entrée – le baccalauréat, en principe, est fait pour ça –, pour ne pas faire de peine aux syndicats.
C’est lui qui interdit, au nom de la sacro-sainte égalité, d’augmenter les droits d’inscriptions qui ne s’élèvent qu’à 180 euros – ça non plus, les syndicats n’en veulent pas.

C’est lui qui, du coup, déverse des milliards chaque année aux universités : il faut bien payer les professeurs, construire des bâtiments, loger les étudiants, leur donner des bourses… Là les syndicats sont d’accord. C’est lui qui centralise tout, y compris la nomination du corps professoral :
les universités publiques ne sont pas libres de choisir leurs enseignants ! C’est lui, enfin, qui fait tout ce qu’il peut pour que les universités libres se développent le moins possible (voir page 14).

Et pourtant, à côté du mammouth public, les instituts privés, avec très peu de moyens, affichent de bons résultats.

Leurs étudiants, sélectionnés à l’entrée, mieux formés par des professeurs choisis par la direction, et mieux encadrés car nettement moins nombreux, sont mieux armés pour trouver un travail correspondant à leur vocation.
Et ils coûtent peu au contribuable, les subventions publiques représentant une part minime de leur budget.

Une saine concurrence entre universités, qu’elles soient publiques ou privées, permettrait à chaque faculté de mener sa propre vie, sans attendre de la tutelle étatique la permission de changer une ampoule, aux étudiants de faire leur choix en toute liberté, et aux entreprises d’avoir enfin avec l’enseignement supérieur des relations régulières et décomplexées. Est-ce trop demander au gouvernement ?

0 Commentaire(s)  -  Editer cet article
pixel
Editer cet article

test_edit -> Utiliser l'article
-> Modifier le texte
-> Imprimez-le
-> Faites le suivre
-> Sauver en PDF

pixel 0 Commentaire(s) pixel

Articles Liés
pixel
pixel

IFP