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Entretien : Réformer les retraites, l’assurance-maladie et l’État

Thème(s) : Dette publique - Prélèvements obligatoires
Entretien. Charles de Courson, député (PSLE-Majorité présidentielle) de la Marne

Charles de Courson est rapporteur de la commission des finances à l’Assemblée nationale.

Cette année, le Jour de libération fiscale tombe encore le 16 juillet ; c’est le cas depuis trois ans. Qu’est ce que cela vous inspire ? Les choses vont-elles enfin changer ?

Le taux de prélèvement obligatoire a atteint 44,2 % de la richesse nationale en 2006, ce qui est considérable. Les prélèvements ont ainsi augmenté de 1,3 point en trois ans.
Il est nécessaire de procéder à la réduction des déficits et du poids des prélèvements. Or on ne peut redresser durablement nos finances publiques en persistant à accentuer massivement les prélèvements obligatoires. La principale conclusion, que tire d’ailleurs le cabinet d’avocats Ernst & Young de son « Baromètre de la compétitivité fiscale » dans son édition 2006, est que l’attractivité fiscale de la France bute sur « le mur de la dépense ».

Il convient donc d’agir sur la dépense en procédant aux réformes des retraites, de l’assurance-maladie et de l’État.

En moyenne, les Européens travaillent pour l’État pendant 172 jours, contre 196 pour les Français. Comment expliquer cet écart ?

Il y a deux raisons à cet écart. Premièrement, le service public tient une place plus importante en France que chez nos partenaires.
Deuxièmement, le secteur public y est moins efficace.

Nicolas Sarkozy a promis de baisser les prélèvements obligatoires de 4 points du PIB, cela suffira-t-il à enclencher un mouvement de réduction du déficit, donc de la dette publique ?

Nicolas Sarkozy a en effet promis de baisser le poids des prélèvements obligatoires en France de 4 points, mais sur dix ans. La priorité est néanmoins de procéder à la suppression du déficit de fonctionnement en quatre ans.

Diminuer les droits de succession d’une part, et augmenter la TVA sociale d’autre part, cela vous semble-t-il cohérent ?


La question ne se pose pas en ces termes car le débat sur la TVA sociale trouve son origine dans un constat simple : l’imposition du travail est excessive pour financer notre système de protection sociale.

C’est pourquoi, nombre d’économistes et d’hommes politiques ont lancé l’idée d’une réduction des cotisations sociales sur le travail compensée par une hausse du taux de la TVA dont le produit serait affecté à la protection sociale

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