Le Cri du Contribuable
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Édouard Fillias (Alternative libérale)

Thème(s) : Partis Politiques
Les candidats en revue

Après Jean-Marie Le Pen et Rachid Nekkaz, Contribuables Associés continue sa tournée des candidats à l’élection présidentielle que nous interrogeons sur les huit points de notre programme.

Beaucoup de candidats, comme vous, mettent en avant la question de l’endettement de l’État. Qu’en pensez-vous ?

E.F. C’est vrai que beaucoup d’hommes politiques en parlent. Mais nous, nous voulons dépasser le point de vue purement comptable de la gestion de la dette. L’important est de réfléchir, de manière plus générale, à la place de l’État dans la société. C’est pour cela que la France a besoin d’un parti véritablement libéral. L’endettement public est une catastrophe pour notre pays. C’est un cancer à retardement. Faut-il pour autant inscrire l’équilibre du budget dans la loi, et même dans la Constitution ? Non. Il peut y avoir des circonstances exceptionnelles (guerre, catastrophe naturelle…) où le déficit est nécessaire.

Il y a un point sur lequel nous ne sommes pas d’accord, c’est le contrôle par le Parlement de la dépense publique.

E.F. Nous sommes partisans d’un contrôle de la dépense publique, mais par des organismes publics et privés : non seulement la Cour des comptes, mais des cabinets d’audit privés, français ou étrangers.

Deuxième point de désaccord : le statut des fonctionnaires. Nous sommes partisans de sa suppression pour les nouveaux embauchés.

E.F. En tant que libéraux, nous croyons au contrat. Ce à quoi l’État s’est engagé, il doit le respecter. Mais pour faire évoluer les choses, tant au niveau du statut des fonctionnaires que de leur retraite, il faut négocier avec eux la sortie du système actuel, y compris avec des primes. C’est ce qu’ont fait les Italiens. Cela aura un coût, certes, mais le jeu en vaut la chandelle. Une chose est sûre en tout cas : les fonctionnaires ne doivent pas être stigmatisés. Ce n’est pas eux qu’il faut mettre en cause, mais le système.

Que pensez-vous de notre proposition de responsabiliser financièrement les collectivités locales ?

E.F. Cela va dans le bon sens. Le système actuel est devenu illisible. Plus personne ne sait qui fait quoi. Nous préconisons, d’une part, de supprimer le département, qui est une institution archaïque, et d’autre part, de mettre fin à toutes les subventions. Nous voulons, d’une manière générale, supprimer les subventions aux entreprises, aux spectacles… Nous voulons remplacer ces dernières par le mécénat.

Et la suppression de l’ISF ?

E.F. Nous sommes pour, bien évidemment.

Vous avancez l’idée d’un « revenu d’existence » accordé à tout le monde… Cette forme d’assistanat n’est guère libérale…

E.F. Le principe consiste à supprimer toutes les allocations, ainsi que le SMIC et le RMI, et de remplacer le tout par un revenu de 500 euros par mois pour tous les adultes, fourni par l’État. Ce montant serait déduit du montant de l’impôt proportionnel sur le revenu. En deçà d’un certain niveau de revenu, cette différence, négative, se transforme en chèque fiscal versé par la trésorerie des impôts.
Un tel revenu facilite la prise de risque, l’initiative, en garantissant à nos compatriotes un filet ultime de sécurité en cas d’échec. Cela devrait utilement aider à combattre la peur d’entreprendre. En tant que libéraux, nous faisons confiance aux personnes, en leur volonté de devenir des individus libres et responsables.

http://www.edouard-fillias.fr/

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