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Écologie : la grande arnaque

Dossier

Dans un livre choc à paraître le 3 octobre, Christian Gerondeau dénonce les milliards dépensés en pure perte au nom de l’environnement. Extraits.

La grande arnaque, ce sont les centaines de milliards d’euros ou de dollars prélevés sur les contribuables du monde entier au bénéfice d’intérêts particuliers et gaspillés chaque année sans aucun résultat, au nom d’hypothétiques remèdes aux risques qui nous menacent. Car, si les écologistes ont raison quand ils dénoncent la réalité des dangers, ils s’opposent avec la plus grande vigueur aux mesures qui permettraient de les éloigner. (…)

Parce qu’ils refusent le nucléaire, qui est la seule manière de produire massivement de l’électricité sans rejeter de gaz carbonique, le fameux CO2, ils ont inventé le mythe des « énergies renouvelables », or celles-ci ne peuvent jouer au mieux qu’un rôle marginal, quand elles n’aggravent pas les choses. En s’opposant au « tout nucléaire », ils ont engendré le « tout CO2 ».

Parce qu’ils refusent l’automobile, le camion et l’avion, qui répondent aux neuf dixièmes des besoins de transport de l’humanité et sont indispensables à son développement, ils ont inventé le mythe du « transfert modal ». Il faudrait que nous nous déplacions en vélo, en navette fluviale ou dans des transports en commun qui ne peuvent guère exister que dans les centres-villes, et que les entreprises aient recours à des moyens d’acheminement de leurs marchandises qui nécessitent des jours ou des semaines, alors qu’un camion peut les livrer en quelques heures.

C’est alors en vain que des centaines de milliards d’euros sont dépensés chaque année dans le monde pour construire des éoliennes qui ne fonctionnent qu’un quart du temps, pour subventionner des biocarburants aux rendements dérisoires, pour faire circuler des trains presque vides ou construire des infrastructures inutiles, le tout au prétexte de « sauver la planète », qui justifie désormais tout et n’importe quoi.

Au début de juillet 2007, les ministres français et italien chargés des transports adressaient à l’Union européenne une demande de subvention de 725 millions d’euros pour participer au financement de la liaison ferroviaire Lyon- Turin (…). D’un montant total voisin de 15 milliards d’euros entièrement à la charge des contribuables, ce gigantesque ensemble de travaux devrait être achevé en 2020. À cette occasion, Jean-Louis Borloo se situait dans la droite ligne de ses prédécesseurs et du commissaire européen aux transports en déclarant : « Ce projet est crucial… pour la réduction des émissions de gaz carbonique et pour le sauvetage de notre planète. »

Or, dans la meilleure des hypothèses, la future liaison transalpine évitera chaque année le rejet dans l’atmosphère de 125 000 tonnes de ce gaz, ce qui correspond très exactement à onze minutes des émissions chinoises actuelles. Autrement dit, à rien. (…)

Quant à nous, nous gaspillons sans fin l’argent du contribuable national
. Une dizaine de milliards d’euros au moins pourrait être épargnés chaque année pour le budget de l’État sans qu’il en résulte la moindre différence perceptible sur nos rejets, ni le moindre inconvénient pour notre économie, bien au contraire. C’est autant que le budget de nos universités.

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