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Croissance Les solutions Attali au crible

Thème(s) : Réforme
Dossier : Les solutions Attali

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Cinq mois ont passé depuis que Jacques Attali a remis son rapport au président de la République. Beaucoup d’encre a coulé, beaucoup de salive aussi, les réactions parfois virulentes devant souvent davantage au manque absolu de tact et de diplomatie de M. Attali (traiter les gens d’imbécile n’a jamais fait avancer une cause, aussi bonne soit-elle) qu’à des considérations de fond.

Le président de la commission aurait voulu braquer tout le monde qu’il ne s’y serait pas pris autrement.
Aujourd’hui que l’agitation médiatique et politique est retombée, il est temps de s’interroger.

Aussi Contribuables Associés a-t-il organisé, le 8 avril, une réunion de travail avec les députés sur ce sujet controversé.
Présidée par Jean-Michel Fourgous, député UMP des Yvelines, elle comptait parmi ses intervenants un économiste, Jacques Garello, professeur à l’université d’Aix- Marseille, un chef d’entreprise, Alain Mathieu, président de Contribuables Associés, ainsi que deux personnalités étrangères qui ont, chacune à leur niveau, joué un rôle clé dans la remise sur pied de leur pays respectif : Mart Laar, premier ministre d’Estonie de 1992 à 1994, et sir Roger Douglas, ministre travailliste des Finances de Nouvelle-Zélande de 1984 à 1988.

Tous les interlocuteurs sont tombés d’accord au moins sur un point :
la France doit se réformer de façon urgente car, comme l’a rappelé Jean-Michel Fourgous dans son introduction, nous perdons chaque jour des points dans la compétition internationale.

Cela s’explique d’abord, selon lui, par cette étrange caractéristique française qui veut que public et privé ne cessent de se confronter, quand ils devraient marcher main dans la main.

« Il faut que cette France publique et cette France privée, que la famille marchande et la famille administrative arrêtent ce choc culturel permanent qui est certainement à l’origine de nos plus grandes difficultés », a déclaré le député. Par ailleurs, a remarqué Jean-Michel Fourgous, la croissance ne se décrète pas. Il faut, pour la favoriser, agir sur trois leviers : le capital, le travail et l’intelligence.

Le capital ? Notre fiscalité n’y est pas favorable, c’est le moins qu’on puisse dire, en particulier avec l’ISF. Le travail ?
« Nous sommes le seul pays au monde à subir cette loi ridicule et archaïque que sont les 35 heures. »

L’intelligence ? Elle est, en France, la plus fonctionnarisée au monde, a rappelé le député, rappelant qu’en outre, « notre élite dirigeante depuis des années, est issue d’une école de fonctionnaires :
ni d’une école d’ingénieurs comme dans d’autres pays, ni d’une école de commerce ».

D’où la nécessité du « benchmarking », c’est-à-dire la comparaison avec les pays étrangers.
Si la Nouvelle- Zélande s’est réformée, si l’Estonie s’est réformée, pourquoi la France ne le ferait-elle pas ?


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