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Coût des expulsions : les sénateurs politiquement corrects

Thème(s) : Immigration

1 Contribuable juge
cette information scandaleuse

20 970 euros : c’est le coût de la reconduite à la frontière d’un seul immigré. Un chiffre mis en lumière par la commission des finances du Sénat, qui s’inquiète des dotations accordées par le budget 2009 à la mission : « Immigration, asile et intégration ».

Un rapport édifiant, qui met en lumière des chiffres à faire hurler le contribuable ! Les expulsions coûteraient à la France (fonctionnement des centres de rétention, frais d’éloignement, rémunération des agents chargés des escortes, etc.) près de 700 millions d’euros par an, selon la journaliste Carine Fouteau (« Immigration, fantasmes et réalités », éditions La Découverte).

Or, ils constituent la majeure partie des retours organisés, selon le rapport sénatorial, alors que les retours volontaires (seulement 6 % en 2006), sont moins coûteux pour la collectivité.

Moins coûteux, certes, mais ces retours financièrements encouragés représentent tout de même une dépense importante,
qui risque de croître : en plus de prendre en charge le réacheminement des étrangers en situation irrégulière vers leur pays, l’État leur verse (pour les remercier de leur visite ?) 3 500 euros par couple, 2 000 euros par adulte, 1 000 euros par enfant, 500 euros à partir du quatrième enfant, ainsi qu’un bonus de 7 000 euros pour ceux qui ont un projet d’entreprise à démarrer dans leur pays d’origine.

Pourtant, la seule conclusion des sénateurs, comme du ministère de l’Immigration, est qu’il faut encourager davantage (financièrement) les retours volontaires.

Ils devraient d’ailleurs constituer, selon l’objectif fixé par Brice Hortefeux, 37 à 38 % des retours fin 2008.
Mais quid de la prévention, qui coûte encore moins cher ?

Lutter plus durement contre l’immigration induirait de prendre des mesures trop radicales, à l’encontre de l’idéologie socialiste régnante en France en la matière : réduire les régularisations et les aides versées aux immigrés sur le sol français serait pourtant une solution d’autant plus efficace que, en plus de permettre des économies immédiates, cela dissuaderait à long terme les migrants de venir s’établir en France.

Une autre solution, moins libérale, consisterait à endiguer les départs en coopérant davantage avec les pays d’origine.

Un ensemble de mesures politiquement incorrectes, mais qui permettraient de réduire les coûts considérables de l’hébergement d’urgence, les coûts sécuritaires, l’encadrement, les primes de retour, etc. Des dépenses abusives que les sénateurs dénoncent d’ailleurs dans leur rapport, comme ces 55,8 millions d’euros supplémentaires destinés à l’hébergement d’urgence des demandeurs d’asile et l’allocation temporaire d’attente, due à une progression de 10 % des demandes d’asile, ou encore cette subvention de 15 millions d’euros accordée à l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM).

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