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Un an après les régionales, les élus nous présentent l’addition

Dans presque toutes les régions, les impôts flambent sous l’effet de la bureaucratisation. Les lendemains de la fête électorale de 2004 s’annoncent difficiles.


15% d’augmentation des impôts en Bretagne, 23 % en ÃŽle-de-France, 30 % en Auvergne et en Franche-Comté et plus de 50 % en Languedoc-Roussillon et en Bourgogne. Un festival ! Dans presque toutes les régions de France, à l’exception de la Haute-Normandie, pourtant socialiste, et de la Corse, les nouveaux élus célèbrent leur victoire électorale de l’an passé et font payer le prix fort aux électeurs qui ont eu la candeur de croire, une fois de plus aux promesses de baisses d’impôts.

Aucune taxe régionale n’a été épargnée par le tsunami fiscal, tous les systèmes de pompe à fric ont été activés : taxes foncières, professionnelles et jusqu’aux permis de conduire… Mais ne vous méprenez pas ! Les élus de gauche ont beau diriger la quasi-totalité des régions de France, ce n’est sûrement pas de leur faute… « L’héritage des équipes précédentes est lourd à porter du fait de la décentralisation, nous devons faire face à des charges exceptionnelles ». On en a mal pour eux !

À droite, parlementaires et ministres crient leur indignation : « Comment peut-on augmenter à ce point les impôts ? » Il est vrai que du côté de la majorité, depuis 2002, on a pris bien soin d’étaler les hausses de prélèvements obligatoires sur l’ensemble de la mandature…

À défaut de connaître les coupables de ce racket organisé – même si chacun peut rapidement s’en faire une petite idée – la victime est toute désignée : c’est le contribuable.

La première explication est tout simplement électorale. L’année qui suit les élections a toujours été celle du tribut. Les nouveaux élus, enivrés par leur victoire, s’emparent des finances de la région comme d’un butin. Le pillage terminé, ils présentent alors la facture aux contribuables !

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, en 1999, au lendemain des précédentes élections régionales, les impôts régionaux avaient déjà explosé. En Poitou-Charentes, région présidée à l’époque par Jean-Pierre Raffarin, la hausse était de 18 %, soit à peu près autant qu’en 2005, sous la présidence de Ségolène Royal… Auparavant, en Limousin, les taxes avaient encore augmenté de 32 % et en Champagne-Ardenne, de 36 %. Rien de nouveau sous le soleil, donc ! L’imposition répond à un phénomène de saisons, rythmé par le calendrier des mÅ“urs électorales.

La seconde explication tient à la bureaucratisation des régions. Les frais de fonctionnement n’ont cessé de croître au cours des dernières années : davantage de bureaux, de paperasses et de ronds-de-cuir. Fait inouï, dans la plupart des régions, les dépenses de fonctionnement ont même dépassé les dépenses d’investissement. En Limousin, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Picardie et dans les Pays de la Loire, elles représentent les deux tiers du budget général.

Rien de surprenant puisque chaque année les régions créent 5 à 10 % de postes de fonctionnaires supplémentaires. Les Français n’ont donc pas fini de payer !

 

Ceci est un article du Cri du contribuable numéro 3

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