Luc Chatel achète les enseignants en les augmentant
Comment éviter que les profs ne descendent dans la rue ? En les achetant, c’est-à-dire en leur promettant une augmentation de salaire. C’est en tout cas la stratégie de Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, lequel semble pendant un instant souffrir d’amnésie et oublier l’état catastrophique de nos finances publiques…
Le ministre de l’Education nationale a promis dimanche 28 mars d’augmenter les enseignants. Pour les professeurs faisant leur rentrée en septembre prochain, le salaire sera 10 % supérieur à celui de leurs prédécesseurs. La revalorisation s’élèvera à 259 euros pour les agrégés débutants.
Par ailleurs, les salaires seront revus à la hausse dans les sept premières années de la carrière, soit une augmentation moyenne de 660 euros par an et par enseignant. Les professeurs auront aussi accès à un droit individuel à la formation, à raison de 20 heures par an à utiliser pendant les vacances scolaires et payées à hauteur de 50 % de leur rémunération.
Pour le ministère, le coût global de ces augmentations s’élèvera à 196 millions d’euros. Selon le gouvernement, cette somme représente « exactement la moitié des économies réalisées par le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite» . Le principe édicté par Nicolas Sarkozy semble fonctionné : « Moins de fonctionnaires mieux payés » …
Des économies réalisées redistribuées ! Un véritable gouffre sans fond.
Article extrait du site lecri.fr







Il faut quand même savoir, avant de râler, qu’un professeur en début de carrière est payé un peu plus du SMIC, alors qu’il fait bien plus de 18 heures par semaine et qu’il a BAC+4 ou mieux…
Alors on censure les commentaires réalistes qui dénoncent les imbécilités que vous écrivez: vous êtes minables !
J’apprécie généralement votre discours, mais là, vous n’êtes pas dans le vrai.
De l’aveu même du Ministre, cette revalorisation ignore les trois quarts des professeurs en exercice, ceux qui ont
précisément vu fondre leur pouvoir d’achat année après année depuis plus de vingt ans et ont subi la dénaturation de leur métier (voir le peu d’attractivité de cette profession dont les conditions d’exercice se sont effroyablement dégradées).
Quant à la situation réelle des nouveaux titulaires « revalorisés », ils doivent assumer une année de formation supplémentaire, et donc recevoir un an de rémunération en
moins. Entrant dans la carrière le lauréat perçoit alors le même traitement que celui que percevait un professeur dans l’ancien système avec une année d’ancienneté. Donc rien de changé en définitive!