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Les réformettes n’ont pas su retenir Alain Ducasse

départ d'Alain Ducasse

La France vient de perdre l’un de ses chefs cuisiniers les plus prestigieux, Alain Ducasse, qui totalise quatorze étoiles au Guide Michelin : cet artiste de la gastronomie a pris la nationalité monégasque. « C’est un choix de cœur », a-t-il affirmé.

Si j’avais vraiment voulu faire des économies, j’aurais mis mes sociétés off shore. Mes sociétés sont en France. Mes économies personnelles vont être très légères.»

Pas tant que ça. Il continuera à payer dans notre pays des impôts sur ses activités commerciales françaises. Mais, en tant que citoyen monégasque, il ne paiera plus d’impôt sur le revenu ni d’impôt sur la fortune.

Et surtout, ses héritiers s’acquitteront d’un impôt sur les successions très faible. Gageons que ces avantages fiscaux ont pu contribuer au choix de la citoyenneté monégasque effectué par Alain Ducasse.

Ce n’est pas Contribuables associés qui lui en ferait grief. L’abaissement de 60% à 50% du taux du bouclier fiscal instauré durant l’été 2007 n’aura pas suffi à endiguer les départs de nos concitoyens les plus talentueux vers l’étranger – deux par jour – ni à accélérer les retours en France. Le gouvernement n’a pas osé réduire drastiquement l’impôt sur le revenu, ni supprimer l’Impôt sur la fortune. Il a choisi la voie des demi-mesures, des réformettes. Aussi, le but est-il manqué.

A l’instar du journal Métro d’hier titrant : « Le choix de Ducasse laisse un goût amer », les tenants du tout-Etat se scandalisent du départ de cette célébrité. Ils brûlent aujourd’hui l’idole qu’ils adoraient hier. Pourtant, Alain Ducasse est le contraire d’un fils à papa : c’est un fils d’agriculteur, qui a commencé à travailler à 16 ans. Grâce à un labeur acharné et un talent exceptionnel, il a mis sur pied un groupe employant 1900 personnes.

Son changement de citoyenneté est emblématique du caractère destructeur de la redistribution à la française, qui dégoûte beaucoup de Français parmi les plus entreprenants de le rester.

Un commentaire pour “Les réformettes n’ont pas su retenir Alain Ducasse”

  1. Bonjour,
    Comme je le comprends !
    Artisan depuis plus de trente ans, mon talent pouvait me procurer de très bons revenus… avec les impôts correspondant.
    J’ai échangé mon talent contre du temps : 8 semaines de vacances par an plus quelques ponts.
    Pire, je délocalisait mes très belles vacances sans le savoir dans les pays avec une « mauvaise » monaie.
    Il y a vingt ans,j’ai failli investir dans mon travail.
    Après calcul, il était préférable de devenir privilégié en faisant de l’immobilier Mégnainerie.
    Maintenant, il va me falloir prendre ma retraite plus tôt et restructurer mon patrimoine qui me coûte trop d’impôts.
    Je ne suis pourtant pas un être d’exception.
    J’en connais des Français partis !
    Je le ferai peut être (mais dans la tristesse)
    Finalement, si on double les impôts de chaque Français, combien partiront ?
    Si on diminue de moitié les impôts de chaque Français, combien reviendront ?
    L’idéal serai t il que je prenne une autre nationalité afin d’être étranger en France afin d’y trouver une fiscalité plus douce.
    Bon, courage, fuyons !!!
    Cordialement.
    C. Luce

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