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Service minimum : les contribuables ont marqué un point

Le Service minimum garanti en cas de grève dans les transports en commun est enfin sur les rails ! Le 20 juin dernier, Nicolas Sarkozy, interviewé sur TF1, a clairement affirmé son intention d’imposer cette mesure, demandée par Contribuables Associés depuis plus de sept ans. L’association ne lui ménagera pas son soutien.

Le service minimum, « voilà 20 ans qu’on en parle et 20 ans qu’on ne le fait pas. Eh bien, dès demain matin, les organisations syndicales recevront le projet du gouvernement », a déclaré sur TF1 le président de la République, montrant une fermeté de bon augure.

Ces propos ont immédiatement été suivis d’effet. Dès le lendemain, le ministre du Travail, Xavier Bertrand (écrivez-lui), a reçu les syndicats pour leur présenter le contenu du projet, qui devrait être étudié en Conseil des ministres le 4 juillet, soumis au Sénat avant le 12 et voté au cours de l’été. Objectif : la mise en place du service minimum pour le 1er janvier 2008. Un beau cadeau fait, pour les étrennes, aux utilisateurs des  transports en commun et aux contribuables !

Le projet prévoit un éventail de mesures, destinées à assurer un fonctionnement minimal des transports publics :
• En premier lieu, les entreprises et les syndicats seront contraints de négocier avant tout dépôt d’un avis de grève.
• Si la grève ne peut être évitée, les autorités détermineront les besoins essentiels de la population en matière de transports, afin d’en garantir la satisfaction.
• Chaque salarié de l’entreprise concernée devra faire savoir s’il fait grève ou non, 48 heures avant le conflit.
• Au bout de huit jours de grève, les salariés seront consultés, à bulletins secrets, pour savoir s’ils souhaitent la reconduire.
• Les jours de grève ne seront pas payés.
• Une nouvelle consultation aura lieu sous dix jours après le début de la grève.

Le projet gouvernemental constitue une avancée intéressante à plus d’un titre : il débouchera sur l’adoption d’un texte de loi, ce que Contribuables Associés réclamait depuis longtemps, car il est toujours possible de dénoncer un simple accord – mais pas une loi. En outre, contrairement à ce que prétendent les syndicats, le principe du vote à bulletin secret soustraira les salariés aux pressions – syndicales et patronales. Enfin et surtout, les clients des transports publics, et particulièrement ceux qui les utilisent pour se rendre sur leurs lieux de travail, ne pourront plus être pris en otages.
Le projet est cependant en retrait par rapport à la promesse, formulée par Nicolas Sarkozy sur TF1 le 24 avril dernier, de garantir « trois heures de transports en commun pour aller au travail et trois heures pour rentrer du travail ».

Les usagers et contribuables peuvent donc considérer que leurs revendications sont enfin prises en compte, et se montrer d’autant plus satisfaits de cette victoire qu’ils ont largement pris leur part de ce combat. Pour autant, l’heure n’est pas venu de baisser la garde. Le gouvernement devra résister aux pressions des syndicats. Contribuables Associés l’aidera à tenir bon, quitte, s’il le faut, à appeler ses membres à se mobiliser dans la rue.

6 commentaires pour “Service minimum : les contribuables ont marqué un point”

  1. il est temps qu’un gouvernement s’attaque a ce probleme car cela suffit que les different syndicats des different moyen de transports prenne les usagers en otage qui vont travaille dans le prive il verront alors la difference

  2. Tenez bon Monsieur le Président
    ne ratez pas cette opération
    et prenez les moyens qu’il faut
    avec habileté et détermination.
    Nous sommes avec vous!!

  3. Bien d’accord sur votre position sur le service minimum qui agace tous les contribuable .Le droit de grève est un droit inaliénable, à condition qu’il soit respecté, par ceux qui l’utilise. Je me fait comprendre,il y a des règles ,les syndicats peuvent déclencher leur grève, mais, n’ont pas le droit au cadenassasse de l’entreprise ,pour intimider ceux qui ne partage pas leur point de vue ,de plus les personnes étrangères à cette entreprise, n’ont rien à faire sur les lieux du piquet de grève, et, j’ajoute que les pouvoir public ,favorisent ces situations par leur laxisme, quand ils reçoivent un avis d’expulsion de la justice sur ces piquets de grève . La seule possibilité de contrer ces syndicats ,qui profitent de ces lacunes, c’est de voter une loi punissant les responsables, qui ne suivent pas ces règles spécifiés dans ce commentaire ,ainsi que ceux qui n’ont rien à faire sur ce piquet de grève ,par des peines pénales et d’une sanction d’inéligibilité de 5 années ,ce qui ferai réfléchir ces meneurs .De plus que le patronat arrête de jouer le double jeu vis à vis de ces responsables syndicaux ;faites une enquête et vous verrez que ces gens ont une montée fulgurante hiérarchique au sein de leur entreprise . je résume tout ceci par se message (Vous avez le droit de lancer une grève dans une entreprise tout en respectant le droit de ceux qui dans l’entreprise ne sont pas d’accord avec vous et qu’ils veulent se rendre sur leur lieu de travail)

  4. je suis contre car imposer un service minimun equivaut a supprimer le droit de greve. les gens ont la memoire courte (consulter les avances sociale faite sous la gauche alors que sous la droite c’est l’inverse

  5. Vous voulez un service minimum par haine des employés des transports ou pour que votre droit au confort soit respecté? Sud-Rail et des usagers proposent dans cette seconde optique une meilleure idée qui sur le marché des opinions devrait trouver plus de preneurs : LE SERVICE MAXIMUM ! N’hésitez-pas à aller voir leur tract.

  6. la montagne a accouchée d’une souris : se declarer 48 h avant si on fait greve ou pas et si 90% des gens se déclare gréviste ?+ Au bout de 8 jours vote pour savoir si on prolonge oui ou non la greve et si le vote dit on ne prolonge pas la greve ; juridiquement rien n’interdira aux poursuivant de continuer si il y a un preavis quand aux non paiement des jours de greve laissez moi rire JAMAIS DES JOURS DE GREVES N’ONT ETE PAYES ( sauf localement en contabilisant des jour de greves en conges par accord avec la direction souvent dans le protocole pour reprendre le travail….. )En fait ce gouvernement s’est tiré une balle dans les pieds et on le verra au prochain conflit de grande ampleur type 1968. 1986. 1995…….

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