Assurance-maladie : vers une évolution modeste
« A chacun selon ses besoins ; de chacun selon ses moyens ». Tel est le principe qui régit notre système d’assurance maladie depuis 1945. Ainsi les prestations sont théoriquement les mêmes pour tous les malades, et en principe gratuites, les cotisations sont proportionnelles aux revenus, et l’assurance est gérée par des caisses publiques.
Ce système n’a d’assurance que le nom, puisque dans un véritable système d’assurance les primes dépendraient du risque assuré et non des revenus, et que des compagnies d’assurance privées veilleraient à contrôler les gaspillages et les fraudes, qui affecteraient leurs résultats.
Ce contrôle n’est pas la préoccupation principale des employés des caisses publiques.
Appliqué intégralement, le système français de Sécurité Sociale aboutirait, comme le système économique communiste, à des catastrophes : les biens gratuits seraient gaspillés, l’offre ne suivrait pas la demande et des queues se formeraient ; un système parallèle de meilleure qualité et sans queues serait réservé à la « nomenklatura ».
On constate une partie de ces défauts dans notre système : nous avons deux fois plus de lits d’hôpitaux par habitant et consommons deux fois plus de médicaments que des pays développés comparables, sans avoir de meilleurs résultats de santé.
Les arrêts-maladie, les transports en ambulance, les cures thermales sont abusivement gaspillés. Les hôpitaux publics ne savent pas gérer leur personnel et gaspillent leurs équipements. Ils sont moins bien gérés que les cliniques et autres hôpitaux privés.
Des systèmes spéciaux sont réservés à certains privilégiés : étrangers (aide médicale d’Etat), Rmistes (CMU), salariés publics pour lesquels le « tiers payant » est total.
Mais ce système n’est pas appliqué intégralement en France. Tous les biens et services de santé ne sont pas gratuits : les « tickets modérateurs » et « franchises » laissent un important « reste à charge » à la plupart des malades ; les remboursements de l’assurance maladie étant insuffisants, notamment pour les lunettes et les soins dentaires, des assurances complémentaires ont été créées, dont certaines fonctionnent selon le principe des assurances privées. Ces assurances complémentaires se développent d’ailleurs plus vite que les dépenses totales de santé. Depuis 2001, leur taux de croissance est voisin de 8 % l’an.
N’osant pas remettre en cause l’ensemble du système, le gouvernement a entrepris de donner plus d’importance aux assurances complémentaires, notamment pour le contrôle des fraudes et gaspillages.
C’est une démarche dans la bonne direction. Mais, par peur des réactions des étatistes, cette démarche est faite avec beaucoup de prudence, en privilégiant les mutuelles au détriment des assurances privées, et en levant un impôt supplémentaire d’un milliard d’euros sur ces assurances complémentaires.
L’opposition socialiste crie à la privatisation. Comme si elle avait oublié que le gouvernement de Lionel Jospin a, à lui seul, plus privatisé que les deux gouvernements réunis d’Edouard Balladur et d’Alain Juppé, et plus également que les deux gouvernements réunis de Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin.
Elle pourrait donc logiquement penser qu’une privatisation plus avancée de notre assurance maladie (caisses d’assurance et hôpitaux) serait bienvenue et rendrait notre système d’assurance maladie plus efficace, c’est-à-dire, à couverture égale, moins coûteux pour tous les salariés.
D’ailleurs une privatisation progressive est en cours dans beaucoup de pays européens : Allemagne, Suisse, Autriche, Pays-Bas notamment. Le choix de leur assureur santé est un droit dont les citoyens de ces pays commencent à jouir. Il apporte non seulement des contrats mieux adaptés aux besoins de chacun, mais un meilleur contrôle des fraudes et gaspillages, et des tarifs d’assurance plus bas pour tous.
Une telle rupture n’est pas encore à l’ordre du jour dans notre pays.







Je croyais qu’en angleterre la sécu était de mauvaise qualité. De passage dans ce pays, j’ai eu un mal de tête et une personne m’a donné une boite de paracétamol. Surpris j’ai proposé le paiement, la personne m’a indiqué qu”elle en avait comme elle voulait. En Angleterre, quand vous avez 60 ans révolu, vous ne payez plus le médecin, plus les médicaments et les hospitalisations. Seules reste à votre charge les frais dentaires et optiques….Je ne crois pas que cela soit de mise en france.