Maîtrise des dépenses publiques : paroles d’experts ! Acte II
La discussion du projet de loi de finances pour l’année suivante constituant l’un des temps forts de la vie parlementaire, nous poursuivons la présentation de quelques morceaux choisis.
A la tribune de l’Assemblée nationale, Charles Amédée de COURSON, Député de la Marne, s’est livré à un exercice de comparaison : « La gauche a assurément mené une mauvaise politique entre 1997 et 2002. Sur 80 milliards d’euros de surplus de recettes fiscales et non fiscales, elle en a affecté 48 à des dépenses supplémentaires, 39 à des cadeaux fiscaux, dégradant ainsi de 7 milliards le déficit budgétaire (…). Les gouvernements qui lui ont succédé n’ont, hélas, pas fait beaucoup mieux de 2002 à 2007. Sur 68 milliards d’euros de surplus de recettes, 41 milliards ont servi à accroître les dépenses, 23 à réduire les impôts – soit beaucoup moins que ce qu’avait fait la gauche -, et quatre seulement, autant dire rien, à réduire le déficit budgétaire. Si la gauche mérite une très mauvaise note pour sa gestion des finances publiques, l’actuelle majorité n’obtiendrait pas non plus la moyenne.
Un extra-terrestre qui débarquerait dans l’hémicycle pourrait légitimement se demander quelle est la couleur politique d’un gouvernement qui a fait passer le poids de la dépense publique dans la richesse nationale de 51,6 % en 2001 à 52,9 % en 2007 ; qui a augmenté les prélèvements obligatoires de 42,8 % en 2002 à 43,6 % en 2007 ; qui, ayant hérité d’un déficit représentant quelque 2,9 % du PIB, l’a laissé filer jusqu’à 3,7 % en 2004 avant de le ramener, on l’espère, à 2,5 % en 2007 ; qui a fait passer la dette publique de 58,2 % du PIB en 2002 à 66,6 % fin 2005 et ne l’a réduite en 2007 de trois points que grâce à des cessions massives d’actifs publics et des opérations de trésorerie. »
Avec pareille tonalité, l’expertise confine au réquisitoire…






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