Maîtrise des dépenses publiques : paroles d’experts ! Acte I
La discussion du projet de loi de finances pour l’année suivante constitue l’un des temps forts de la vie parlementaire. Aussi, avons-nous souhaité vous en livrer quelques morceaux choisis qui ont vocation à réconforter les contribuables, au moins en paroles…
Le 17 octobre dernier, à la tribune de l’Assemblée nationale, le Président de la Commission des Finances a fait preuve d’une certaine lucidité. Ainsi, a-t-il constaté que « malgré (les) satisfecit, la béatitude n’est pas à l’ordre du jour. » Avant de poursuivre : « Si une critique systématique serait mal venue, regardons les efforts qui nous restent à faire. Le premier point de repère pour les années à venir, même si tout le monde n’en est pas encore convaincu, c’est la maîtrise des déficits publics. Nous sommes passés à 2,9 %, 2,7 % puis 2,5 % du PIB, réussite qu’il faut saluer ! C’est en effet une nécessité si nous voulons faire preuve de solidarité avec nos enfants et nos petits-enfants, mais aussi restaurer la confiance dans l’avenir et respecter nos engagements européens. »
Quelques propos plus tard, Pierre MEHAIGNERIE enfonce le clou : « il n’y a pas néanmoins de quoi être béat. En effet, il reste beaucoup à faire et d’abord sur un plan pédagogique. Nous devons rappeler sans cesse que les politiques publiques ne souffrent pas d’une insuffisance de moyens mais d’une confusion de leurs objectifs et d’une extrême complexité des procédures. Il existe encore des marges de productivité fantastiques lorsque l’on sait que plusieurs administrations s’occupent de la même chose, par exemple dans les secteurs de l’eau ou des politiques sociales (…). Le benchmarking s’impose. D’autre part, la France, malgré les avancées, reste vice-championne de l’imposition sur le travail et sur le capital. Les conférences de presse de nombreux ministres montrent d’ailleurs que, si l’on additionnait la progression des dépenses qu’ils affichent pour leurs budgets respectifs, une augmentation globale de 0,8 % serait impossible !
La France reste droguée à la dépense publique, et c’est même le cas de certains membres du Gouvernement. » Il était bien temps de s’en rendre compte !






encore bien des echeveaux a démeler, l’embrouille quoi, rien n’est simple en France