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L’assainissement des finances publiques passe par le courage en politique !

Le Parlement ne siège pas. Certes, mais les parlementaires n’en sont pas pour autant silencieux. Et c’est tant mieux ! Preuve, l’ouvrage que Jean ARTHUIS, Président de la Commission des Finances du Sénat vient de publier. Mondialisation, la France à contre-emploi mérite, en effet, de faire du bruit.

Sans détour, le Sénateur de la Mayenne aborde les sujets qui fâchent, dont la situation très préoccupante de nos finances publiques. Constatant que la dette publique est passée de 20 % du PIB en 1980 à 67 % en 2005 et que la charge annuelle des intérêts excède 50 milliards d’euros, soit plus que le produit de l’impôt sur le revenu, il en conclut que « s’il suffisait de faire du déficit public pour doper la croissance, la France battrait tous les records de production de richesses et de plein-emploi ». Et de poursuivre : « Pour comprimer les dépenses, il ne suffit pas de procéder à un audit des crédits et de la performance des missions publiques.

Il faut se demander si telle mission, tel programme, tel bureau ou service continuent à servir l’intérêt général. Il faut se tenir prêt à décréter que le gouvernement n’a plus de légitimité dans l’exercice de certaines missions. Il faut être en mesure de transférer tout ou partie d’un service au secteur privé ». Ou comment dire, en termes élégants, que les audits c’est bien, mais que des décisions, ce serait mieux ! L’auteur achève sa démonstration en rappelant l’exemple canadien : « Le chef du gouvernement décida de réduire de 20 % les crédits du budget fédéral. Les ministres n’eurent pas le choix, sauf à se démettre. Jean Chrétien ne manque pas de souligner qu’il n’aurait eu aucune difficulté pour remplacer les démissionnaires. J’ai la conviction qu’il en irait de même chez nous. Les vocations sont nombreuses ! »

Telle est bien la conviction des contribuables, qui aspirent à voir des responsables politiques prendre enfin les décisions courageuses que la situation exige. Avant qu’il ne soit trop tard…

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