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«Et si on créait une nouvelle taxe ? »

Pardon. Le terme est inexact. Il s’agit d’une « contribution exceptionnelle », sur les « surprofits des groupes pétroliers ».

Tel est l’objet de la proposition de loi qu’a déposée Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, Député du Val-de-Marne. L’auteur part du constat que « les compagnies pétrolières ont dégagé des bénéfices record en 2005. Le bénéfice cumulé des six plus grandes d’entre elles (Exxon, Mobil, Shell, BP, Chevron Phillips et Total) s’est élevé à 121 milliards de dollars, soit deux fois le PIB d’un pays comme la Bulgarie ».

Dans ces conditions, une idée vient immédiatement à l’esprit : ponctionner les « surprofits », qui ne sont sans doute qu’une nouvelle catégorie de profits, celle des profits excessifs – excessifs par rapport à quoi ? – ou des superprofits pour reprendre une terminologie, hélas encore familière. La justification de cette idée est tout aussi simple. « Une telle taxe a déjà été instituée dans le passé en France. Ainsi, pour tenir compte de l’augmentation du prix du baril, la loi de finances pour 2001 a institué, à l’initiative du gouvernement Jospin, une contribution exceptionnelle d’un taux de 25 % sur les bénéfices des compagnies pétrolières, qui a rapporté environ 5,4 milliards de francs ».

Voilà l’onction suprême ! Et peu importe si demain les compagnies pétrolières nationales émigrent vers d’autres cieux fiscaux plus cléments… L’automobiliste, lui, continuera, quoi qu’il en soit, à payer 80 % de taxes sur son litre d’essence.

Entre les « surprofits » et les « surtaxes », cherchez l’ennemi du contribuable…

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