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Un ministre de la relance et la relance d’un ministre

Est-ce pour calmer les états d’âme d’un dirigeant politique ou pour organiser le plan de carrière d’un ministre, qu’un poste de ministre vient d’être créé ?

Pour l’efficacité, ainsi que par un souci d’économie, il nous avait été promis un gouvernement « resserré ». Or, la création d’un nouveau ministère a pour conséquence des dépenses supplémentaires : locaux, conseillers ministériels (dont le nombre ne devait pas dépasser 6 ou 7), voitures et chauffeurs, gardes du corps, déplacements, cortèges….

Aucun des ministres déjà en poste ne pouvaient donc faire l’affaire. Serait-ce la démonstration que la volonté et la détermination du chef ne préservent pas de l’incompétence de certains ? La volonté d’ouverture qui consiste à négliger les compétences de son camp pour quérir celles des opposants aurait-elle été sans bénéfice ?

Ce calcul peu glorieux ne résiste pas aux faits. Ces personnalités exfiltrées ne représentent plus qu’eux-mêmes, le résultat des élections partielles ne valident pas cette tactique. Pire, leur action gouvernementale infléchit la politique qui avait été promise pour nous séduire. Le buvard socialiste absorbe les promesses d’antan. M. Chavez a peut-être raison : « Bienvenue au Club ».

La détermination apparente se heurte également aux faits. La loi sur le droit au logement a été adoptée dans l’euphorie, mais en raison de la pénurie, l’État devra loger les demandeurs dans des hôtels. Il fallait organiser l’accueil des enfants pendant les grèves des enseignements, mais de nombreuses communes n’appliquent pas la loi et l’état l’accepte.

En outre, « Le Président de la République n’est pas étranger à ces contradictions notoires », car nous changeons de politique économique en effeuillant la marguerite (libéralisme, beaucoup, un peu, pas du tout) sous le prétexte de pragmatisme. Mais le pragmatisme n’empêche pas les convictions. Il doit s’exercer dans la tactique, pas dans la stratégie.

En définitive, les contribuables continuent de financer un gouvernement peu économe, une administration pléthorique, des grands-messes inefficaces, des dépenses d’apparat, des dons à des pays qui dilapident le fruit de notre travail.

Et la moindre tentative pour épargner nos contributions est abandonnée. L’idée de déduire les moins-values boursières n’était pas saugrenue. N’avons-nous pas été imposés dans les années précédentes sur les plus-values générées ? Quand la crise sera passée, il faudra bien faire appel aux Français pour restaurer nos entreprises, croyez-vous qu’ils se laisseront faire une nouvelle fois, sachant que « l’État partenaire » retirera un bénéfice, s’il existe, mais abandonnera les pertes aux seuls épargnants ?

Chronique de l’Association des Contribuables d’Aubagne

Gabriel Lévy

Un commentaire pour “Un ministre de la relance et la relance d’un ministre”

  1. à Gabriel LEVY

    Bravo pour vos reflexions … dignes d’un professionnel ( non pas de la politique, mais le Vrai Professionnel de terrain : celui qui bosse, qui sait ce qu’est la gestion d’une entreprise, aussi d’un conseiller fiscal ou judiciaire ).

    Je suis en 3ème année de Licence en Droit, dans le cadre de la formation Professionnelle…
    Si je peux vous aider dans certaines matières… n’hésitez pas.

    AMICALEMENT ( ancien adhérent de la revue …. )

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