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Reformes : Alain Mathieu réagit au discours de Nicolas Sarkozy

Le discours sur la République prononcé le 12 octobre à Périgueux par Nicolas Sarkozy contient des phrases qui pourraient réjouir les contribuables.

- « il y a beaucoup d’économies à faire dans l’Etat » ; « la réforme fera les économies »
- « j’ai dénoncé les dérives et les excès de l’Etat-providence, qui ont contribué à créer un climat délétère d’irresponsabilité, d’assistance et de nivellement »
- « je veux qu’il y ait plus d’égalité et de justice dans les retraites »
- « l’Etat n’a pas vocation à se mêler de tout » ; « je récuse l’étatisme et le dirigisme »
- « je veux bâtir une relation avec les Français faite de vérité ».

En application de cette dernière phrase, on aurait pu s’attendre à une chasse sérieuse aux contre-vérités. Hélas trois phrases importantes de ce discours démentent cette volonté de vérité :

- « chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste » ; « ils ont vécu depuis 25 ans la même dégradation de leur pouvoir d’achat que les autres salariés ». Ce n’est pas être injuste envers les fonctionnaires que de constater l’évidence : en matière de salaires, d’horaires de travail et d’absentéisme, de retraites, d’avantages sociaux, les différences avec les salariés du secteur privé sont considérables. Le salaire minimum des fonctionnaires est de 17 % supérieur au SMIC, et leur salaire moyen supérieur de 14 %. S’il n’y avait pas d’écarts avec le privé, les fonctionnaires ne seraient pas tant attachés à leur statut, et ils accepteraient notamment que leurs retraites soient gérées par les caisses de retraite des salariés du privé, avec les mêmes cotisations et mêmes droits. Quant à l’évolution du pouvoir d’achat, la loi de finances pour 2003 donnait, de 1990 à 2000 : fonctionnaires : + 10,2% ; secteur privé : + 4%. La loi de finances pour 2007 donne un gain de pouvoir d’achat moyen pour les fonctionnaires, de 1995 à 2004, égal à 2,2 % par an. Depuis 25 ans, il n’y a pas eu de dégradation du pouvoir d’achat des fonctionnaires, et la tendance leur a été plus favorable qu’aux salariés du privé. Les fonctionnaires sont réellement privilégiés.

- « depuis 20 ans, on échoue à réformer l’Etat parce qu’on se refuse à y consacrer les moyens nécessaires ». Tous les Français savent bien que la raison de l’échec est ailleurs : elle est dans l’attitude des syndicats du secteur public, qui ont abusé de leur droit de grève pour bloquer toutes les réformes, et faire partir les ministres qui les avaient proposées. La solution n’est pas dans les crédits supplémentaires qu’annonce Nicolas Sarkozy, mais dans la loi, prévue dans la Constitution mais jamais votée, qui réglementera le droit de grève dans les services publics.

Quand Nicolas Sarkozy affirme « on ne refera pas l’Etat sans les fonctionnaires », on peut s’interroger sur ce qu’il veut dire. S’il entend par là que les syndicats de fonctionnaires auront un droit de veto sur les réformes de l’Etat, l’expérience passée permet de penser que les réformes seront impossibles.

Alain Mathieu
Président

3 commentaires pour “Reformes : Alain Mathieu réagit au discours de Nicolas Sarkozy”

  1. Il est évident que Nicolas Sarkozy cherche à s’attirer les bonnes grâces de l’électorat traditionnellement de gauche que constituent les fonctionnaires.
    Il leur promet donc monts et merveilles, c’est probablement l’effet « Maire », même s’il ne l’est plus depuis longtemps…

  2. Il est évident que N. Sarkozy cherche à « ménager la chèvre et le chou », dire qu’il va réformer sans faire de peine à personne, pour tenter de ratisser au centre comme chez les libéraux.

    Résultat, son discours risque de devenir illisible, au risque de faire douter à la fois centristes et libéraux ! Sarkozy devrait jouer clairement une de ces deux cartes (la seconde de préférence !).

  3. Cesont les petis seigneurs de la politique qui sont les responsables
    de la mauvaise situation economique et sociale du pays
    Ils ont impose la décentralisation au peuple qui ne ledaqndait pas
    ( De Gaulle avec raison s’y étazit opposé)
    Cette décentralisation engendré une hauuse vertigiseuse des imots locaux
    par suite de l’accumulation de différents organismes
    (commune, canton, département, région, senat et j’en passe ) qui coûtent tres cher aux citoyens contribuables
    Pour pouvoir faire baisser les impôts nationaux et locaux il faut réduire le train de vie de l’état en supprimant :
    - le Sénat comme l’on fait plusieurs pays régie différents
    - les départements qui font double emploi avec les régions
    Il faut aussi abroger toutes lois de décentralisation
    eet abroger completement la fiscalité des collectiviotés locales archaique et absurde pour lui substituer une art des impôts perçus au profit de l’état comme le demande La Ligue des contribuables
    Cela permettrait l ‘égalité des français devant l’impôt etpermettrait
    de supprimerdes taxex et redevances impopulaires comme la redevance télé
    Pour cela il faut vous unir avec les autres association de défe,nc=se des contribuales come la Ligue des Contribuables et d’autres sans exclusive
    pour mettre en échec les petis seigneurs de la politique qui raznçonnent les citoyens contribuables pour leur profit personnels

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