Qui paye les imprudences de la précaution ?
Pour les poussières volcaniques comme pour les vaccins, c’est le contribuable. Article du site libres.org
Depuis qu’il a été constitutionnalisé, nous n’avons cessé de condamner le principe de précaution. Il charge les autorités publiques d’aménager une existence sans risque pour tous les citoyens, et d’intervenir à tout propos dans leur vie au prétexte de les protéger contre leurs propres imprudences. Les Français sont imprudents, ignorants et idiots, heureusement les hommes de l’Etat sont là pour les entourer de leurs soins vigilants. Ce service est payant, il est normal que des impôts nouveaux ou, à défaut de recettes fiscales, une addition à la dette publique, viennent rémunérer l’Etat Providence.
Le problème c’est que souvent l’Etat est encore plus imprudent que ses sujets, et manie avec beaucoup trop de légèreté ledit principe de précaution. Un premier exemple avait été fourni avec le vaccin contre la grippe A-H1N1, quelques centaines de millions d’euros ont été gaspillés dans l’affaire. Les poussières volcaniques en sont un nouvel exemple.
Il semble aujourd’hui acquis que les dispositions prises par les autorités publiques, tant au niveau européen que français, ont été démesurées par rapport au danger encouru par les passagers du transport aérien. Y avait-il seulement danger ? Il a été précisé que les pilotes faisaient un apprentissage de vol à travers un nid de volcans, les accidents ne pouvaient donc se produire qu’après retour des appareils à la maison. De plus, les vols tests à l’initiative des compagnies aériennes ont vite conclu à l’innocuité des poussières, quand il s’en rencontrait. Enfin, les évolutions du nuage étaient calculées par un seul centre météorologique, celui de Londres, disposant d’un modèle informatique dont la fiabilité n’avait jamais été éprouvée. Il est vrai que c’est la seule excuse de ceux qui ont semé la peur : un tel évènement ne s’était jamais produit, du moins dans cette région du monde sillonnée par des dizaines de milliers d’avions.
Le désordre créé par la décision de fermer les aéroports s’est amplifié par le double jeu de l’incurie et de l’irresponsabilité. Incurie des pouvoirs publics, de la DGAC , de Messieurs Borloo et Bussereau, qui ont été incapables de mettre en place des solutions minimales pour informer, héberger et nourrir les personnes prises au piège. Mais surtout irresponsabilité des syndicats de cheminots, qui ont privé les voyageurs d’une solution de rechange. Il aurait fallu des trains supplémentaires, il y a eu suppression des trains. Entre l’aéroport et la gare on avait le choix entre la peste et le choléra. Qu’a fait le gouvernement pour mettre fin à ce scandale ? Rigoureusement rien. Envolé l’espoir d’un service public minimum. Ponce Pilate.
Aujourd’hui vient l’heure des comptes. Il y a tout d’abord les pertes arithmétiques et chiffrables des compagnies aériennes. Pour Air France la facture se monte à quelque 200 millions d’euros. Mais il y a ensuite la paralysie des entreprises, privées de personnel et d’approvisionnements. Il y a enfin, et non le moindre, les surcoûts imposés aux voyageurs (ou non-voyageurs) qui ont dû payer chambres d’hôtels, autobus, voitures de location, restaurants, etc. Toujours sûr de lui, Monsieur le Ministre de l’Industrie Christian Estrosi a déclaré que « les pertes n’ont pas été importantes ». En réalité, c’est une affaire qui va coûter à nos compatriotes au bas mot quelques petits milliards d’euros. Les compagnies d’assurance ne feront qu’un effort minimal, puisqu’elles s’abritent juridiquement derrière le « cas de force majeure ». Il faudrait dire le cas de force publique.
La fin de l’histoire c’est que dans sa générosité, l’Etat va mettre la main à la poche. Tout d’abord les compagnies aériennes seront aidées au niveau européen. Ensuite quelques dommages seront remboursés peut-être à quelques entreprises ou particuliers. Mais, de toutes façons ce sont bien les Français qui vont payer : environ 100.000 touchés par les perturbations, qui ne seront sûrement pas indemnisés pour les frais engendrés par l’incurie de l’Etat, et la très grande masse des contribuables, puisqu’il faudra bien financer la générosité de l’Etat, écho de l’incurie de l’Etat.
Le scénario est toujours le même, ici comme pour la crise financière et le renflouement des banques : après avoir provoqué la panique, et causé des pertes énormes, l’Etat vole au secours des sinistrés. On invente les subprimes et on sauve les banques, on panique devant la grippe et on détruit les vaccins, on s’affole devant les poussières volcaniques et on indemnise les compagnies aériennes. L’Etat est marchand de peur, ou s’associe avec les marchands de peur, et il demande ensuite aux victimes du principe de précaution de payer pour les peurs qu’il a créées. Les seules peurs que nous devrions avoir sont celles du principe de précaution et de l’Etat providence.
Article extrait du site libres.org







Merci pour l’information. Quelqu’un (organisme, associations de défense des consommateurs…) va faire quelque chose…moi je signe contre…
Entierement d accord !!!!
Les gens sont devenus des assistés : c est pas moi c est l autre et je vais faire un proces pour gagner de l argent !
Le plus flagrant des exemples est dans la santé et l enseignement !
Les gens vont se faire soigner, choisissent leur praticien……….;font n importe quoi et apres portent plainte …….;ce qui coute des millions a la secu et a la justice………
Dernier exemple une femme pressée de maigrir va se faire poser un anneau et accident lors de l operation……..qu elle voulait absolument……..Et biensur que fait elle : elle porte plainte et degage chaque medecin qui lui revele son irresponsabilité………..et les accuse les uns apres les autres……….
Que de proces en perspective………que d argent depensé pour les caprices de madame………