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Les fonctionnaires gagnent, le privé perd

La crise n’a pas fait que des victimes. En France ou ailleurs, les employés du secteur public n’ont pas souffert à cause de la récession.

Au contraire. Les dernières études Eurostat (institut de statistiques européennes) montrent que pendant la crise la part des revenus publics dans les dépenses de l’Etat n’a cessé de croître et que les employés du secteur public ont même connu une augmentation de leurs rémunérations. En 2009, les revenus du secteur public représentaient en moyenne 11.7  % du PIB dans la zone euro et 11.9 % dans l’Europe des 27. Quatre pays font la course en tête : le Danemark (19.3 %), la Suède (15.4 %), la Finlande (14.9 %) et la France (13.2 %). A titre de comparaison, l’Allemagne se situe bien derrière avec des rémunérations publiques qui ne représentent que 7.3 % du PIB. Mais la France est championne toutes catégories pour ce qui est des dépenses sociales : 26.2 % du PIB contre 18.8 % pour le Danemark (19.5 % pour l’Europe de 27). Le modèle social français est bien basé sur l’assistanat…

L’écart entre les secteurs public et privé s’est encore creusé. En France, les salaires du public ont augmenté de plus de 2 % en 2009, en pleine crise, alors que ceux du privé ont baissé. En moyenne, un salarié du public gagne environ 2 900 euros de plus par an qu’un salarié du privé. Dans d’autres pays, les différences sont encore plus grandes. En Roumanie, le salaire d’un employé public  l’année passée était 132 % plus élevé que celui d’un employé du privé.

Même aux Etats-Unis, les différences sont saisissantes. En 2009, les salaires dans le secteur privé ont chuté de 6 % tandis que ceux du secteur public ont augmenté de 2.6 %. Aujourd’hui, après la crise, les salariés de l’Etat américain gagnent 22 % de plus par heure. Et depuis décembre 2007, si le secteur privé a perdu 7.8 millions d’emplois, le public a gagné 64.000 emplois nets. La crise n’a pas eu les mêmes conséquences pour tout le monde et  la hausse des dépenses publiques  ne remettra pas l’économie sur de bons rails.

Nicolas Lecaussin

Iref Europe

4 commentaires pour “Les fonctionnaires gagnent, le privé perd”

  1. Comment peut-on publier un tel article, rempli d’inepties, et de détournement des chiffres !!
    Monsieur Lecaussin avant d’écrire n’importe quoi sur la base de chiffres pompés sur un quelconque site de statistique sans en connaître la constitution, renseignez-vous !
    A titre d’exemple, au lieu de prendre la dépense de l’Etat pour les salaires des fonctionnaires et de la diviser par le nombre de fonctionnaires pour en déduire sa variation, regardez plutôt les situations, corps par corps, et vous vous rendrez un peu compte des disparités.
    Puisque vous louez tant le secteur publique à l’étranger, je reprendrais une phrase de votre guide spirituel: la France tu l’aimes ou tu la quittes.
    Là où je vous rejoins, c’est sur le déficit, effectivement trop important. Cependant un déficit est un écart entre dépenses et recettes. Et si on s’intéressait justement à ces dernières, et plus notamment à l’évasion fiscale. Pourquoi ce gouvernement qui vous est si cher ne s’intéresse-t-il pas à toutes ces professions non salariales (commerces, professions libérales, etc…) qui ne déclarent jamais l’intégralité de leurs revenus. Puisque vous aimez les chiffres : pourquoi ne va-t-il pas chercher les 80 milliards d’euros que cela représente? Pourquoi maintient-il des conditions d’imposition incroyablement injuste en faveur des entreprises (Loi Copet) qui permet ainsi à Total d’économiser 850 millions d’euros d’impôts par an? Pour préserver l’emploi de Total alors que depuis 20 ans 1/3 des emplois ont disparu dans cette entreprise?
    Alors Monsieur Lecaussin, au lieu de naïvement taper sur les fonctionnaires, renseignez-vous, et pendant vos vacances au Cap Nègre, interrogez les gens que vous croiserez sur les voiliers et autres bateaux à moteur et recensez un peu le nombre de fonctionnaires qu’il y aura… Mais je suis sûr que vous êtes capable de me dire que eux bossent alors que c’est bien connu, les fonctionnaires sont tous des faignants !

  2. Mais qu’attendez vous pour faire un pogrom de fonctionnaires???
    En tout cas, je peux vous assurer qu’en tant que postier, ma paye n’a pas bougé d’un yota.
    Comme de juste, dans votre torchon destiné à jeter des bouc-émissaires en pâture à votre public d’extrême-droite, vous oubliez que les vrais gagnants de la crise, ceux dont la fortune colossale, due au travail des autres, n’a pas été touchée, et à même augmenté, sont les actionnaires, banquiers, finnanciers et autres capitalistes. Ce sont ces gens là qui prélèvent, bon an mal an, des sommes colossales sur les deniers publics, aux dépens des services publics.

  3. entièrement d’accord avec cet article, qui ne fait que confirmer que depuis les années 80, et en s’accélérant à chaque crise, les salariés du secteur public ont, dans un premier temps rattrapé, et même aujourd’hui largement dépassé, ceux du privé en termes de rémunérations!!
    voir à ce sujet, en plus de la littérature de « contribuables associés « , les excellentes études de l’Ifrap, qui montrent que le salaire moyen dans la fonction publique est en moyenne de + 13 pc par rapport au privé!!
    les représentants des fonctionnaires le savent bien, mais ils préfèrent continuer d’entretenir la croyance populaire des fonctionnaires mal payés…
    Comment font-ils? simplement en faussant les comparaisons qui devraient être la règle entre une même personne tout au long de sa vie professionnelle entre les 2 secteurs!on s’appercevrait ainsi qu’un fonctionnaire voit son salaire progresser régulièrement (quel que soit les problèmes économiques) grâce au fabuleux « GVT »…glissement vieillissement technicité…qui fait que quel que soit son utilité, ses performances, son taux d’assiduité, le fonctionnaire évolue toujours, que l’organisation en ait besoin ou pas!!

    le salarié du privé lui, voit son salaire stagner, voir régresser en période de crise.

    Si l’on ajoute à cela la sécurité de l’emploi, lle régime de retraite plus favorable, et…l’utilité pas toujours avérée, cela fait vraiment beaucoup (trop?)en faveur des fonctionnaires, qui se permettent en plus de bloquer régulièrement le pays pour défendre leurs privilèges!!

    Merci les contribuables associés, merci l4Ifrap, merci à tous ceux qui se battent pour une réforme de l’Etat et de la fonction publique , afin que les salariés du privé soient libérés de la ppression fiscale nécessaire pour entretenir cette mauvaise graisse, mais au combien nuisible à la croissance de notre pays , qui a malheureusement irrémédiablement décroché vis-à-vis des autres pays européens et mondiaux comparables depuis une certaine loi des 35h…

  4. A Croketear ;

    Pourquoi les commercants ne declarent pas tous leurs revenus? mais parce que ce qu’ils declarent va pour moitié dansles caisses de l’Etat!
    Vous n’etes pas bien plus fin que le monsieur qui a ecrit cet article.
    Au lieu de penser augmentation des recettes, il faut penser maitrise des depenses.
    Le commercant, l’artsan n’est pas capitaliste. Il bosse tout simplement. Et il est cher parce que son proxenete le pompe jusqu’à la moelle. Son proxo c’est l’Etat.
    Parce que le mechant artisan (qui s’est crée son emploi en passant) a juste le droit de payer. Coté protection sociale c’est zero.
    Sans eux, la France que vous pronez serait deja un lointain souvenir. Mais j’espere qu’un jour ils l’ouvriront aussi, pour dire m*** à l’Etat.
    Ce qui fait vivre un pays ce n’est pas son administration (et encore moins le « service publique » qui est une bien belle invention de l’esprit), maisles gens qui creent des richesses.
    Et je vous dit ca en etant employé et syndiqué.

    Halte à l’assistant. On a jamais repoussé la pauvreté avec le social.

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