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	<title>Commentaires sur : La seule bonne réforme des retraites passe par l&#8217;abandon de la répartition</title>
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	<description>Impôt fisc, dépenses publiques, gaspillages, Benoite Taffin</description>
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		<title>Par : Jean-François Geneste</title>
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		<dc:creator>Jean-François Geneste</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 20:57:20 +0000</pubDate>
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		<description>Cher monsieur,

Je trouve votre argumentaire fallacieux. En effet, vous parlez par exemple d&#039;un rendement de 3% sur 40 ans qui ne seraient pas possibles dans le système par répartition. Permettez-moi de vous rappeler que jusqu&#039;à une date récente les retraites par répartition étaient indexées sur les salaires et qu&#039;en conséquence, les 3% étaient potentiellement au rendez-vous. Le fait de les avoir indexées sur l&#039;inflation est un incident de parcours qui sera un jour corrigé car la retraite est une forme de salaire et elle doit correspondre à un niveau de vie.
Je quitte ce détail pour en venir à un point plus fondamental. La retraite est, initialement, une assurance de fin de vie pour que les parents ne soient pas à la charge de leurs enfants individuellement mais le soient collectivement. Le gain d&#039;espérance de vie des dernières décennies a transformé cette assurance en une colonie de vacances pendant 30 ans aux frais de la princesse. Cela n&#039;est pas souhaitable mais ce n&#039;est pas le système par répartition qui est la cause profonde de cette vue de la retraite mais bien le système par capitalisation qui a inventé les rentiers, et, c&#039;est bien connu, tout le monde souhaite être rentier. C&#039;est d&#039;ailleurs la rente qui est la source de bien des maux de notre société car c&#039;est sa recherche qui pressure aujourd&#039;hui les entreprises pour toujours plus de profits, toujours moins de bien être social, toujours plus de délocalisations, etc..
Le travail est une valeur, la rente n&#039;en est pas une; la solidarité entre génération est une valeur, la rente n&#039;est pas une, etc.. Certes, dans les années à venir, il faudra travailler peut-être jusqu&#039;à 70 ans voire plus, pour pouvoir jouir d&#039;une assurance de fin de vie. Pour le reste de la vie valide, le travail à la sueur de son front me semble être la seule solution digne et morale. D&#039;ailleurs, pour aller jusqu&#039;au bout de mon raisonnement, on devrait travailler tant qu&#039;on en a la capacité et cette capacité ne s&#039;arrête généralement pas subitement. La retraite devrait donc se prendre progressivement et la cessation totale d&#039;activité devrait se faire selon l&#039;état de santé et la capacité de chacun. Voilà la vraie recette d&#039;une société harmonieuse et juste. La capitalisation ne peut pas être juste parce que la rémunération du travail n&#039;est pas juste car fondée sur aucun système de valeurs absolu. Pour plus de détails, je vous invite à lire un futur ouvrage que j&#039;ai écrit et qui sortira probablement à la fin 2008 voire début 2009 et qui s&#039;intitulera &quot;Ainsi marchait l&#039;humanité: une vision physico-mathématique des sciences humaines et sociales et du management&quot;.

Cordialement,

Jean-François Geneste.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher monsieur,</p>
<p>Je trouve votre argumentaire fallacieux. En effet, vous parlez par exemple d&#8217;un rendement de 3% sur 40 ans qui ne seraient pas possibles dans le système par répartition. Permettez-moi de vous rappeler que jusqu&#8217;à une date récente les retraites par répartition étaient indexées sur les salaires et qu&#8217;en conséquence, les 3% étaient potentiellement au rendez-vous. Le fait de les avoir indexées sur l&#8217;inflation est un incident de parcours qui sera un jour corrigé car la retraite est une forme de salaire et elle doit correspondre à un niveau de vie.<br />
Je quitte ce détail pour en venir à un point plus fondamental. La retraite est, initialement, une assurance de fin de vie pour que les parents ne soient pas à la charge de leurs enfants individuellement mais le soient collectivement. Le gain d&#8217;espérance de vie des dernières décennies a transformé cette assurance en une colonie de vacances pendant 30 ans aux frais de la princesse. Cela n&#8217;est pas souhaitable mais ce n&#8217;est pas le système par répartition qui est la cause profonde de cette vue de la retraite mais bien le système par capitalisation qui a inventé les rentiers, et, c&#8217;est bien connu, tout le monde souhaite être rentier. C&#8217;est d&#8217;ailleurs la rente qui est la source de bien des maux de notre société car c&#8217;est sa recherche qui pressure aujourd&#8217;hui les entreprises pour toujours plus de profits, toujours moins de bien être social, toujours plus de délocalisations, etc..<br />
Le travail est une valeur, la rente n&#8217;en est pas une; la solidarité entre génération est une valeur, la rente n&#8217;est pas une, etc.. Certes, dans les années à venir, il faudra travailler peut-être jusqu&#8217;à 70 ans voire plus, pour pouvoir jouir d&#8217;une assurance de fin de vie. Pour le reste de la vie valide, le travail à la sueur de son front me semble être la seule solution digne et morale. D&#8217;ailleurs, pour aller jusqu&#8217;au bout de mon raisonnement, on devrait travailler tant qu&#8217;on en a la capacité et cette capacité ne s&#8217;arrête généralement pas subitement. La retraite devrait donc se prendre progressivement et la cessation totale d&#8217;activité devrait se faire selon l&#8217;état de santé et la capacité de chacun. Voilà la vraie recette d&#8217;une société harmonieuse et juste. La capitalisation ne peut pas être juste parce que la rémunération du travail n&#8217;est pas juste car fondée sur aucun système de valeurs absolu. Pour plus de détails, je vous invite à lire un futur ouvrage que j&#8217;ai écrit et qui sortira probablement à la fin 2008 voire début 2009 et qui s&#8217;intitulera &laquo;&nbsp;Ainsi marchait l&#8217;humanité: une vision physico-mathématique des sciences humaines et sociales et du management&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cordialement,</p>
<p>Jean-François Geneste.</p>
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