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Après la crise financière et la crise économique : demain la crise monétaire ?


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Après la crise financière et la crise économique : demain la crise monétaire ?

La seule façon « d’aider » les entreprises à passer le cap de la crise, ou « d’inciter » les ménages à consommer davantage, est de baisser les impôts et les taxes, ce qui, redonne immédiatement du pouvoir d’achat aux uns et des marges de manœuvre aux autres. Une telle démarche profite également à tous les agents économiques. Alors que les aides « ciblées » sont par définition inégales et injustes. Pourquoi d’ailleurs aider les banques et maintenant les industriels de l’automobile, et pas l’épicier du coin de la rue ?

Une telle baisse des prélèvements publics peut être d’autant plus importante que la situation financière de l’Etat considéré est solide, à savoir le moins endetté possible.

Au contraire, si un tel Etat aborde la crise avec une situation d’endettement à la limite de ses possibilités, il ne pourra pas faire grand chose, sauf à transformer ses déficits en gouffres.

Et c’est exactement la situation où se trouve l’Etat français : il n’a pas voulu assainir son bilan depuis plus de trente ans (comme le réclament les Contribuables Associés depuis plus de quinze ans !… ) ; il a préféré accumuler les déficits sans autre raison que l’entretien d’une sphère publique hypertrophiée ; il s’est comporté comme la cigale de la fable ; et maintenant il ne peut plus faire ce qu’il serait devenu opportun de faire, à savoir du déficit public, par la baisse des impôts !

Le gouvernement – celui-ci comme ses prédécesseurs – s’étant, par imprévoyance, laxisme ou démagogie, privé, du fait de sa mauvaise gestion des finances publiques de la disposition de cette arme anti-crise (la relance par la baisse des impôts), il ne lui reste que deux solutions : ne rien faire, ou en faire trop, par rapport à des marges de manœuvre insignifiantes, et prendre le risque de mettre en cause le crédit de la signature de l’Etat français.

Ne rien faire serait peut-être dans la nature de certains ministres, voire du Premier ministre, et ce serait sagesse… Mais ce n’est pas exactement l’image que le président Sarkozy veut donner de lui. Il y a donc aujourd’hui un risque plus important encore que la crise financière et économique, c’est celui de la banqueroute de l’Etat français.

Déjà, à travers le monde, une vingtaine de pays se sont déclarés incapables de rembourser leurs dettes en faisant face à leurs échéances.

Au sein de la zone euro elle-même, des pays comme la Grèce, l’Espagne et l’Italie ne trouvent à emprunter qu’en promettant une prime qui donne à penser que la monnaie européenne n’est pas si solide que ça, et que les fantaisies budgétaires de certains Etats (dont la France), ajoutées aux déficit structurels des balances commerciales (comme celui de la France) pourraient avoir bientôt raison de cette construction artificielle et 100% technocratique qui s’appelle l’Euro.

Alain Dumait
Président Fondateur de Contribuables Associés

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