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Une fois encore les Irlandais montrent le chemin à suivre

La tempête économique fait rage. Elle est due à une bulle de crédit : depuis 2005, le volume des crédits bancaires a augmenté dans le monde de 20 % de plus que le PIB mondial. Cette bulle a éclaté le 15 septembre 2008, mais elle ne s’est pas dégonflée.

Tant que les crédits bancaires n’auront pas baissé de 20 % la confiance et la croissance ne reviendront pas.

Les plans de relance n’y changeront rien. Ils ne feront qu’augmenter les gaspillages d’argent public, comme le font les inutiles tunnels ferroviaires du Lyon-Turin. Il faudra sans doute un an ou peut-être plus pour que la bulle se dégonfle. La tempête est donc là pour longtemps.

Quand on sait que la tempête va durer, que fait-on ? On réduit la voilure. Toutes les entreprises le font. D’où les plans de licenciement et l’augmentation du chômage. Le secteur public ne le fait pas. Au contraire, il dépense de plus en plus sous prétexte de relancer l’économie.

Les Irlandais, qui depuis 20 ans ont un taux de croissance de 4 % par an supérieur au nôtre, l’ont compris mieux que nous : le secteur public doit lui aussi réduire sa voilure. Ils viennent de décider une baisse de 7,5 % des salaires de leurs fonctionnaires. Ils seront ainsi en mesure de repartir plus vite, avec des impôts plus faibles et donc des entreprises plus compétitives, quand la confiance et la croissance reviendront.

Les dirigeants français voudront-ils le comprendre, et surtout auront-ils le courage d’affronter l’opposition des privilégiés du secteur public et de leurs syndicats ?
On peut en douter.

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