Recevez notre newsletter

Abonnez-vous, cliquez ici
Désabonnement, cliquez ici

Profil Facebook de Contribuables Associ�s

Transports publics. Les Français plébiscitent le service minimum garanti

71 % des Français sont favorables au service minimum garanti. Le fossé se creuse avec les syndicats.

     Le service minimum garanti en cas de grève dans les transports en commun est plébiscité par 71 % des Français, selon un sondage Ifop – Journal du Dimanche. Voilà ce que l’on retiendra, à l’heure où les sénateurs examinent le projet de loi sur « le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres », déposé par le gouvernement. 

     Le texte prévoit notamment que les salariés souhaitant participer au mouvement de grève devront le faire savoir 48 heures avant son déclenchement et qu’un vote à bulletins secrets sera organisé au bout de huit jours, pour décider de la poursuite du mouvement ou de la reprise du travail.

     L’essentiel concerne cependant l’instauration d’un service minimum, pour permettre aux clients des transports publics de se rendre à leur travail et d’en revenir, sans être pris en otages par les syndicats du secteur public sous des prétextes essentiellement politiciens.

Les syndicats désarmés

     Les syndicats, qui se soucient peu de l’opinion des Français et que l’instauration du service minimum garanti désarmerait,  font évidemment grise mine. A entendre la CGT, le droit de grève s’en trouverait menacé et le « monde du travail », affaibli ! 
    
     A quoi bon un service minimum, objecte par ailleurs cette organisation dans un tract distribué dans les gares, puisque le service minimum est « une fausse solution ». « Depuis juin 2006, le service garanti a été instauré en Ile-de-France concernant la SNCF et la RATP », affirme le document. Si c’est vrai, l’inscription dans la loi d’une mesure qui existe déjà ne devrait pas gêner outre mesure les amis de Bernard Thibault…

     Tel est pourtant le cas ; car les cégétistes n’ignorent pas qu’une loi est moins facile à transgresser qu’un simple accord. Le service minimum leur retire une arme politique qui a montré son efficacité lors de la grève interminable de l’automne 1995.

     Le syndicat rappelle par ailleurs qu’il avait prévenu dès juin 2006 que la mesure « ne répondrait en rien aux problèmes posés sinon d’opposer (sic) les usagers aux salariés des deux entreprises publiques de transports collectifs. » S’ils prenaient plus souvent les transports en commun, les cégétistes sauraient que leurs grèves exaspèrent au moins 71 % desdits « usagers »-otages, apparemment peu sensibles au « syndrome de Stockholm » syndical. 

3 commentaires pour “Transports publics. Les Français plébiscitent le service minimum garanti”

  1. Cela peut paraître très bien d’exiger le service minimum, mais il faut savoir ce que cela implique :
    1ère étape : diminution du pouvoir revendicatif des syndicats donc
    2ème étape : diminution du nombre de salariés et aggravation des conditions de travail
    3ème étape : augmentation du nombre d’accident dans les transports public

    Vous pensez que j’exagère : pourquoi l’angleterre, paradis libéral, a regretté d’avoir privatisé le transport par rail veut revenir sur sa décision car le nombre de catastrophes ferroviaires à exploser.

  2. C’est une attaque contre les travailleurs, car quand une entreprise de transport en commun suprime une ligne ou un arrêt soit disant pas rentable, il est où le service minimum? Il suffit de voir le réseau sncf dans les petites gares qui ont été supprimés, tous le monde râle, et on prend sa voiture, on part en avance à cause des bouchons, on pollue, mais personne ne légifére pour garantir un service public ou privé minimum. Pour faire grêve il faut être deux, organisation syndicale et direction, préavis de 5 jours ouvrables. Quand au jours de grève payés, je tient à disposition mes fiches de payes. Ne nous trompons pas d’adversaire ou d’idéologie. Il y a un million de chomeurs, à quand un rélultat de nos poliques minimum garanti (chomage, RMI, pauvreté, soins, etc). Un révolté mais pas un idiot.

  3. Quand on est ouvert d’esprit et que l’on a la chance d’avoir pas mal voyagé dans le monde , il est affligeant d’entendre les pauvres arguments des syndicats « de progrès … » pour défendre des intérêts très ciblés et limités « les cheminots » . Nous ne sommes plus au début du 20 ème siècle et il est temps que la SNCF « service public » fasse preuve de responsabilité et de sens du service AU PUBLIC ses clients et contribuables qui chaque année mettent les mains à la poche pour combler le trous d’une entreprise »MAL GEREE » .Comme dans certains pays de l’union économique européenne , la gréve d’un fonctionnaire de service public devrait-être interdite ou en tous cas très réglementée -AFIN QUE LE SERVICE AU PUBLIC , SOIT LA PRIORITE ABSOLUE ! Il est temps d’en finir avec un comportement inacceptable qui veut qu’en France nos services publics : se sont les clients , le public , qui sont à la disposition des employés sensés assurer UN SERVICE PUBLIC .
    Il n’y a plus qu’en France ou une telle mentalité a encore libre cours. Il est temps que cela cesse .
    l’Argument consistant à dire que seul le système actuel « de gabgies  » permet d’assurer la sécurité dans les trains et d’éviter les catastrophes n’est d’aucune façon crédible . Il faudrait alors s’interroger pour savoir pourquoi dans le transport aérien « dont le facteur risque semble hautement plus grand que pour les trains » les problèmes de sécurité sont pleinement maitrisés par des compagnies non publiques et qui plus est sont bien gérées . Quand à la vigilance dans les gares et les trains concernant la sécurité des personnes pour les questions d’attentats, je tremble à chaque voyage , chaque semaine , devant le peu de sérieux de la SNCF face à ce problème grave .

Réagissez à cet article

Vous devez être identifié pour publier un commentaire.