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Service minimum à l’Éducation nationale : la cacophonie

Un appel intersyndical à la grève a été lancé pour le jeudi 16 octobre, dans les écoles primaires de Paris. L’application du service minimum d’accueil (SMA) est un véritable casse-tête.

La mairie de Paris a demandé aux parents qui le peuvent de ne pas envoyer leurs enfants à l’école, en avertissant qu’elle aurait des difficultés à mettre en place le service minimum d’accueil prévu par la loi.

En effet, les animateurs de la Ville de Paris, censés assurer ce service minimum, sont eux aussi appelés à débrayer le même jour, par leurs principaux syndicats, pour ne pas devenir « des briseurs de mouvement social ».

C’est donc l’improvisation qui prévaudra.

Selon la loi du 23 juillet 2008, les mairies ont l’obligation légale de mettre en place des structures d’accueil des élèves les jours de grève, dès lors qu’il y a plus de 25 % d’enseignants en grève dans l’école. Les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l’avance.

Les mairies organisant un tel service sont défrayées par l’État, qui leur verse une indemnité de 110 € par jour et par groupe de quinze élèves accueillis.

Une nouvelle fois, c’est le contribuable qui va mettre la main à la poche pour les fonctionnaires grévistes !

Ces difficultés montrent bien que cette loi -qui va dans le bon sens- est  insuffisante.
C’est à l’Éducation Nationale, qui bénéficie déjà d’un budget colossal, d’assurer ce service minimum, et non pas aux collectivités locales.

La France a besoin d’une loi sans ambigüité sur le service minimum, applicable à tous les services publics. Quand la majorité aura-t-elle le courage de la voter ?

C’est à Contribuables Associés que revient le mérite d’avoir lancé l’idée de service minimum en cas de grève. Dès 2003, nous organisions sur ce thème notre troisième Rendez-vous parlementaire du contribuable, intitulé « Grèves dans les services publics et service garanti ».

L’idée a rapidement été reprise par les médias et la classe politique.

Depuis, Contribuables Associés n’a cessé de faire campagne pour le service minimum.

3 commentaires pour “Service minimum à l’Éducation nationale : la cacophonie”

  1. vos articles, je ne les lis plus car je suis ancienne fonctionnaire et fière de l’avoir été. je suis sidérée de voir l’aveuglement de certains internautes vis à vis de la fonction publique.Oui il y a du ménage à faire mais partout, (je suis fille de commerçants et petite fille de paysans honnêtes et droits). quant aux retraites commencez par informer vos lecteurs sur les retraites dorées de certains. Trop d’administration la tue mais pas assez apporte l’anarchie, on le voit bien en ces moments difficiles alors serrons nous les coudes au lieu d’attiser des rancooeurs

  2. Bonjour,

    Votre article sur le service minimum est truffé d’erreurs :

    1. L’Etat et l’Education nationale, c’est la même chose : Le Ministère de l’Education appartient à l’Etat !

    2. C’est bien le Ministère de l’Education nationale qui paye les communes, contrairement à ce que vous dites.

    3. Ce n’est pas le contribuable qui payent, mais les grévistes ! En effet les grévistes ont une retenue sur salaire qui est supérieure aux rémunérations versés aux animateurs municipaux qui les “remplacent”.

    4. Donc, non seulement cela ne coûte pas un centime aux contribuables, mais au contraire cela reste bénéficiaire pour l’Etat ! Plus les fonctionnaires font la grève, et meilleur c’est pour les finances de l’Etat, et donc pour les contribuables.

    Cordialement

  3. La loi qui demande aux mairies d’organiser un service minimum est non seulement une entrave au droit de grève mais aussi une loi anti-républicaine ! Continuez cet individualisme sordide, ne soyez plus solidaires et continuez à accepter cette société dans laquelle les plus démunis sont exploités par les plus riches !!!

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