Ségolène n’a pas d’argent, mais elle a des idées… de dépenses !
Si Ségolène Royal tient son budget familial comme elle envisage de gérer celui de la France, on s’étonnerait presque qu’en dépit des quelques 29 000 euros qu’ils gagnent chaque mois, François Hollande et elle ne soient pas encore en commission de surendettement ! Une ménagère qui achète un kilo de carottes sait de combien d’argent elle a besoin pour payer ses achats. A en juger par les 100 propositions qu’elle vient de soumettre aux Français, la candidate socialiste ne calcule pas de la même manière lorsqu’il s’agit de l’argent public.
Nous lui proposerons, pour l’édifier, de se prêter au petit jeu du « Combien ça coûte ? » Par exemple :
• Porter le Smic à 1 500 euros : combien ça coûte ?
• Consacrer le principe d’un droit au premier emploi des jeunes afin qu’aucun d’entre eux ne reste au chômage pendant plus de six mois sans disposer d’une formation, d’un emploi aidé ou d’un tutorat payés ; créer à leur profit 500 000 emplois tremplins, ainsi qu’une allocation d’autonomie et instaurer à leur usage un prêt à taux zéro de 10 000 euros : combien ça coûte ?
• Fixer un montant minimum garanti proche du Smic pour les pensions ; revaloriser de 5 % les « petites retraites » ; revoir le mode de financement des régimes spéciaux (ce qui suppose de les conserver) : combien ça coûte ?
• Faire bénéficier les moins de 16 ans de la gratuité des soins ; créer une carte santé jeunes pour les 16-25 ans, leur donnant droit à une consultation gratuite par semestre ; ouvrir aux femmes de moins de 25 ans l’accès à la contraception gratuite : combien ça coûte ?
• Garantir aux chômeurs une indemnité égale à 90 % du dernier salaire pendant un an : combien ça coûte ?
• Inventer une « sécurité logement tout au long de la vie » ; limiter le coût du logement pour les ménages modestes en augmentant les allocations ; construire 120 000 logements sociaux ; créer un service public de la caution : combien ça coûte ?
• Doubler les crédits de la Justice ; créer un service civique pour les jeunes ; développer les brigades de mineurs dans les commissariats des zones urbaines ; ouvrir des centre éducatifs renforcés, encadrés par des militaires : combien ça coûte ?
• Créer, sous l’égide de l’Etat, un service universel bancaire de base favorisant les prêts sociaux et le microcrédit : combien ça coûte ?
• Régulariser les immigrés clandestins en fonction de la durée de leur présence en France, de la scolarisation de leurs enfants ou de la possession d’une promesse de contrat de travail, meilleur moyen d’inciter à venir de nouveaux irréguliers et de développer les fraudes en tous genres : combien ça coûte ?
• Investir massivement dans l’innovation et la recherche en augmentant les crédits publics de 10 % par an. Ça, au moins, on sait combien ça coûte : 21,3 milliards d’euros !
Mais pour Ségolène Royal, la réponse est simple : tout ça ne coûte rien !
C’est du moins la conclusion que l’on est fondé à tirer de l’absence, dans son programme, de solutions précises pour financer ces mesures. Ségolène Royal a déploré, au début de son discours, le poids « insoutenable » de la dette publique. Sans doute a-t-on oublié de lui apprendre, lorsqu’elle était à l’ENA, que c’est la dépense qui creuse la dette !







Exelent article , a méditer