Sauvons le bouclier fiscal !
Taxer les plus riches d’un nouvel impôt, en ces temps de crise, afin de venir en aide aux plus pauvres : voilà l’idée, on ne peut plus démagogique, du député UMP Pierre Méhaignerie, président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée. D’autres membres de la majorité présidentielle ont également fini par reprendre l’éternelle (et unique !) rengaine du Parti socialiste, qui réclame inlassablement la suppression du bouclier fiscal… Comme quoi, la persévérance paie !
Il s’agit pourtant d’une proposition on ne peut plus socialiste ! Taxer plus encore les riches, pour donner davantage aux pauvres, comme si l’économie française se réduisait à un système de vases communicants : l’un, les riches, l’autre, les pauvres, qui se partagent l’argent.
Malheureusement la réalité est un peu plus complexe ! Taxer plus les riches, c’est encourager l’évasion fiscale, la délocalisation d’entreprises, complexifier encore la fiscalité ; une fiscalité redistributive en forme d’usine à gaz, dont le fonctionnement a un coût non négligeable, qui ne profite pas autant aux bénéficiaires qu’elle ne coûte à ceux qui sont taxés ! De l’autre côté, distribuer plus aux Français les plus modestes, c’est leur ôter toute notion de responsabilité, dévaloriser les valeurs du travail et du mérite, décourager l’entreprenariat, et donc la création de nouvelles richesses…
Les socialistes refusent de revoir à la baisse leur idéologie de la redistribution, malgré la réalité des chiffres. S’ils répètent inlassablement que le bouclier fiscal a coûté 458 millions d’euros, ils oublient de préciser qu’il a aussi permis une diminution de 15 % des expatriations en 2007, et une hausse de 9 % des retours de Français expatriés, selon Frédéric Lefebvre, porte-parole du gouvernement. Le ministre du Budget, Eric Woerth, a été clair sur ce sujet : « si vous ne plafonnez pas les prélèvements, les gens s’en vont ! ». Nicolas Sarkozy l’a martelé ce matin : « je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts ».
Espérons que le gouvernement saura rester droit dans ses bottes à ce sujet, malgré la désinformation qui règne dans la société française, fortement imprégnée de l’idéologie redistributive socialiste.








Penser qu’on va récupérer 458 millions d’euros en supprimant le bouclier fiscal relève de l’utopie la plus totale. En effet seuls les contribuables peu concernés n’auront pas les moyens de réagir à ce enième coup bas des politiqes. Les autres, ceux qui bénéficient réellement du bouclier dans les fortes proportions, prendrons des mesures appropriées ( en jurant qu’on ne les y reprendra pas !). Et là le manque à gagner sera tout autre. Mais puisque l’idéologie dominante est de considèrer que pour qu’un pays soit heureux il ne faut plus des riches et que celà doit résoudre tous les problèmes…