Relance par les baisses d’impôts : la leçon de Gordon Brown
Gordon Brown et son ministre des Finances ont annoncé le 24 novembre 2008 que la TVA anglaise serait abaissée pendant un an de 17,5 % à 15 %. Cette mesure est applicable dès le lundi 1er décembre. En même temps, ils annonçaient une baisse des dépenses publiques de 35 milliards de livres, soit trois fois le coût de la baisse de la TVA.
Pour atténuer les effets de la crise économique et relancer leurs économies, trois autres pays ont réalisé ou annoncé des baisses d’impôts importantes : les Etats-Unis en ont réalisé une en juin, la Suède et le Canada en ont annoncé. Ces deux pays ont également prévu des baisses de leurs dépenses publiques.
Angela Merkel, qui a augmenté le taux de la TVA allemande de 16 à 19 % au début de 2007, n’a pas envie de se déjuger en le baissant maintenant. Mais elle ne prévoit pas d’augmentation massive des dépenses publiques et son programme électoral pour les élections au Bundestag de septembre 2009 comporte des baisses d’impôts.
De son côté Nicolas Sarkozy a annoncé le 24 novembre qu’une baisse de la TVA française n’était pas souhaitable et qu’il maintiendrait un plan de relance augmentant les dépenses publiques.
Qui a raison ? Ceux qui veulent baisser les impôts et les dépenses publiques ou celui qui veut augmenter les dépenses publiques ?
Pour la rapidité de mise en œuvre, la réponse est en faveur des baisses d’impôts : la décision anglaise sera appliquée une semaine après son annonce ; les nouvelles lignes de TGV prévues par Nicolas Sarkozy seront ouvertes dans plusieurs années.
Mais qu’en est-il pour la croissance à moyen terme ?
Nicolas Sarkozy a répondu le 12 décembre 2007: « Sans réduction du poids de nos dépenses publiques, nous n’irons pas chercher le point de croissance qui nous manque ». Il avait ajouté que, pour être à égalité avec l’Allemagne, nous devrions baisser nos dépenses publiques annuelles de 150 milliards d’euros. Il avait raison : notre économie ne sera prospère que si nos entreprises se développent. Elles devront donc être compétitives et ne pas supporter des prélèvements supérieurs aux entreprises allemandes, c’est-à-dire précisément 150 milliards d’euros.
Comme Nicolas Sarkozy il y a un an, les dirigeants canadiens ont compris que l’efficacité de leurs administrations était une condition essentielle de l’efficacité de leurs entreprises, et que sans baisse des dépenses publiques, les baisses d’impôts n’étaient pas durables. Le FMI en a tiré les conséquences : le seul pays développé qu’il prévoit en croissance en 2009 est le Canada.
Alors pourquoi notre Président a-t-il changé d’avis, et applique-t-il une solution qui n’est efficace ni à court terme ni à moyen terme ?
Parce qu’il fait de la politique : en appliquant le programme de son opposition socialiste, il prive celle-ci de tout projet, et contribue à sa ruine ; en renonçant à des baisses de dépenses publiques, il évite les réactions hostiles des syndicats de fonctionnaires. Qu’il aboutisse ainsi à la ruine du pays est pour lui secondaire : en l’absence d’opposition crédible, il sera réélu en 2012. La « rupture » promise avec la politique précédente n’est plus d’actualité.







Ceux qui ont raison ce sont ceux qui baissent les impôts et qui diminuent la dette publique. Il y a cependant un gros problème en France, c’est qu’il y a trop de foyers qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, trop de gens exonérés de tout, et une seule partie du peuple qui met la main “au portefeuille” ! … Il faut commencer à “mettre de l’ordre” dans l’attribution des aides sociales, mettre les allocations familiales sous conditions de ressources, et considérer les aides sociales dans les revenus à déclarer, ce qui n’est pas toujours le cas ! … Il devrait y avoir un minimum d’impôts à payer par foyer fiscal, ne serait-ce que 100 €uros pour certains. Donc baisser les impôts OK, mais ça passe par des réformes importantes en même temps.
50 % des foyers fiscaux paient des impots. Pourtant une majorité vote des depenses .. qui seront payées par ceux qui mettent la main au portemonnaie.
Si tous les foyers payaient un impots, même minime, le raisonnement changerait.