Régime spéciaux : un premier pas vers l’équité
En prévoyant d’abolir les régimes spéciaux dont bénéficient les personnels des entreprises publiques, le gouvernement répond aux attentes des Français. C’est un premier pas qu’il faut saluer. Restera cependant un régime spécial à supprimer : celui des fonctionnaires !
Les régimes spéciaux vont-ils enfin disparaître ? Comme le rappelle l’Elysée, cette réforme « fait partie des promesses de campagne » du candidat Sarkozy, et François Fillon se déclare prêt à l’engager dès que le président le jugera utile.
C’est une avancée vers l’équité, que les Français appellent de leurs vœux. Contribuables Associés avait inscrit cette réforme au nombre des huit points fondamentaux de son programme. Nous ne pouvons donc que nous féliciter de la décision gouvernementale.
Le premier ministre en a lui-même indiqué le contenu : « il s’agit, dit-il, d’aligner les régimes spéciaux sur celui de la fonction publique. » Il fixe ainsi les limites de sa réforme. Car le régime de la fonction publique est lui-même un régime spécial, qui diffère sensiblement du régime général. Qu’on en juge :
- les pensions des salariés du privé qui partent à la retraite sont calculées sur la base des 25 meilleures années de salaire. Celle des fonctionnaires, sur les traitements des 6 derniers mois.
- Le taux de cotisation employé représente 10,35 à 10,55 % du salaire dans le privé, contre 7,85 % dans le public. Encore une grosse partie des primes perçues y échappe-t-elle.
- L’âge effectif du départ à la retraite s’élève à 61,3 ans dans le secteur privé, contre 57,6 ans dans le public.
- La décote par année manquante atteint 10 % dans le privé, contre 0,6 % pour les fonctionnaires.
Les retraités de la SNCF, de la RATP et d’EDF-GDF sont, il est vrai, encore mieux traités. La base plus favorable retenue pour le calcul des pensions, le taux (sauf à EDF-GDF) et la durée de cotisation plus bas, l’âge du départ à la retraite, l’absence de décote par année manquante, la revalorisation sur les salaires de l’entreprise, rendent ces régimes spéciaux plus intéressants encore que celui de la Fonction publique. Avec une limite, cependant : de l’aveu même de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, ces régimes, s’ils n’évoluent pas, « seront en faillite et les pensions ne seront plus versées ».
Leur suppression sera donc un premier pas dans le bon sens ; mais un premier pas seulement. Car un régime spécial continuera d’exister en France : celui de la fonction publique, qui consacre, comme les actuels régimes spéciaux, ce que Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, qualifie d’« avantages inégalitaires pour quelques-uns, payés par tous. »
Et la « justice sociale » dont parlent Nicolas Sarkozy et François Fillon ne sera pas complètement réalisée.







Il faut dégraisser le Mamouth; commencer par les académies, par toutes ces vieilles croutes qui ne font pas leurs boulots, voir même supprimer ces gouffres financiers inutiles et sans effets sur l’éducation de nos enfants. Ils ne pensent qu’à préserver leurs situations de privilègés et ne fournissent rien, ne se sont jamais posé la question de savoir si notre éducation est encore adaptée à l’évolution du monde…!
Ne connaissent même pas le nombre de prof. ou le nombre de ceux qui n’ont aucune affectation…!
Tout cela est lamentable et je compte sur Sarkozy pour remettre de l’ordre dans tous ces domaines.
Dans ce dossier, la méconnaissance le dispute à la désinformation …
Par exemple, le taux de cotisation au régime de retraite EDF-GDF de 12,2% (supérieur au régime général)n’est pas cité. De plus il y a bien une décote par année de cotisation manquante.
Et que dire de l’absence dans le débat d’autres régimes déséquilibrés sur le plan cotisation/pension servie (parlementaires) ou dont la cotisation porte sur une partie de revenus (commerçants et artisants).
Une réforme de l’ensemble des régimes spéciaux est nécessaire mais la méthode très partielle et partiale qui se dessine ne peut que crisper les corporatismes.
Bjr,
Ayant commencé à travailler à l’age de 14-15ans, fonctionnaire depuis 1 an après 25 ans de quasi-galères dans le privé, je perçois 1300 € pour travailler en solo les nuits, week-ends & fériés avec des risques importants (sécurité publique).
Je suis prêt à abandonner mes privilèges (si j’en ai) lors de ma retraite si nos politiques abandonnent leurs avantages incommensurables de leurs retraites (1 mois travaillé = 1 mois de retraite payé par les contribuables).
Selon ces politiques ce sont tjrs les autres, le petit peuple, qu’ils commencent donc par eux-mêmes.
Nous sommes à une génération charnière qui paiera 2 fois sa retraite car il faut continuer à payer le systême bancale de régime par répartition tout en sachant que ce « vieux truc pourri » ne marchera plus pour NOTRE retraite.
Les gouvernements successifs ne veulent pas appliquer le systême par capitalisations pour le Peuple alors qu’il se l’applique à lui-même tout simplement car cela remplit les poches des caisses de retraite et par la même occasion de l’Etat qui y puisent des taxes à gogo.
@+
De la véritable histoire du syndicalisme et du corporatisme, son grand frère. De leurs origines, des raisons de leur création et de celles de leur dérapage : une petite histoire, rapide mais instructive, à ne pas rater pour les jours et les mois à venir…
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=654&Itemid=60
La réforme des régimes spéciaux est une avancée, certes, mais il est évident que l’alignement sur la fonction publique n’est pas une fin en soi. La fonction publique dans sa globalité devra s’aligner sur le régime général qui actuellement prend en charge les « déficits » des retraites du public qui est incapable de s’autofinancer ! Il est inconcevable que les salariés du privé cotisent pour ceux du public et au final bénéficient de retraites bien moins intéressantes (calcul, âge de départ). Cela fait des années que cela aurait dû être remis à plat…L’égalité sur ce point est-elle en train de se dessiner aujourd’hui ? Tous les salariés du RG l’appellent de leurs voeux !
Jaloux, aulieu d’essayer d’avoir les mêmes avantages