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Réforme de l’ISF : une bonne nouvelle pour les chômeurs

Nicolas Sarkozy a annoncé le 22 janvier que, s’il était élu, les contribuables imposés à l’ISF pourraient déduire de cet impôt les sommes qu’ils auraient versées au capital de PME, dans la limite de 50 000 euros par an. Pour tous les chômeurs de France, c’est une excellente nouvelle.

Alors que les effectifs français de nos grandes entreprises diminuent, les créations d’emplois dans le secteur privé sont faites par les PME. Or le principal obstacle à la création et au développement des PME est financier : leurs créateurs ont du mal à trouver les fonds nécessaires. Pour une entreprise installée depuis plusieurs années, présentant plusieurs bilans bénéficiaires, l’argent est disponible : les sociétés de capital-risque sont là pour ça. Elles préfèrent d’ailleurs fournir des capitaux importants, supérieurs à 100 ou 200 000 euros, car leurs frais d’étude en sont proportionnellement réduits.

En revanche, pour des investissements risqués, de montant inférieur à 100 000 euros, l’argent manque. Seuls des particuliers, les « Business angels »,  peuvent s’y intéresser. Ceux-ci sont souvent d’anciens créateurs ou développeurs d’entreprises ayant réussi. Leurs conseils, d’ailleurs gratuits, sont pris au sérieux par le chef d’entreprise qu’ils financent.
Notre pays a, par habitant, environ 10 fois moins de business angels que des pays comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. La proposition de Nicolas Sarkozy est susceptible d’en accroître le nombre. Des emplois supplémentaires seront donc disponibles pour les chômeurs. De plus ceux-ci, qui représentent déjà un tiers des créateurs d’entreprises, pourront plus facilement trouver des fonds pour créer leur propre entreprise.

Comme l’iFRAP, association à l’origine de cette proposition, Contribuables Associés s’en réjouit.

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