Réduction des déficits : un bon point à Fillon
Dimanche dernier, à l’issue d’un séminaire gouvernemental, François Fillon a déclaré : « Nous voulons atteindre l’équilibre des finances publiques en 2012. Et dès 2009, nous nous sommes fixé un objectif absolu : un déficit limité à 2 % du PIB. »
L’on ne peut que féliciter le Premier ministre pour cette annonce, orientée dans la bonne direction : celle d’un allègement des dépenses du secteur public.
Cependant, l’on peut déplorer que le chef du gouvernement n’ait pas fixé une date plus rapprochée pour l’équilibre des finances publiques. Cela pourrait témoigner d’une persistante timidité dans l’action réformatrice. D’autre part, les réformes nécessaires à une réduction significative des dépenses publiques ne verront le jour que si le Parlement y met du sien.
Aussi, incitons-nous les parlementaires de la majorité à pousser les feux de la réforme. Le temps presse : les chiffres relativement bons de la croissance économique française annoncés par le ministre de l’Economie, Christine Lagarde, risquent d’être laminés par les prochaines et inéluctables retombées – même atténuées – de la crise des subprimes dans notre pays.
La France, qui va prendre la présidence de l’Union européenne à partir du 1er juillet prochain, est pressée par ses partenaires européens de remettre de l’ordre dans ses finances publiques. Souhaitons que les louables déclarations du Premier ministre ne soient pas seulement destinées à produire un effet d’annonce à leur intention.
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