Public/privé: halte aux inégalités !
Fauteur de guerre civile ! Cette accusation menace tous ceux qui oseraient faire connaître la vérité sur les privilèges des fonctionnaires. À la rigueur, on peut demander la réforme des régimes spéciaux de retraite, ceux d’EDF, de la SNCF et de la RATP. Dominique Strauss-Kahn n’a-t-il pas déclaré qu’il lui paraîtrait « incompréhensible que l’on ne discute pas des régimes spéciaux »? Mais il est interdit d’évoquer les autres différences entre le public et le privé.
« Chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste », car « ils ont vécu depuis 25 ans la même dégradation de leur pouvoir d’achat que les autres salariés » (Nicolas Sarkozy). Et pourtant la loi de finances pour 2007 indique un gain de pouvoir d’achat moyen pour les fonctionnaires, par rapport aux salariés du privé, égal à 2,2 % par an depuis 9 ans.
Les pensions de retraite du secteur public sont calculées sur la moyenne des salaires des 6 derniers mois, celles du privé sur la moyenne des 25 dernières années. Les fonctionnaires peuvent cumuler emploi et pension, ce qui est impensable dans le privé. Les conditions de réversion aux veuves leur sont plus favorables. Les fonctionnaires partent en moyenne en retraite à 57 ans. Depuis le début de 2005, leur pension est calculée en incluant les primes dans leur dernier salaire, ce qui n’était pas le cas auparavant, et accroît encore la différence avec le privé.
Si les fonctionnaires étaient soumis au régime général des retraites, les trois quarts de l’impôt sur le revenu pourraient être économisés. Mais il est « dangereux » de demander l’application de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites: « Les assurés doivent pouvoir bénéficier d’un traitement équitable au regard de la retraite, quels que soient le ou les régimes dont ils relèvent. » Les fonctionnaires sont mieux payés que les salariés du privé. Leur salaire moyen est supérieur de 17 % pour les ouvriers et employés à celui du privé, et 5 % pour les cadres.
Si les horaires de cours, et de présence à l’école, des professeurs du secondaire étaient alignés sur la moyenne de cinq pays occidentaux, les économies réalisables seraient de 200 000 postes, et 8,7 milliards d’euros par an. Le taux d’absentéisme des fonctionnaires est le double de celui du privé. Ces privilèges, et bien d’autres comme les mutuelles spéciales, les magasins et centres de vacances spéciaux, les HLM réservés et les logements de fonction, expliquent que les trois quarts des Français souhaitent que leurs enfants deviennent fonctionnaires.
Si les fonctionnaires français travaillaient dans les mêmes conditions de salaires, d’avantages en nature, de retraites, de temps de présence et d’efficacité que les salariés du privé, nos prélèvements obligatoires pourraient être baissés de quatre points de PIB, et nos finances publiques en équilibre.
Notre pays serait comme beaucoup d’autres sur la voie de la prospérité et du plein-emploi. Mais ne le dites pas. Vous seriez un fauteur de guerre civile!







Le secteur privée est cadenassé par un goulot d’étranglement fiscal juridique et administratif digne de l’ex Urss. Notre comptabilité est une des plus complexe au monde. Notre système est inique nous entretenons à nos frais tout une population qui au lieu d’être au minimum reconnaissante de ce qu’elle a développe à contrario un appétit égoïste et corporatif du toujours plus. Pour exemple les fonctionnaires allemands n’ont pas le droit de grève car on considère que le pendant de leurs avantages passe par un engagement responsable envers l’état. Nos fonctionnaires, disons la plupart font preuve d’une immaturité consternante proche de l’adolescence. Il faut plus que jamais leur fixer des limites, des objectifs (rendement, compétitivité,) et leur spécifier clairement qu’il sont au service de l’Etat et du contribuable et non l’inverse. Le chemin est long et ardu, il faudra du courage au prochain gouvernement pour ne pas reculer devant ceux qui par leur position possèdent hélas le plus fort taux de nuisance.