Pour Barack Obama, la clef de la relance réside dans la diminution des impôts
Difficile, en cette journée d’intronisation du président des Etats-Unis d’Amérique, d’échapper à l’obamania… Au-delà de la couleur (de peau, comme politique) de Barack Obama, le programme de son plan de relance présente des idées nettement plus dignes d’intérêt.
Le plan de relance américain (comme ceux nos voisins européens, d’ailleurs) est fondé sur cette idée : la clef de la relance réside dans la diminution des impôts. De fait, sur les 800 milliards de dollars du plan de relance, 300 sont consacrés à des réductions d’impôts pour les ménages et les entreprises. Ainsi, 95 % des ménages américains vont voit leur impôts réduits de 1000 dollars.
Le reste du plan de relance réside dans des investissements massifs : modernisation des infrastructures, développement de projets et accélération de la recherche, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables… Cependant, à la différence des investissements prévus dans le plan de relance français, il n’est pas question d’injecter aveuglément cet argent ! « Générosité n’est pas synonyme de gaspillage », a martelé le président américain devant le Congrès réuni, en annonçant la nomination de Nancy Killefer, qui fut la secrétaire adjointe au Trésor sous la présidence Clinton, au poste de « surveillante en chef du rendement ».
L’équivalent de Patrick Devedjian, ministre de la Relance ? Certes non ! Là ou Nancy Kellifer a la charge de veiller à l’efficacité de chaque dollar dépensé, la mission de Patrick Devedjian (dixit les directives officielles) est de dépenser le plus vite possible les 26 milliards d’euros mis à sa disposition. C’est la différence entre les Etats-Unis et la France, imprégnée de socialisme, qui impose de sacrifier l’argent public sur l’autel des idéaux de générosité et de solidarité… Et ce d’autant plus en temps de crise – et vice-versa de l’autre côté de l’Atlantique.
« Yes, we can », répètent sans cesse les Français, de droite comme de gauche, qui ne voient qu’un symbole dans le président des Etats-Unis.
Ils seraient pourtant bien inspirés de considérer de plus près sa politique, certainement pas de gauche !







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