Pitié pour les contribuables lyonnais, M. Gérard Collomb !
Lors de l’émission C dans l’air d’Yves Calvi du 8 avril, sur France 5, le maire de Lyon et président du Grand Lyon, Gérard Collomb, a répondu à diverses questions que lui a posées Alain Mathieu, président de Contribuables Associés. En voici d’autres.
Face à Alain Mathieu, à qui l’association des contribuables lyonnais Canol avait fourni des informations sur les comptes de l’agglomération, Gérard Collomb a fait preuve en apparence d’une volonté affirmée de bien gérer sa ville. Après l’émission il a même invité Alain Mathieu à venir à Lyon en discuter la gestion. Pour préparer cette visite, nous lui proposons de répondre par écrit à des questions qui pourraient intéresser les Lyonnais, et même sans doute beaucoup de Français, car des problèmes semblables se posent dans les grandes villes.
Il pourrait d’abord répondre aux questions, posées lors de l’émission, auxquelles il n’a pas répondu :
- ne peut-on réduire le nombre des 68 « collaborateurs de cabinet » ? Question subsidiaire : quelles sont les tâches de chacun d’entre eux et quelles tâches ne peuvent pas être remplies par des fonctionnaires du Grand Lyon ?
- ne peut-on réduire le nombre des vice-présidents du Grand Lyon, indemnisés à raison de 2 700 € par mois pour 10 réunions par an ?
- ne peut-on faire passer les horaires de travail du personnel du Grand Lyon (et de la mairie ?) à 35 heures (ils font actuellement 2 % de moins) ?
- ne peut-on mieux contrôler l’absentéisme du personnel du Grand Lyon, qui, à 29 jours par an, est trois fois plus élevé que celui des entreprises du privé ?
- dans le service de la voirie, est-il indispensable d’avoir 300 personnes dans les bureaux pour 700 sur le terrain ? Pourrait-on se limiter à 100 ?
- ne faudrait-il pas supprimer la subvention à une association chargée de « réhabiliter la casbah d’Alger » ? Le maire de Lyon a répondu qu’elle avait permis à deux entreprises lyonnaises d’obtenir des marchés en Algérie. Cela ne constitue-t-il pas un délit de concussion ?
- ne vaudrait-il pas mieux que la ville de Lyon vende le stade de Gerland à l’Olympique Lyonnais, qui souhaite être propriétaire de son stade et le passer de 40 000 à 60 000 places, plutôt que de faire financer par les contribuables des travaux d’accès gigantesques, de 250 M €, pour que l’OL puisse s’installer à 17 kilomètres à l’est de Lyon dans une zone non desservie par les transports en commun ?
Des questions supplémentaires pourraient être posées :
- Quelles mesures sont prises pour diminuer l’effectif pléthorique de la ville et du Grand Lyon ?
- Quelles mesures sont prises pour exiger une meilleure gestion des satellites du Grand Lyon (SERL, SEM Cité Internationale, SYTRAL, ADERLY,…) pour mieux rentabiliser les opérations immobilières destinées aux jeunes entreprises innovantes, pour mieux suivre les résultats des interventions économiques ?
- quels services rendent à la ville ses bureaux de New-York et de Tokyo ?
- nombre d’associations subventionnées par le Grand Lyon ne remplissent pas les critères légaux pour avoir droit au renouvellement de leurs subventions (publication des comptes, rapport sur l’utilisation de la subvention). Pourquoi celles-ci sont-elles systématiquement renouvelées ?
- nombre d’associations ne survivent qu’avec des subventions représentant plus de 75% de leurs recettes. Ou leur activité correspond à un service public et il faut alors entamer une procédure de « délégation de service public », ou ce n’est pas le cas, et il faut alors arrêter de les subventionner. Qu’en pensez-vous ?
- Ne peut-on exiger des associations subventionnées d’améliorer leur gestion, plutôt que de leur donner des « subventions d’équilibre » ?
- quand la ville et le Grand Lyon disposeront-ils d’un inventaire complet et chiffré, disponible sur internet, de tous leurs immeubles et terrains ?
- quand la ville de Lyon et le Grand Lyon publieront-ils les prix de revient (y compris le coût d’amortissement des équipements) de leurs différents services ?
- pourquoi le coût des transports en commun est-il par habitant supérieur de 46 % à Lyon à celui de Lille, pour un réseau moins étendu ?
- pourquoi, alors que les arguments ne manquaient pas, n’a-t-on pas pu obtenir une baisse plus substantielle du prix de l’eau ? Pourquoi les services du Grand Lyon paient-ils leur eau beaucoup moins cher que les ménages ?
- ne pourrait-on éviter la hausse de plus de 8 % en 2009 des taxes d’habitation et foncières de la ville, et même réduire ces taxes, si la ville et le Grand Lyon faisaient le maximum d’économies possibles, au lieu d’avoir comme priorité le « rayonnement international » de l’agglomération, comme le dit votre adjointe maire du 1er arrondissement ?
- Pourquoi les collectivités locales ne pourraient-elles pas être gérées en bon père de famille, c’est-à-dire non pas en fonction de leurs besoins, mais en fonction de leurs ressources ?
- Pourquoi la satisfaction d’un prétendu nouveau besoin produit-il toujours une augmentation des dépenses alors qu’il devrait être financé avec les ressources actuelles en supprimant le cas échéant certaines dépenses moins utiles ou en faisant des économies ?
C’est pourtant ce que les contribuables attendent de leurs élus !
Michel Vergnaud
Président de l’association CANOL (Contribuables actifs du Lyonnais)







on devrait faire publier sur Internet les dépenses de tout ordre et en face les recettes de chaque département , région et si possible faire voter par référendum toutes dépenses supérieures par exemple à 100 000 € , ce qui se pratique déjà en Suisse