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Nicolas Sarkozy met la presse écrite sous perfusion étatique

Nicolas Sarkozy a présenté, vendredi 23 janvier 2009, son plan d’aide à la presse. Le montant de ces mesures est estimé à 600 millions d’euros sur trois ans. Ces mesures ont pour mission d’apporter des réponses aux difficultés économiques que rencontre la presse écrite. Elles s’inspirent largement du Livre vert des États Généraux de la presse, remis le 8 janvier 2009.

L’Etat « va doubler, dès cette année, la part de ses dépenses de communication institutionnelles » à destination de la presse écrite et numérique, a annoncé Nicolas Sarkozy. Actuellement, l’État réserve 20% de ses dépenses de communication à la presse écrite. Un doublement de cette part représenterait une progression de 20 millions d’euros par rapport à 2008. «  J’espère que personne n’y verra une atteinte à son indépendance », a conclu le chef de l’État sur ce point.
Nicolas Sarkozy a également assuré que les aides de l’État au développement de la presse en ligne seront « renforcées ».

Le gouvernement « va reporter d’un an l’augmentation des tarifs postaux pour la presse car le contexte économique a radicalement changé ». « Le manque à gagner pour la Poste sera intégralement compensé par l’Etat ». Selon le Livre vert reprenant les conclusions des États généraux, le coût de cette mesure s’élève à 24 millions d’euros.

L’aide directe au portage versée par l’État sera augmentée de 62 millions d’euros.

Chaque jeune bénéficiera d’un abonnement gratuit à un quotidien de son choix pendant l’année de ses 18 ans à titre expérimental pour le moment. Le journal sera «payé par l’éditeur, le transport par l’État», ce qui reviendra en tout à 6 millions d’euros pour l’État.

L’État, encore l’État, pour sortir la presse écrite de la crise. Et quoi qu’en dise Nicolas Sarkozy, ces mesures vont à l’encontre de l’indépendance des médias.

Ce dont la presse écrite a vraiment besoin, comme tout le secteur privé, c’est d’un allégement de l’ensemble des prélèvements obligatoires, au premier rang desquels les charges sur salaires. Et de l’éradication du poids écrasant des Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP) qui détiennent 85 % du marché de la diffusion pour la vente au numéro, en profitant des pressions scandaleuses de la CGT sur les éditeurs de presse désireux d’échapper à leur emprise.

Pour aller plus loin…

Le Livre vert des États Généraux de la presse écrite

7 commentaires pour “Nicolas Sarkozy met la presse écrite sous perfusion étatique”

  1. Les recettes de ce gouvernement sont toujours très prévisibles. Il faut agir, il faut bouger et toujours dans le sens de plus d’état. On sait depuis longtemps que le mal francais se résume pourtant à trop d’état et surtout un état qui fait très mal sont travail régalien (justice, police par exemple). Pour masquer ses méfaits, il en ajoute d’autres, se transformant de plus en plus en état totalitaire marxiste.
    J’espérais (un peu) que monsieur Sarkosy, devenu président, changerait ces mauvaises habitudes, toujours amplifiées depuis les sinistres présidences de monsieur Mitterand. Il n’en est rien, il ajoute de l’activité brouillonne quotidienne aux mauvais choix de ses prédécesseurs.
    Hier c’était pour réformer la capitalisme, aujourd’hui pour sauver la presse, demain ce sera sans doute pour la sylviculture et ainsi de suite jusqu’aux prochaines élections.

  2. Hier c’était pour réformer la capitalisme, aujourd’hui pour sauver la presse, demain ce sera sans doute pour la sylviculture et ainsi de suite jusqu’aux prochaines élections.

  3. Mr le President..Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

    - Qu’est-ce que c’est que cet homme ?

    - C’est le chef, c’est le maître. Tout le monde lui obéit.

    - Ah ! tout le monde le respecte alors ?

    - Non, tout le monde le méprise.

    - O situation ! Cet homme de ruse, cet homme de force, cet homme de mensonge, cet homme de succès, cet homme de malheur !

    Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d’incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d’horreur et de colère devant lui, à l’entendre parler avec aplomb de sa « légitimité »et de sa « mission », on serait presque tenté de croire qu’il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu’il ne s’aperçoit plus de ce qu’il est ni de ce qu’il fait.

    Il croit à l’adhésion des prolétaires, il croit à la bonne volonté des rois, il croit à la fête des aigles, il croit aux harangues du conseil d’état, il croit aux bénédictions des évêques, il croit au serment qu’il s’est fait jurer…

  4. Mr le President.«L’appétit vient en mangeant et l’amour en possédant.»..Hier c’était pour réformer la capitalisme, aujourd’hui pour sauver la presse, demain ce sera sans doute pour la sylviculture et ainsi de suite jusqu’aux prochaines élections….

  5. Mr le President «Commencer à « foule » et finir à « solitude », n’est-ce pas, les proportions individuelles réservées, l’histoire de tous ?«La taquinerie est la méchanceté des bons.»a bientot…

  6. Your comment is awaiting moderation.
    mr le president se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition.

    Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. Machiavel a fait des petits.

    Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter.

    On est de son cercle intime ; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n’y regarde pas de si près, mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même ; on élève des objections ; il écoute, ne répond pas, cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.

    Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l’inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n’importe à travers quoi, nous l’avons dit, n’importe sur quoi, et touche son but.

    Il recule quelquefois, non devant l’effet moral de ses actes, mais devant l’effet matériel.

    Dans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même “des hommes”. Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. De certains côtés de la nature humaine produisent toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel et qui se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation qui ne régit pas moins l’être moral que l’atome cosmique.

    Aujourd’hui il en est environné, ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l’histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d’autres époques, il y a des pléiades de chenapans.

  7. By orelio.pedraza@free.fr on Aug 8, 2009
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    12 juillet 2009 at 22:31
    Sarkozy, qui est avocat, sait que “est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende le fait pour une personne dépositaire de l’autorité publique, (…), ou investie d’un mandat électif public, de solliciter ou d’agréer sans droit à tout moment directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques.” (Article 432-11 du code pénal).
    Or Sarkozy a profité d’une nuit au Fouquet’s, d’un Falcon privé, d’un yacht, offerts par Lucien Barrière et Vincent Bolloré.
    Ces deux grand patrons n’ont aucune raison de faire un cadeau gratuit. Sarkozy s’est donc rendu coupable de corruption passive, sauf à payer sur ses deniers les 150 000 à 200 000 euros qu’ont coûté ses vacances.
    On peut voir le chèque ?
    Vous trouvez ça bien ?pedraza aurelio resp syndical-UNSA-MITRY-MORY 77.

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