Mobilité des fonctionnaires : du bricolage, une fois de plus
« ll y a aujourd’hui 5% de fonctionnaires qui changent de postes, ce n’est pas assez », constate Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
Il a présenté en Conseil des ministres un projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. Ce projet prévoit un « droit à la mobilité » et une « indemnité de mobilité » pour les fonctionnaires souhaitant changer de lieu ou d’administration d’affectation, le cumul d’emplois à temps incomplets, le recours possible à l’intérim pour des missions de remplacement. Et un « pécule de départ » pour les agents souhaitant quitter la fonction publique pour un projet personnel.
Woerth avait demandé aux patrons de ressources humaines des ministères de faire la liste de ce qui empêche un fonctionnaire d’accomplir une vie professionnelle normale, et une administration de disposer de la bonne ressource humaine au bon moment. Une liste d’une quinzaine de mesures a ainsi été établie. Mais cet effort de fluidification reste dérisoire. Il faudrait casser le statut de la fonction publique, afin de doper ce grand corps mou sujet aux thromboses à répétition. Le gouvernement n’emprunte pas ce chemin escarpé, mais salutaire. « Il y aura toujours un statut de la fonction publique, heureusement », a assuré le ministre, tout en estimant qu’il devrait « évoluer ».
La Réforme générale des politiques publiques (RGPP) proposée par le gouvernement ne produira pas l’un de ces électrochocs qui feraient repartir l’économie française. Et que l’approche d’une récession économique mondiale rend plus que jamais nécessaires.
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