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Mais qui va « sauver » les contribuables ?

Mais qui va sauver les contribuables ?

La crise économique, loin de s’éloigner, semble s’accentuer chaque jour. Comme si les pouvoirs publics, non seulement se démenaient en vain, mais encore obtenaient l’inverse de l’effet recherché.

Ils voudraient que les consommateurs consomment, comme avant, et que les entreprises produisent, nonobstant la diminution de la demande, mais, comme ils sont décidément de mauvais citoyens, les uns et les autres préfèrent constituer des réserves pour passer l’hiver… Qu’à cela ne tienne : Big Brother sait toujours mieux que personne ce qu’il convient de faire.

Puisque les agents (économiques) que nous sommes ne veulent plus dépenser autant, lui, pour compenser, va dépenser encore plus ! Et ce ne sont pas les programmes qui lui manquent : après avoir « sauvé » les banques, ne convient-il pas de « sauver » aussi l’automobile, et demain le bâtiment, et tous les autres secteurs de nos économies ?

Ce qu’il a fait pour certains, pourquoi ne le ferait-il pas pour les autres ? Le hic est évidemment que l’État – de ce côté-ci de l’Atlantique ou de l’autre – n’a que les moyens qu’il va chercher dans les poches des contribuables. Vivants ou à naître (grâce à la dette). C’est comme ça qu’il pense faire. Et c’est ainsi qu’il ne pourra pas faire, car l’entreprise dépasse ses moyens, c’est-à-dire les nôtres !

Il faut arrêter de se focaliser sur la consommation, laquelle n’a jamais été un moteur de la croissance ou du progrès. Il faut faire son deuil du crédit trop facile. Il faut réhabiliter l’épargne (dans tous les pays développés) et lui permettre de financer le plus vite possible de nouvelles innovations. Car seuls de nouveaux produits, une nouvelle offre, sauront relancer la machine.

Un commentaire pour “Mais qui va « sauver » les contribuables ?”

  1. Tout a fait d’accord, déjà en 1860, le Président Abraham LINCOLN déclarait au congrès :
    - Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne
    - Vous ne pouvez pas donner la force au « faible » en affaiblissant le « fort »
    - Vous ne pouvez pas aider l’employé en anéantissant l’employeur.
    - Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
    - Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
    - Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.
    - Vous ne pouvez pas forcer l’initiative et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance.
    - Vous ne pourrez pas continuellement aider les hommes en faisant pour eux ce qu’ils pourraient et devraient faire par eux mêmes.
    N’est ce pas d’actualité ?

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